La Banque du Canada maintient son taux à 2,25 %
Un prêt hypothécaire pour travailleur autonome est un type de financement conçu pour les Canadiens à leur compte dont les déclarations de revenus personnelles ne reflètent pas les revenus réels. Les prêteurs utilisent des méthodes de vérification flexibles, comme une majoration de 15 % ou des rajouts, pour évaluer leur véritable capacité financière. Ce produit permet aux entrepreneurs d’accéder à la propriété sans avoir à fournir de relevés de paie traditionnels.
Meilleurs taux hypothécaires
Un prêt hypothécaire pour travailleur autonome s’adresse aux emprunteurs qui tirent 25 % ou plus de leurs revenus d’une entreprise qu’ils exploitent. Comme plusieurs d’entre eux déclarent un revenu imposable réduit après avoir déduit des dépenses d’entreprise légitimes, les critères de qualification standards des banques peuvent sous-estimer leurs gains réels. L’hypothèque pour travailleur autonome utilise d’autres éléments de preuve pour combler cet écart.
Les travailleurs autonomes en entreprise individuelle, les associés d’une société de personnes et les propriétaires d’une entreprise incorporée peuvent tous faire une demande. Les prêteurs examinent généralement les déclarations de revenus des deux dernières années. Si l’entreprise est en exploitation depuis moins de deux ans, ils peuvent plutôt évaluer l’expérience passée dans le domaine, les contrats en cours et les réserves financières.
Les solutions de financement pour les travailleurs indépendants existent parce que leurs revenus sont plus complexes à documenter. Ne pas en tenir compte exclurait une grande partie des Canadiens du marché immobilier. D’ailleurs, le programme pour travailleurs autonomes de la SCHL permet d’offrir une assurance prêt hypothécaire à ces emprunteurs, qu’ils soient enregistrés, en société de personnes ou incorporés.
Du côté du prêteur, une analyse rigoureuse permet de bien encadrer le risque. Attendez-vous à devoir fournir vos avis de cotisation, les états financiers de votre entreprise et la preuve que vos activités sont stables et viables à long terme.
Les options de financement pour travailleurs autonomes se divisent en quelques catégories, selon la façon dont vous démontrez vos revenus.
Revenu admissible (traditionnel) : Vous confirmez vos revenus à l’aide de vos avis de cotisation et de vos déclarations fiscales des deux dernières années. Les prêteurs y appliquent souvent une majoration standard de 15 % ou des rajouts.
Revenu déclaré : Offert principalement par les prêteurs de type B ou privés. Vous déclarez un revenu qui doit demeurer raisonnable et justifiable, et une mise de fonds plus importante est généralement exigée.
Travailleur autonome récent : Pour les entreprises en activité depuis moins de deux ans, les prêteurs analysent l’expérience professionnelle antérieure, les contrats signés et l’épargne disponible en complément des documents fiscaux produits.
Exemple concret : Un entrepreneur en construction déclare un revenu net de 70 000 $. Grâce à une majoration de 15 % accordée par le prêteur, son revenu admissible grimpe à environ 80 500 $. Si son dossier de crédit est excellent et qu’il possède une mise de fonds de 20 %, ce simple ajustement de calcul peut faire la différence entre l’approbation ou le refus de son hypothèque.
Êtes-vous un acheteur d’une première maison?
Une hypothèque régulière évalue votre admissibilité sur un salaire fixe entièrement documenté, souvent à l’aide de feuillets T4 et de relevés de paie. Un prêt pour travailleur autonome valide les revenus de l’entreprise à travers les déclarations de revenus, une majoration ou des rajouts, puisque les propriétaires d’entreprise n’ont pas de relevés de paie standards.
Les prêteurs préfèrent généralement un historique de deux ans comme travailleur autonome. Si vous avez moins de deux ans d’ancienneté, vous pourriez tout de même vous qualifier au cas par cas en démontrant une solide expérience dans le même domaine, des contrats signés ou des réserves financières.
Oui, à condition que vos revenus soient entièrement vérifiables. Les emprunteurs autonomes dont le prêt est assuré ont accès aux mêmes minimums de mise de fonds que les acheteurs salariés. Les programmes à revenus déclarés (sans vérification standard), quant à eux, exigent une mise de fonds plus élevée.
Pas toujours. Les emprunteurs autonomes qui se qualifient selon la méthode traditionnelle (revenus admissibles) et qui affichent un excellent dossier de crédit peuvent obtenir les taux d’intérêt standards du marché. Les dossiers à revenus déclarés ou traités par des prêteurs privés affichent des taux plus élevés pour compenser le risque supplémentaire.