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À quoi s'attendre de l'annonce des taux de la Banque du Canada du 8 mars

À quoi s'attendre de l'annonce des taux de la Banque du Canada du 8 mars

Table des matières

    Le resserrement de l’activité économique par la Banque du Canada (BDC) au cours des derniers mois a entraîné une chute prévisible du prix des propriétés canadiennes, qui est passé d’une moyenne de 749 000 $ à 612 000 $ sur 12 mois par rapport à janvier dernier. Cette baisse de 18,3 % a été une source d’inquiétude pour de nombreux Canadiens qui cherchent à acheter ou à vendre leur propriété. Malgré cette baisse, les experts prévoient que les prix au Canada pourraient encore chuter de 12 % en 2023, ce qui rendrait difficile l’accès à la propriété pour de nombreux Canadiens. Cela peut toutefois être une bonne nouvelle pour les nouveaux acheteurs qui peinent à entrer sur le marché immobilier en raison des prix élevés.

    Dans cet article, nous faisons le point sur la façon dont les indicateurs économiques s’ajustent à la hausse des taux de la Banque du Canada du 25 janvier et sur son influence sur le marché hypothécaire et immobilier en vue de la prochaine décision sur les taux prévue le 8 mars.


    Points saillants

    • Les économistes s’accordent à 95 % pour dire que les taux ne bougeront pas le 8 mars.
    • Le taux de chômage est en baisse alors que les salaires réels diminuent en raison de l’inflation – un revirement potentiel est imminent.
    • En raison de la demande à long terme, le logement restera inabordable.

    Est-ce la première fois que vous achetez une maison?

    Les prix des logements continuent de baisser en raison de l’inflation

    Vous cherchez à acheter une propriété au Canada? Malgré la récente baisse du prix des habitations, de bonnes nouvelles se profilent à l’horizon. L’Association canadienne de l’immeuble (ACI) fait état d’un retour à l’équilibre dans le secteur. Cela signifie que les acheteurs réintègrent lentement le marché, créant ainsi un équilibre dont nous avons tant besoin. Grâce à ce revirement positif, il est peut-être temps de commencer à magasiner la demeure de vos rêves.

    La Banque du Canada avance lentement dans sa mission de freiner l’inflation, mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC). Les effets de l’inflation se sont fait sentir plus rapidement dans le secteur immobilier que dans tout autre secteur. D’autres secteurs, comme les communications, l’énergie, l’industrie et la technologie, sont également réactifs aux taux d’intérêt et ont commencé à montrer des signes de ralentissement. Lorsque les taux d’intérêt augmentent, les coûts de possession des consommateurs augmentent, ce qui freine les investissements dans ces domaines d’activité. De plus, ces secteurs dépendent du capital emprunté pour investir dans de nouveaux projets, ce qui affecte leurs résultats.

    Les secteurs qui dépendent fortement du capital emprunté pour financer de nouveaux projets ressentent les effets de la hausse des taux d’intérêt, ce qui, à terme, affecte leur rentabilité. Il faut parfois jusqu’à un an, voire plus, pour que les effets de ces hausses se fassent pleinement sentir dans l’économie.

    Figure 1 – Changements de la moyenne des prix résidentiels en glissement annuel au Canada. Source : CREA

    Selon Nigel D’Souza, analyste des investissements chez Veritas, le marché immobilier canadien n’a pas encore été soumis à une importante pression de vente, car de nombreux détenteurs de prêts hypothécaires ont encore leur emploi, et les taux d’intérêt plus élevés imposés par la Banque du Canada n’ont pas encore entraîné l’augmentation des paiements hypothécaires pour un grand nombre d’entre eux. Il estime que le risque le plus important réside dans des secteurs tels que les cartes de crédit, les prêts automobiles, les lignes de crédit non garanties et les prêts commerciaux, plutôt que dans les prêts hypothécaires ou l’immobilier résidentiel.

