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Perspectives du marché immobilier canadien en 2021


Pendant près de 18 mois, la pandémie de COVID-19 a pris le monde en otage et le bilan a été lourd. Pour de nombreuses industries, la situation est encore précaire. Toutefois, le marché canadien de l’habitation est l’une des exceptions. Aussi imprévisible et extrême que le virus lui-même, l’activité du logement dans l’ensemble du pays est demeurée forte, affichant une croissance constante face à l’une des pires crises économiques mondiales de l’histoire.

On s’attend à ce que la baisse record des taux d’intérêt, la forte demande et le faible inventaire se poursuivent en 2021, tout comme les  changements de comportements pour l’achat de maisons, basés sur de nouveaux critères, une nouvelle façon de travailler et un nouveau mode de vie. Ceci transforme le paysage canadien du logement tel que nous le connaissons. Voici comment le virus affecte le marché immobilier résidentiel du Canada.


Faits saillants
  • Les taux d’intérêt record, la forte demande et les stocks limités devraient se poursuivre dans l’immobilier en 2021
  • Les Canadiens recherchent des maisons plus grandes pour s’adapter à leur nouveau mode de vie, y compris une superficie supplémentaire pour un bureau à domicile, l’apprentissage à distance et les activités à la maison
  • Le prix moyen national des maisons devrait augmenter de 16,5 % par an pour atteindre un peu plus de 665 000 $ en 2021

Les répercussions de la COVID-19 sur le marché canadien de l’habitation

L’attrait de la vie en banlieue est en plein essor et remplace le mode de vie jadis convoité des grandes villes. Les Canadiens passent plus de temps à la maison que jamais auparavant et cherchent des maisons plus grandes pour s’adapter à leur nouveau mode de vie, y compris une superficie supplémentaire pour un bureau à domicile, l’apprentissage à distance et les activités à la maison. La pandémie a également modifié notre état d’esprit et renouvelé les valeurs de retour aux sources. L’importance d’une vie plus saine et plus paisible a poussé la demande immobilière vers des marchés plus petits et plus éloignés et devrait continuer de stimuler l’activité du marché en 2021.

L’immigration, qui est une source importante de demande de logements et de croissance démographique, a été durement touchée par la pandémie, car les frontières demeurent fermées. Les voyages à l’étranger finiront par reprendre, mais on s’attend à ce que le déclin de la population ait des répercussions néfastes sur les marchés canadiens de l’habitation, particulièrement dans les villes densément peuplées d’immigrants comme Toronto, Vancouver, Montréal et Calgary. Une forte immigration est un élément important de la croissance économique du pays et sera un facteur clé de notre reprise. Mais, sans plan précis quant au moment et à la façon dont les frontières s’ouvriront, son influence sur la croissance à long terme demeure incertaine.

En dépit de la flambée des prix, de nombreux consommateurs trouvent encore que l’accession à la propriété est abordable, d’autant plus que les restrictions de confinement nous ont obligés à modifier notre façon de dépenser et de consommer. En redéfinissant l’ordre de priorité de ce qui est essentiel, en cherchant des options plus abordables et en profitant d’économies forcées en raison de la fermeture de restaurants et de magasins et de la suspension des déplacements, le budget moyen des ménages est relativement bon. Des taux d’intérêt sans précédent et des programmes gouvernementaux d’allégement du revenu ont également contribué à accroître le pouvoir d’achat des consommateurs, ce qui rend l’hypothèque plus facile à gérer pour de nombreuses personnes. 

 

Les perspectives du marché canadien des condos sont un peu plus incertaines. Les inscriptions ont augmenté dans les zones riches en condos comme Toronto, Montréal et Vancouver, car les acheteurs, y compris les premiers acheteurs, sont à la recherche de plus grandes maisons loin du centre-ville. L’absence d’autres utilisateurs typiques, comme les nouveaux Canadiens et les étudiants étrangers (qui sont incapables d’entrer au pays) influe également sur le prix, le volume et la demande. Les propriétaires qui ont déjà acheté des condos pour servir de location à court terme peuvent maintenant chercher à décharger leurs propriétés que la demande diminue. Pour l’instant, il semble qu’un renouveau reste entre les mains des investisseurs ainsi qu’une volonté des sociétés de condominiums d’investir dans de nouvelles commodités et des caractéristiques mises à jour pour s’adapter au mode de vie à la maison d’aujourd’hui et d’attirer des acheteurs potentiels.

