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Hypothèque légale de la construction

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L’hypothèque légale de la construction en bref

  • Réclamation sur le titre de propriété inscrite par les corps de métier non payés
  • Garantit les sommes dues pour des travaux ou des matériaux de construction
  • Peut bloquer la vente ou le refinancement jusqu’à ce qu’elle soit quittancée
  • Règles, retenues et délais de rigueur varient selon les provinces
  • Prend souvent priorité sur les charges et hypothèques traditionnelles

Meilleurs taux hypothécaires

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Qu’est-ce qu’une hypothèque légale de la construction?

L’hypothèque légale de la construction permet aux entrepreneurs, sous-traitants et fournisseurs d’inscrire une charge sur un immeuble lorsqu’ils n’ont pas été rémunérés pour la valeur ajoutée par leurs travaux ou leurs matériaux. Cette réclamation s’attache directement au titre de propriété : elle suit donc le bâtiment jusqu’à ce que la dette soit réglée ou que la réclamation arrive à échéance.

Le domaine de la construction relève de la compétence provinciale; ainsi, les règles et les délais d’inscription diffèrent d’une province à l’autre. Au Québec, le Code civil régit l’hypothèque légale de la construction, tandis que les autres provinces s’appuient sur leurs lois respectives relatives au privilège de la construction (Construction Lien Act ou Builder’s Lien Act).

L’importance de l’hypothèque légale pour votre hypothèque

La présence d’une hypothèque légale sur un titre constitue un obstacle majeur pour le financement. Les prêteurs refusent généralement de débourser les fonds d’un prêt hypothécaire, et il est impossible de vendre ou de refinancer la propriété en toute simplicité tant qu’elle persiste, car elle entre en concurrence avec les droits du prêteur. C’est une situation qui prend souvent au dépourvu les acheteurs de maisons neuves ou les propriétaires ayant réalisé d’importants travaux de rénovation.

Les délais d’inscription sont très stricts. Au Québec, l’hypothèque légale de la construction doit être inscrite au Registre foncier dans les 30 jours suivant la fin des travaux. En Ontario, le délai de privilège est généralement 60 jours (avec une retenue obligatoire). Pour libérer le titre, il faut habituellement rembourser la dette, déposer un cautionnement ou verser la somme contestée en consignation devant le tribunal jusqu’à la résolution du litige.

Le fonctionnement des privilèges et hypothèques légales au Canada

Le principe fondamental est le même à l’échelle nationale, mais les modalités d’application sont provinciales :

Québec : Connue sous le nom d’hypothèque légale de la construction, elle doit être inscrite au Registre foncier dans les 30 jours suivant la fin globale des travaux, puis être suivie d’un préavis d’exercice d’un droit hypothécaire ou d’une action en justice dans les six mois.

Ontario : La Loi sur la construction (Construction Act) exige une inscription dans les 60 jours suivant l’achèvement substantiel des travaux. De plus, les propriétaires doivent effectuer une retenue obligatoire de 10 % sur les paiements afin de se protéger contre les créances des sous-traitants.

Colombie-Britannique et Alberta : Les créanciers disposent généralement de 45 jours après la fin des travaux ou la livraison des matériaux pour inscrire leur privilège, suivi d’une période précise pour intenter une action en justice.

Exemple concret : Vous achetez une maison neuve, mais l’entrepreneur général n’a jamais payé le sous-traitant en pose de panneaux de gypse. Le sous-traitant inscrit une hypothèque légale de la construction sur votre titre de propriété. Votre prêteur gèle immédiatement l’avance de votre prêt hypothécaire jusqu’à la radiation du droit. L’entrepreneur doit régler sa dette ou fournir une garantie financière pour que votre vente puisse être notariée.

Erreurs et idées préconçues au sujet de l’hypothèque légale de la construction

  • Croire qu’une hypothèque légale de la construction ne concerne que l’entrepreneur et non le propriétaire actuel
  • Présumer que les règles et les délais de retenue sont identiques dans toutes les provinces
  • Manquer les délais de rigueur pour l’inscription ou la contestation
  • Négliger le mécanisme de retenue de fonds protégeant le propriétaire durant les travaux
  • Confondre une hypothèque légale de la construction avec une hypothèque bancaire conventionnelle

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Foire aux questions (FAQ) sur l’hypothèque légale de la construction

Qu’est-ce qu’une hypothèque légale de la construction?

C’est un droit réel et une réclamation juridique qu’un entrepreneur, sous-traitant ou fournisseur non payé inscrit sur le titre de propriété d’un immeuble pour garantir le paiement des travaux ou des matériaux fournis.

Quel est l’impact d’une hypothèque légale sur mon prêt hypothécaire?

Elle empêche généralement le prêteur de débourser les fonds de l’hypothèque et bloque toute transaction de vente ou de refinancement jusqu’à sa radiation, car elle remet en cause le rang de priorité du prêteur.

Quelle est la différence entre une hypothèque légale de la construction et une hypothèque légale?

Il s’agit du même concept juridique sous deux régimes différents. Les provinces de common law parlent de builder’s lien ou construction lien, tandis qu’au Québec, le Code civil emploie le terme hypothèque légale de la construction.

Combien de temps une hypothèque légale de la construction reste-t-elle valide au Canada?

La durée varie selon la province. Les délais d’inscription initiaux vont de 30 à 60 jours après la fin des travaux. Si le créancier n’intente pas une action en justice (ou ne signifie pas de préavis) dans le délai légal imparti, le droit s’éteint.

Comment faire radier une hypothèque légale de la construction?

On peut la faire radier en réglant la dette, en négociant une quittance, en déposant un cautionnement ou en versant la somme réclamée au greffe du tribunal (consignation) pour libérer le titre pendant le règlement du litige.

Termes connexes