    Le marché immobilier canadien est soumis à des tensions supplémentaires en raison d’un afflux record de résidents temporaires, au moment même où les nouvelles constructions tournent au ralenti. Selon les chiffres récemment publiés par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, à la fin de l’année 2022, le pays comptait environ 1,95 million de personnes originaires de l’étranger qui détiennent un permis temporaire de travail ou d’études, soit une augmentation d’environ 560 000 (40 %) par rapport à l’année précédente. Un peu plus d’un million de ces permis ont été délivrés dans le cadre du Programme de mobilité internationale – un nouveau record, avec une augmentation de plus de 300 000 en un an.

    Au cours du troisième trimestre de 2022, la population du Canada a augmenté à son rythme le plus rapide en plus de 50 ans, principalement en raison de l’augmentation du nombre de résidents temporaires. Néanmoins, Statistique Canada a noté que la hausse de l’arrivée de résidents temporaires au cours de l’année écoulée a été « alimentée » par les personnes possédant un permis de travail. Malheureusement, cette hausse de la demande exerce une pression sur un marché immobilier déjà tendu et a entraîné une hausse des loyers dans de nombreuses régions du Canada.

    Selon un rapport de Valeurs mobilières Desjardins publié cette semaine, la construction de logements résidentiels devrait augmenter immédiatement de 50 % jusqu’à la fin de 2024 pour soutenir les objectifs d’immigration plus élevés et empêcher les prix de grimper davantage. Les mises en chantier ont toutefois chuté de manière significative dans certaines régions de l’Ontario comptant plus de 10 000 habitants, soit une baisse de 31 % pour un taux annuel d’environ 71 500 unités. Il reste donc à voir comment le marché immobilier canadien fera face à cette augmentation soudaine de la demande de logements et comment le gouvernement relèvera le défi.

    Figure 2 – Titulaires de permis de travail et d’études temporaires en milliers. Source : The Globe & Mail

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    *Des conditions s’appliquent

    La discordance entre l’inflation et l’emploi

    Les récents chiffres sur la création d’emplois au Canada confirment la tendance qui prévaut dans les autres grandes économies. Cependant, malgré cette apparence de bonne santé du marché du travail, l’inflation reste la seule constante dans un contexte par ailleurs incertain. L’année dernière, quand elle a grimpé en flèche, d’éminents économistes se sont inquiétés du fait que si les taux d’intérêt étaient trop fortement relevés, cela pourrait entraîner des pertes d’emplois massives et ralentir encore plus la demande. Malheureusement, ces appels ont été largement ignorés, car l’administration Biden a opté pour d’importants plans de relance afin d’injecter l’espoir dont les économies mondiales ont tant besoin – y compris celle du Canada, qui est ancrée à notre voisin du sud.

    Bien que les statistiques montrent que le marché du travail est en bonne santé, les experts sont conscients du problème sous-jacent : il y a peut-être plus d’emplois, mais les salaires n’augmentent pas aussi rapidement que l’inflation. Les employeurs ont des difficultés à pourvoir les postes vacants, mais la demande ne semble pas refroidir pour autant. Les économistes cherchent donc des réponses à cette énigme, en recalibrant leurs modèles et en analysant les données sur les salaires réels.

    En effet, bien que les offres d’emploi soient nombreuses, les salaires n’ont pas encore suivi le rythme de l’inflation, entraînant une baisse des revenus. L’effet Carl Lewis illustre que la nouvelle vague de croissance des salaires a dépassé l’inflation l’année dernière, mais il a fallu un certain temps pour que les salaires réels rattrapent leur retard.

    Cependant, si la demande dans les économies du G7 n’est pas étranglée par l’emploi, il faut se demander ce qui l’est. Il semble y avoir une relation inverse entre l’augmentation des salaires et la baisse des prix dans l’ensemble du G7. Les banquiers centraux ont récemment affirmé presque à l’unisson que la hausse du prix des actifs, comme la bulle immobilière au Canada, n’avait aucun effet réel sur l’économie et que les travailleurs devraient ajuster leurs attentes en matière d’inflation. Cependant, les données suggèrent que cette conclusion pourrait être erronée. En effet, une augmentation soudaine des taux d’intérêt pourrait faire baisser l’inflation et potentiellement mettre à mal les propriétaires plus que les employés dans le processus! Les banques centrales pourraient donc bien faire les choses sans même savoir ce dont il s’agit.