Au début de 2020, pour aider à atténuer les répercussions économiques, la Banque du Canada a abaissé son taux de financement à un jour à son plus bas niveau, soit 0,25 %, où il est demeuré depuis. Ce faible coût d’emprunt a permis à de nombreux emprunteurs potentiels d’entrer sur le marché du logement malgré des guerres d’enchères excessives et des prix exorbitants. Bien que l’activité économique se soit avérée plus forte que prévu et que le déploiement de la vaccination se soit accéléré, il reste encore trop d’inconnus pour justifier tout changement significatif des taux dans un avenir proche.

Important

En 2021, on s’attend à ce que 702 000 propriétés changent de propriétaire (par l’entremise du système MLS) comparativement à un peu plus de 551 000 l’an dernier.

Les prix des maisons augmenteront-ils en 2021?

La croissance du marché canadien du logement, qui est robuste, a suivi le même rythme que la pandémie. Depuis le début, les prix des maisons ont atteint des sommets records et, selon l’Association Canadienne de l’immeuble, le prix moyen national des maisons devrait augmenter de 16,5 % par année pour atteindre un peu plus de 665 000 $ en 2021. Cela est confirmé par un sondage mené en mai par l’agence de presse internationale Reuters auprès d’analystes immobiliers, qui révèle que les prix des maisons au Canada augmenteront fortement en 2021 en raison de l’activité des investisseurs et de la forte demande des acheteurs d’une première maison.

Dans l’ensemble, on s’attend à ce que la hausse record des prix se maintienne alors que l’économie commence à se redresser et que les taux d’intérêt demeurent bas. Cette perspective est prévue dans les grandes municipalités ainsi que dans les petits marchés traditionnellement plus abordables, à mesure que les modes de vie suburbains et ruraux gagnent en popularité.

La COVID-19 a entraîné un changement sismique dans notre économie et dans le marché du logement Canadien, ce qui laisse beaucoup de gens à se demander si les changements majeurs sont là pour rester. Les meilleures suppositions, opinions, prévisions et prédictions peuvent nous dire une chose, mais seul le passage du temps et une pandémie omniprésente en sont sûrs.

Important

Bien que la reprise économique sur les principaux marchés demeure variable et incertaine, les économistes estiment que l’immobilier restera solide et stable pendant la meilleure partie de l’année, avant de commencer à accuser un retard vers 2022.

Prix de vente moyen par grande ville en 2021 

La croissance demeurera stable dans presque tous les marchés au Canada en 2021, mais à un rythme plus modeste qu’en 2020. Les prix dans les banlieues et les zones rurales ont connu et continueront de connaître le plus grand changement, reflétant la tendance à vouloir des maisons unifamiliales plus grandes.

 

Prix de vente moyen des habitations

% annuel

Ville

2020

2021 (estimé)

Estimé

Vancouver, BC 

1 270 000$

1 320 800$

4

Victoria, BC

778 854$

817 796$

4,9

Edmonton, AB 

364 820$

372 116$

1,9

Calgary, AB 

458 742$

472 502$

2,9

Saskatoon, SK 

346 239$

363 551$

5

Régina, SK 

307 900$

303 282$

-1,5

Winnipeg, MB 

283 472$

291 976$

2,9

Windsor, ON 

406 861$

478 062$

17,5

London, ON

479 488$

489 077$

1,9

Hamilton-Burlington, ON 

651 418$

697 017$

6,9

Kitchener-Waterloo, ON

630 820$

674 977$

6,9

Oakville, ON

1 169 468$

1 227 941$

4,9

Durham Region, ON

696 351$

717 241$

2,9

Mississauga, ON 

880 374$

915 588$

3,9

Brampton, ON

835 088$

876 830$

4,9

Toronto, ON

918 883$

974 015$

5,9

Kingston, ON 

464 083$

510 491$

9,9

Ottawa, ON 

524 956$

561 702$

6,9

Barrie, ON 

547 621$

569 525$

3,9

Sudbury, ON

311 940$

327 537$

5

North Bay, ON 

291 000$

305 550$

5

Thunder Bay, ON

248 462$

273 308$

9,9

Montréal, QC

470 713$

550 000$

16,8

Québec, QC

293 676$

309 500$

5,3

Saint John, NB

202 195$

212 304$

4,9

Moncton, NB 

214 736$

246 946$

14,9

Fredericton, NB 

189 750$

196 391$

3,4

Halifax, NS

370 271$

399 892$

7,9

Charlottetown, PEI

                319 000$

331 760$

4

St. John’s, NL 

292 336$

285 027$

-2,5

 

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