La Banque du Canada maintient son taux à 2,25 %
L’effet de base décrit la façon dont le point de départ d’une comparaison d’une année sur l’autre peut distordre le taux d’inflation. Comme l’inflation annuelle compare les prix d’aujourd’hui à ceux d’il y a 12 mois, une variation de prix inhabituelle survenue au cours de ce mois de référence peut faire grimper ou chuter le taux annuel, même si les prix récents sont demeurés parfaitement stables.
Meilleurs taux hypothécaires
L’inflation annuelle, la donnée la plus suivie par le public, compare le niveau des prix d’un mois donné à celui du même mois l’année précédente. Le mois le plus ancien sert de « base ». Lorsqu’une hausse ou une baisse inhabituelle des prix s’est produite durant ce mois de base, la comparaison s’en trouve biaisée, produisant un taux d’inflation annuel qui reflète davantage le passé que la réalité présente.
Les économistes appellent ce phénomène l’« effet de base ». Cet effet s’estompe naturellement dès que le mois inhabituel sort de la fenêtre glissante de 12 mois. C’est pourquoi les analystes observent également les variations d’un mois à l’autre et l’inflation fondamentale pour évaluer ce que font réellement les prix aujourd’hui, plutôt que de réagir à un chiffre annuel biaisé.
L’inflation dicte les décisions de la Banque du Canada concernant son taux directeur, lequel fixe le taux préférentiel et influence les taux fixes par l’entremise du rendement des obligations. Un effet de base peut faire paraître l’inflation plus forte ou plus faible que sa tendance réelle, déplaçant ainsi les attentes du marché et, avec elles, la trajectoire des taux hypothécaires.
Pour un emprunteur, la règle d’or est de ne pas réagir de manière excessive à une seule donnée de l’inflation globale. Un bond ou un recul causé par un effet de base peut s’inverser dès le mois suivant. La Banque du Canada et les emprunteurs avisés cherchent donc à voir au-delà de cette distorsion pour se concentrer sur la tendance de fond qui oriente les taux et le moment idéal pour un renouvellement.
L’effet de base peut jouer dans les deux sens :
Effet de base à la hausse : Si les prix avaient fortement chuté durant le mois de base il y a un an, la comparaison annuelle actuelle semblera élevée, surestimant ainsi l’inflation récente.
Effet de base à la baisse : Si les prix avaient connu une hausse spectaculaire durant le mois de base, la comparaison annuelle actuelle semblera faible, sous-estimant l’ampleur de la hausse réelle récente.
Sortie de la fenêtre de calcul : À mesure que le mois inhabituel dépasse le cap des 12 mois, sa distorsion disparaît du calcul, ce qui peut faire varier le taux annuel de façon marquée sans que les prix récents n’aient changé.
Exemple concret : Supposons que le prix de l’essence se soit effondré durant un mois précis il y a un an. Douze mois plus tard, le taux d’inflation d’une année sur l’autre semble très élevé simplement parce qu’il est mesuré par rapport à cette base anormalement basse, même si le prix à la pompe est demeuré stable récemment. La Banque du Canada fait abstraction de cette distorsion temporaire au lieu d’y réagir précipitamment.
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C’est une distorsion du taux d’inflation annuel causée par un mouvement de prix inhabituel survenu au cours du mois de référence, soit 12 mois plus tôt.
Il peut faire paraître l’inflation plus élevée ou plus basse que sa tendance réelle, modifiant les anticipations quant aux décisions de la Banque du Canada, lesquelles influencent les taux préférentiels et les taux fixes.
Un effet de base résulte de la comparaison avec les prix d’il y a un an, tandis que l’inflation réelle reflète la trajectoire récente des prix. L’inflation fondamentale et les mesures mensuelles permettent de faire la part des choses.
La prudence est de mise. L’effet de base peut fausser un rapport isolé. La Banque du Canada s’appuie sur les tendances à plus long terme, et vous devriez faire de même lors de la planification d’un taux ou d’un renouvellement.
Oui. La distorsion causée par l’effet de base s’estompe dès que le mois inhabituel sort de la période de comparaison de 12 mois, ce qui peut entraîner un réajustement rapide du taux annuel.