    Les hausses de taux exercent un certain effet sur la lutte à l’inflation

    La Banque du Canada a toujours recouru aux hausses de taux d’intérêt comme outil financier pour combattre l’inflation en diminuant le pouvoir d’achat des gens, ce qui entraîne une baisse des dépenses de consommation. Par le passé, la position inflexible de la Banque du Canada a entraîné des réductions importantes des prix des produits de base en période d’inflation excessive. Malgré cela, l’inflation demeure élevée, oscillant autour de 5,9 % à la fin du mois de janvier.

    Les forces géopolitiques externes peuvent avoir un impact sur notre avenir financier, comme la crise immobilière de la Chine et la fin du confinement lié

    à la COVID-19, qui laissait présager une hausse de la demande de biens et de pétrole. Le redressement anticipé de l’économie chinoise ne s’est toutefois pas produit, ce qui a maintenu la demande de pétrole à un faible niveau. La plupart des pressions inflationnistes proviennent de la hausse des prix des denrées alimentaires et du pétrole.

    Selon des données récentes, le taux d’inflation au Canada a connu une légère baisse en janvier 2023, passant de 6,3 % le mois précédent à 5,9 %. Cette baisse peut être attribuée à la diminution des tarifs en matière de téléphonie cellulaire et du prix des voitures. Si l’on exclut les prix volatils de l’énergie et des aliments, le taux d’inflation de base s’est établi à 4,9 % en janvier 2023, en baisse par rapport au taux de 5,3 % enregistré en décembre 2022. Bien que cette baisse puisse soulager les consommateurs, il est important de continuer à surveiller les taux d’inflation et leur impact sur l’économie.

    Figure 3 – Variation sur 12 mois de l’indice des prix à la consommation (IPC) et de l’IPC hors alimentation et énergie. Source : Statistique Canada

    Les frais de logement ont augmenté de 6,6 % d’une année à l’autre en janvier, soit un rythme plus lent que la hausse de 7,0 % enregistrée en décembre. Le refroidissement continu du marché immobilier a entraîné une décélération de la croissance des autres dépenses de logement en propriété (+1,1 %) et des coûts de remplacement par le propriétaire (+4,3 %). Cependant, l’indice du coût de l’intérêt hypothécaire a augmenté plus rapidement d’une année sur l’autre en raison de la hausse des taux d’intérêt. Il a augmenté de 21,2 % en janvier, soit la plus forte hausse depuis septembre 1982, après une augmentation de 18,0 % en décembre.

    Figure 4 – Le coût des intérêts hypothécaires et les loyers continuent d’augmenter à un rythme plus rapide, alors que le coût de remplacement des propriétaires et les autres dépenses liées au logement en propriété augmentent à un rythme plus lent. Source : Statistique Canada

    Le resserrement de la politique monétaire crée un marché de l’emploi plus tendu

    Au cours de la dernière année, de nombreuses banques centrales de pays développés, dont la Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine, ont procédé à des hausses agressives des taux d’intérêt, qui pourraient prendre jusqu’à 18 mois avant d’avoir un impact réel sur leurs économies. Un resserrement de la politique monétaire, souvent instauré par une banque centrale pour combattre l’inflation, peut entraîner une réduction prévue de l’emploi. En effet, des taux d’intérêt plus élevés rendent les emprunts plus coûteux, ce qui entraîne une réduction des dépenses de consommation et des investissements des entreprises. Les entreprises peuvent être amenées à réduire leurs coûts et à diminuer leurs effectifs pour maintenir leur rentabilité. En outre, le resserrement de la politique monétaire peut décourager des entreprises à se lancer ou à se développer en raison de l’augmentation du coût des emprunts. Si le resserrement de la politique monétaire peut réduire efficacement les pressions inflationnistes, cela se fait souvent au détriment d’une hausse du taux de chômage et d’un ralentissement de la croissance économique.

