La Banque du Canada maintient son taux à 2,25 %
Une hypothèque avec option de prise en charge permet à un acheteur qualifié de reprendre à son compte le prêt hypothécaire existant du vendeur, y compris son taux d’intérêt, son solde et le terme restant, sous réserve de l’approbation du prêteur. Cette caractéristique s’avère particulièrement attrayante pour les acheteurs lorsque le taux du vendeur est inférieur aux taux en vigueur sur le marché, tout en permettant au vendeur d’éviter une pénalité de remboursement anticipé.
Meilleurs taux hypothécaires
L’hypothèque avec option de prise en charge est une clause spécifique du contrat de prêt qui permet à un acheteur de reprendre l’hypothèque du vendeur plutôt que de devoir en contracter une nouvelle. L’acheteur assume le solde restant, le taux d’intérêt et le terme, s’insérant ainsi dans le contrat existant au lieu de devoir se qualifier aux taux actuels du marché.
La plupart des prêts hypothécaires à taux fixe comportent cette option de prise en charge après approbation, tandis que de nombreux prêts à taux variable ne la prévoient pas. Comme les propriétés se vendent généralement à un prix supérieur au solde hypothécaire restant, l’acheteur doit couvrir la différence à l’aide d’une mise de fonds plus importante ou d’un financement complémentaire.
Cette option permet de céder un prêt existant à un nouvel emprunteur, mais cela ne se fait pas automatiquement. L’Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC) rappelle que « le prêteur doit approuver l’acheteur qui veut assumer l’hypothèque », et ce dernier doit tout de même se qualifier financièrement.
Lorsque le taux d’intérêt du vendeur se situe sous les taux actuels du marché, se prévaloir de cette option de prise en charge peut faire économiser beaucoup d’argent à l’acheteur et l’aider à se qualifier, puisque le test de résistance s’applique alors sur ce taux contractuel plus bas. Les vendeurs y trouvent aussi leur compte en évitant une pénalité de remboursement anticipé, bien que dans certaines provinces, le vendeur puisse demeurer responsable si l’acheteur fait défaut par la suite.
Quelques éléments clés déterminent si l’exercice de cette option est avantageux :
Approbation et qualification du prêteur : L’acheteur doit soumettre une demande auprès du prêteur actuel et satisfaire aux exigences de crédit, de revenus et de ratios d’endettement ABD/ATD, de la même manière que pour une nouvelle demande de prêt.
L’écart de valeur nette : Si la valeur de la maison dépasse le solde dû sur l’hypothèque, l’acheteur doit verser la différence au vendeur par le biais d’une mise de fonds accrue ou d’une deuxième hypothèque.
La responsabilité du vendeur : Dans certaines provinces, le vendeur peut rester lié au prêt et être tenu responsable si l’acheteur cesse d’effectuer ses paiements plus tard, à moins que le prêteur ne lui accorde une quittance écrite de ses obligations.
Exemple concret : Supposons qu’une maison se vende 600 000 $ et qu’elle soit financée par une hypothèque avec option de prise en charge dont le solde est de 450 000 $, à un taux nettement inférieur aux conditions actuelles du marché. Un acheteur qualifié peut exercer cette option pour reprendre l’hypothèque de 450 000 $ et verser au vendeur la différence de 150 000 $, conservant ainsi le taux avantageux pour le reste du terme.
Êtes-vous un acheteur d’une première maison?
L’option de prise en charge permet à un nouvel acheteur de reprendre le prêt du vendeur sur la même propriété. Le transfert consiste pour un propriétaire à déplacer son propre prêt hypothécaire actuel vers une nouvelle propriété qu’il achète.
Non. Le contrat d’origine doit inclure explicitement cette clause, le prêteur doit donner son aval et l’acheteur doit se qualifier. La plupart des clauses de prise en charge concernent des prêts à taux fixe afin d’éviter la pénalité pour différentiel de taux d’intérêt (DTI), alors que les prêts variables et ajustables ne la proposent généralement pas.
Oui. L’acheteur doit présenter un dossier complet au prêteur et passer avec succès les vérifications de crédit, de revenus et de ratios ABD/ATD, tout comme pour une demande de financement standard.
Cela peut être très payant si le taux du vendeur est nettement inférieur aux taux du marché. Il convient toutefois de bien évaluer l’argent nécessaire pour combler l’écart de valeur et de vérifier les clauses de responsabilité du vendeur avant d’aller de l’avant.
Pas totalement. L’acheteur doit toujours se qualifier, mais le test de résistance est calculé sur la base du taux contractuel existant (plus bas), ce qui peut grandement faciliter l’approbation du dossier.