    L’inflation a connu un essor considérable au cours des dernières années, ce qui a fait gonfler les marges bénéficiaires des entreprises. Toutefois, si la tendance actuelle se poursuit, les banques centrales pourraient être amenées à imposer des taux d’intérêt encore plus élevés pour lutter contre l’inflation. Malgré cela, certains experts affirment que la croissance pourrait s’accélérer à nouveau au cours de l’année à venir alors que l’inflation et les taux d’intérêt restent élevés. Eric Lascelles, économiste en chef chez RBC Global Asset Management, souligne que des taux d’intérêt plus élevés sont nécessaires pour maîtriser l’inflation actuelle, qui reste élevée. Cependant, d’autres affirment que les banques centrales provoquent délibérément une récession en resserrant excessivement leur politique pour lutter contre l’inflation.

    Grâce aux progrès en matière de transport, de communication et de technologie bancaire, les entreprises ont pu délocaliser plus facilement leur main-d’œuvre, ce qui a entraîné une baisse des salaires. La pandémie de COVID-19 et l’invasion actuelle de l’Ukraine par la Russie affectent le commerce mondial. En outre, le repli de l’Inde et de la Chine, qui a donné lieu à une demande accrue de salaires plus élevés de la part des travailleurs occidentaux, s’accompagne d’une augmentation du coût de production. Malgré le ralentissement de l’économie, les salaires continuent d’augmenter.

    La population active canadienne a continué de s’accroître, avec 153 000 personnes supplémentaires en janvier, ce qui représente une augmentation de 0,7 % et fait progresser le taux d’activité de 0,3 point de pourcentage pour atteindre 65,7 %. Le taux d’activité avait retrouvé son niveau prépandémique de 65,9 % en septembre 2021 avant de baisser légèrement à 65,3 % en juin 2022. Cependant, de juillet 2022 à janvier 2023, la population active a connu une croissance significative, augmentant de 336 000 individus, soit 1,6 %, ce qui a dépassé la croissance démographique durant cette période.

    Figure 5 – L’emploi suit une tendance à la hausse depuis septembre. Source : Statistique Canada

    L’augmentation de la population active a été observée dans presque tous les grands groupes démographiques au cours des derniers mois, en particulier chez les femmes adultes et les personnes âgées de 55 à 64 ans. Cette croissance est un signe positif pour l’économie canadienne, car elle suggère qu’un plus grand nombre de personnes cherchent des possibilités d’emploi et contribuent à la croissance économique. Comme le marché de l’emploi continue de se remettre des perturbations liées à la pandémie, il sera intéressant de voir si cette tendance se poursuivra au cours des prochains mois.

    Mohamed El-Erian, économiste et ancien gestionnaire de fonds, qui est aujourd’hui président du Queen’s College de l’université de Cambridge, estime qu’il n’y a que 25 % de chances que l’économie se pose en douceur. Un scénario dans lequel l’inflation repartirait en hausse cette année, avec la réouverture complète de l’économie chinoise et la persistance des pénuries de main-d’œuvre aux États-Unis, est tout aussi probable.

    La confiance des consommateurs augmente avec la baisse de l’inflation

    La confiance des consommateurs canadiens est à son plus haut niveau depuis septembre. De plus en plus de Canadiens voient les valeurs immobilières rebondir après que la banque centrale a mis un terme conditionnel à ses hausses de taux d’intérêt. L’indice de confiance des Canadiens Bloomberg Nanos, qui se base sur des sondages hebdomadaires, a connu sa plus forte hausse depuis la fin du mois de novembre. L’indice a atteint 47 vendredi, contre 45,7 une semaine plus tôt et 45,3 le 20 janvier, peu avant que la Banque du Canada n’annonce qu’elle cesserait d’augmenter les taux d’intérêt et maintiendrait son taux de référence à un jour à 4,5 %. Cette amélioration laisse présager une reprise imminente du marché immobilier canadien.

    Le marché immobilier canadien a connu une baisse de 15 % des prix de référence de l’immobilier par rapport au sommet de l’année dernière, en raison de la hausse des taux qui restreint les acheteurs. Plus du quart des personnes interrogées s’attendent toutefois à ce que les prix augmentent au cours des six prochains mois, la proportion la plus élevée depuis septembre, mais qui reste inférieure aux moyennes historiques. Nik Nanos, responsable des données chez Nanos Research, souligne que les opinions sur l’immobilier ont toujours été un élément fondamental de la confiance des consommateurs. Bien qu’elle ne soit pas revenue à ce qu’elle était il y a un an, alors que le marché immobilier était en pleine effervescence, le suivi hebdomadaire permet d’entrevoir une trajectoire potentiellement positive.

    Chaque semaine, Nanos Research interroge 250 Canadiens pour connaître leur opinion sur les finances personnelles, la sécurité d’emploi, l’économie et les prix de l’immobilier dans le cadre de son indice mesurant la confiance des consommateurs. Le bond de la confiance des consommateurs est une autre indication d’un rebondissement durable pour les consommateurs canadiens au début de 2023.

    Le PIB reste stable, l’inflation fait le gros du travail

    Au quatrième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) réel est resté pratiquement inchangé, marquant la fin de cinq trimestres consécutifs de hausse. Cela est dû au ralentissement de l’accumulation des stocks et à la baisse des investissements des entreprises dans la machinerie, l’équipement et le logement. Toutefois, la hausse des dépenses des ménages et des administrations publiques et l’amélioration du commerce net ont partiellement compensé ces diminutions.

    En revanche, la demande intérieure a augmenté de 0,3 % au quatrième trimestre après avoir baissé de 0,2 % au trimestre précédent. Le PIB réel et la demande intérieure finale ont augmenté pour la deuxième année consécutive sur une base annuelle après une restriction provoquée par la pandémie de COVID-19 en 2020.

    Figure 6 – Produit intérieur brut réel et demande intérieure finale. Source : Statistique Canada

    Nous avons un marché de l’emploi solide, la consommation se maintient et le PIB est en bonne posture. Même si le PIB a légèrement baissé en février et en mars, la forte progression de janvier implique que la croissance du premier trimestre serait encore légèrement positive.

    Dans cette section, nous simplifions les chiffres en présentant les soldes hypothécaires moyens et leurs paiements hypothécaires respectifs, les paiements hypothécaires admissibles sous contrainte et le revenu annuel brut admissible nécessaire au remboursement du solde hypothécaire.

    Les économistes s’accordent à 95 % pour dire que la Banque du Canada maintiendra ses taux inchangés le 8 mars. On s’attend à ce que les taux ne fluctuent pas d’ici l’automne. Si l’inflation ne revient pas à l’objectif que la Banque s’est fixé, entre 2 % et 3 %, elle pourrait augmenter les taux une fois de plus à la fin de 2023 avant de changer de trajectoire.

    Chaque tranche de 25 points de base (0,25 %) sur un solde de 100 000 $ équivaut à 14 $ par mois en paiement hypothécaire. Ce même changement de paiement hypothécaire nécessitera un revenu supplémentaire de 3 400 $ par an pour pouvoir bénéficier de chaque augmentation similaire.

    Vous trouverez ci-dessous des graphiques pour vous aider à conceptualiser les paiements hypothécaires et le revenu admissible pour chaque solde de 100 000 $ avec chaque augmentation de 25 points de base. Chaque augmentation du taux au jour le jour de la banque centrale aura un impact sur les taux préférentiels de tous les prêteurs, y compris ceux de nesto.

    Taux actuel à 5,50

    Montant du prêt hypothécaire Paiement hypothécaire Paiement admissible Revenu requis
    100 000 $ 610,40 $ 731,56 $ 42 796,46 $
    200 000 $ 1 220,80 $ 1 463,12 $ 59 570,40 $
    300 000 $ 1 831,20 $ 2 194,68 $ 80 498,40 $
    400 000 $ 2 441,60 $ 2 926,24 $ 101 426,40 $
    500 000 $ 3 052,00 $ 3 657,80 $ 122 354,40 $
    600 000 $ 3 662,40 $ 4 389,36 $ 143 282,40 $
    700 000 $ 4 272,80 $ 5 120,92 $ 164 210,40 $
    800 000 $ 4 883,20 $ 5 852,48 $ 185 138,40 $
    900 000 $ 5 493,60 $ 6 584,04 $ 206 066,40 $
    1 000 000 $ 6 104,00 $ 7 315,60 $ 226 994,40 $
    Les calculs sont effectués avec la calculatrice de paiements hypothécaires de nesto en utilisant les taux actuels comme annoncé sur notre site Web (en date du 2 mars 2023). L’admissibilité au test de résistance est basée sur le taux (5,50 %) + 2 %, mais le paiement hypothécaire est basé sur le taux contractuel réel (5,50 %). En supposant que les taxes sont de 5 000 $ par an, que le chauffage est de 100 $ par mois, que l’amortissement est de 25 ans, qu’il n’y a pas de frais de copropriété et que le revenu admissible est de 35 % (les critères d’admissibilité de l’ABD s’appliquent).

    Si les taux augmentent de 25 points de base pour atteindre 5,75 %

    Montant du prêt hypothécaire Paiement hypothécaire Paiement admissible Revenu requis
    100 000 $ 625,03 $ 747,33 $ 43 337,14 $
    200 000 $ 1 250,06 $ 1 494,66 $ 60 573,60 $
    300 000 $ 1 875,09 $ 2 241,99 $ 82 003,20 $
    400 000 $ 2 500,12 $ 2 989,32 $ 103 432,80 $
    500 000 $ 3 125,15 $ 3 736,65 $ 124 862,40 $
    600 000 $ 3 750,18 $ 4 483,98 $ 146 292,00 $
    700 000 $ 4 375,21 $ 5 231,31 $ 167 721,60 $
    800 000 $ 5 000,24 $ 5 978,64 $ 189 151,20 $
    900 000 $ 5 625,27 $ 6 725,97 $ 210 580,80 $
    1 000 000 $ 6 250,30 $ 7 473,30 $ 232 010,40 $
    Les calculs sont effectués avec la calculatrice de paiements hypothécaires de nesto en utilisant les taux actuels comme annoncé sur notre site Web (en date du 2 mars 2023). L’admissibilité au test de résistance est basée sur le taux (5,75 %) + 2 %, mais le paiement hypothécaire est basé sur le taux contractuel réel (5,75 %). En supposant que les taxes sont de 5 000 $ par an, que le chauffage est de 100 $ par mois, que l’amortissement est de 25 ans, qu’il n’y a pas de frais de copropriété et que le revenu admissible est de 35 % (les critères d’admissibilité de l’ABD s’appliquent).

    Si les taux augmentent de 50 points de base pour atteindre 6 %

    Montant du prêt hypothécaire Paiement hypothécaire Paiement admissible Revenu requis
    100 000 $ 639,81 763,22 43 881,94
    200 000 $ 1 279,62 1 526,44 61 587,09
    300 000 $ 1 919,43 2 289,66 83 523,43
    400 000 $ 2 559,24 3 052,88 105 459,77
    500 000 $ 3 199,05 3 816,10 127 396,11
    600 000 $ 3 838,86 4 579,32 149 332,46
    700 000 $ 4 478,67 5 342,54 171 268,80
    800 000 $ 5 118,48 6 105,76 193 205,14
    900 000 $ 5 758,29 6 868,98 215 141,49
    1 000 000 $ 6 398,10 7 632,20 237 077,83
    Les calculs sont effectués avec la calculatrice de paiements hypothécaires de nesto en utilisant les taux actuels comme annoncé sur notre site Web (en date du 2 mars 2023). L’admissibilité au test de résistance est basée sur le taux (6 %) + 2 %, mais le paiement hypothécaire est basé sur le taux contractuel réel (6 %). En supposant que les taxes sont de 5 000 $ par an, que le chauffage est de 100 $ par mois, que l’amortissement est de 25 ans, qu’il n’y a pas de frais de copropriété et que le revenu admissible est de 35 % (les critères d’admissibilité de l’ABD s’appliquent).

    Options pour votre prêt hypothécaire à taux variable en période d’inflation

    Que faire si vous avez de la difficulté à vous acquitter de vos paiements hypothécaires? Tout d’abord, considérez toutes vos options : Avez-vous les moyens d’effectuer un paiement plus élevé? Avez-vous l’intention de garder la propriété à plus long terme? Quelle est l’évaluation du coût de la location par rapport à celui de l’accession à la propriété? Pensez-vous économiser de l’argent si vous retardez votre achat? Examinons ces questions une par une.

    Renouvelez votre prêt hypothécaire par anticipation pour bloquer votre taux

    Si vous êtes en mesure de faire un paiement plus important, mais que vous préférez retrouver une certaine tranquillité d’esprit, vous pourriez renouveler par anticipation votre taux variable en un taux fixe et geler vos paiements pour les 3 à 5 prochaines années. Les taux variables ont déjà dépassé les taux fixes et ce, bien que l’inflation ne soit pas encore freinée. Si vous avez déjà acheté, mais que vous êtes admissible à un taux variable, consultez votre prêteur pour voir si vous pouvez aller de l’avant avec un taux fixe. Ou, si l’admissibilité est un problème, vous pouvez renouveler votre prêt à un taux fixe presque immédiatement après la conclusion du contrat, c’est-à-dire une fois que votre prêt hypothécaire est financé.

    Prolonger votre terme hypothécaire pour vous protéger de l’inflation

    Comme évoqué dans notre précédente publication de blogue, avec l’indication de la courbe de rendement inversée, nous sommes susceptibles de voir les taux baisser dans un an ou deux. Par conséquent, si vous êtes sur le point de renouveler votre prêt, la meilleure option est de vous tourner vers des taux fixes à plus court terme pour obtenir la stabilité dont vous avez besoin. Si vous vous qualifiez pour un prêt hypothécaire à taux variable (avec des paiements fixes), vous serez le premier à réaliser des économies lorsque les taux baisseront. Si les taux continuent d’augmenter, faites attention aux taux de déclenchement qui existent sur les prêts hypothécaires à taux variable (VRM). Si vous ne modifiez pas votre paiement, votre prêt hypothécaire à taux variable peut rapidement atteindre un seuil de déclenchement si vous avez un prêt hypothécaire assuré contre le défaut de paiement. L’autre option est une hypothèque à taux variable (ARM) où vos paiements fluctuent en fonction de votre taux – de sorte que les taux de déclenchement ou les points de déclenchement ne vous affectent pas.

    Louer en attendant que l’inflation se calme

    Vous pouvez également comparer les coûts de la location et de la propriété. Si l’on suppose que le loyer moyen d’un appartement d’une chambre à coucher au Canada est de 2 000 $, le loyer annuel s’élève à 24 000 $. Ces 24 000 $ ne couvriraient-ils pas vos paiements hypothécaires annuels? Probablement pas, mais là encore, vous n’augmenterez pas votre capital en louant. Une fois que la pression inflationniste se sera calmée, le prix des propriétés recommencera à augmenter, et vous devrez alors convertir toute économie en une prime ajoutée au coût accru de l’achat de votre habitation. Les taux plus élevés ne dureront peut-être pas aussi longtemps qu’il faut pour accumuler d’argent nécessaire à une mise de fonds. Par conséquent, si votre situation financière vous permet d’acheter maintenant, je vous recommande de bloquer un taux et de trouver votre maison de rêve.

    Pouvoir retarder votre achat pour éviter des taux plus élevés et éventuellement acheter à un prix inférieur peut sembler une bonne idée. Cela pourrait vous aider à économiser de l’argent si vous choisissez le bon moment. Si vous vous trompez, le marché redeviendra rapidement un marché de vendeurs. Le principal avantage d’acheter maintenant est que nous sommes actuellement dans un marché d’acheteurs. En tant qu’acheteur, vous avez le dessus sur le marché.

    Vous pouvez encore poser des conditions et faire preuve de diligence raisonnable avant de faire l’un des plus gros investissements de votre vie. Auparavant, vous auriez dû renoncer à vos conditions, vous livrer à de la surenchère et peut-être même écrire une lettre de motivation au vendeur avant qu’il ne prenne votre offre au sérieux. Maintenant, vous pouvez faire tout ce qu’il faut pour vous assurer que vous êtes satisfait de votre achat. On m’a même rapporté que des gens ont mis un achat conditionnel à 90 jours pour conclure une vente ferme de leur maison. Avant 2022, c’était presque du jamais vu, à moins d’être un initié ou de bien connaître le vendeur.

    Le prix des propriétés ne baisse généralement pas

    À bien des égards, le marché boursier se comporte de la même manière que le marché immobilier : lorsque les coûts d’emprunt augmentent, les incitations à investir diminuent. En observant le marché boursier, vous remarquerez que les années les plus performantes sont celles qui suivent immédiatement les années les moins performantes. Il en va de même pour le marché immobilier : tous deux dépendent du marché de l’emploi. Lorsqu’ils occupent un emploi avec peu ou pas de risque de licenciement, les gens sont plus susceptibles d’acheter des propriétés ou des actions. La seule différence est le prix d’une unité d’action d’une société par rapport au prix d’une propriété au Canada.

    Nous nous attendons à un afflux important d’immigrants – d’autant plus que nous faisons face à une pénurie de main-d’œuvre et plusieurs postes restent à pourvoir avant que le marché de l’emploi ne se resserre davantage. Nous constatons déjà une hausse de la demande de logements, comme les militants de l’abordabilité du logement l’indiquent clairement dans de nombreuses publications – surtout au moment où le marché du logement était en pleine expansion – mettant de plus en plus en évidence le facteur d’inabordabilité. La grande majorité des immigrants s’installeront dans le sud de l’Ontario et de la Colombie-Britannique. Ces régions seront d’autant plus accueillantes dans les années à venir en raison du raccourcissement des hivers dû aux changements climatiques.

    Si vous souhaitez devenir propriétaire dans les deux prochaines années, maintenant est le moment idéal de vous lancer! Les prix commencent à atteindre des niveaux planchers qui n’ont pas été enregistrés depuis 30 ans et pourraient même baisser après la prochaine annonce des taux qui aura lieu le 8 mars. Mais n’oubliez pas que si vous achetez après l’annonce, le montant pour lequel vous vous qualifierez pourrait être inférieur à ce qu’il est actuellement en raison de l’obligation de passer un test de résistance de votre paiement hypothécaire sur le taux éventuellement plus élevé plus 2 %. Comme pour les actions, la valeur de votre propriété n’augmentera que lorsque les taux baisseront.

    En conclusion

    Alors que la Banque du Canada se positionne avec prudence pour assurer la stabilité économique, il est important de s’assurer que vous prenez également des mesures pour optimiser la stabilité et obtenir le meilleur taux sur votre prêt hypothécaire. Des incertitudes planent sur le marché immobilier et sur celui des prêts hypothécaires. Il est donc judicieux d’être proactif au moment de prendre des décisions concernant le financement de votre propriété. Avec l’incertitude des prix de l’immobilier dans de nombreuses régions du pays, il est temps de commencer à avoir des discussions sérieuses sur les prêts hypothécaires.

    Parlez avec les experts en prêts hypothécaires de nesto, qui peuvent vous guider dans cette période et ce processus difficiles. Nous sommes là pour vous aider à faire face aux changements à venir qui affectent vos gains. Si vous cherchez la bonne solution hypothécaire qui répond à vos besoins, n’hésitez pas à nous contacter – nous sommes à votre service.


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