La Banque du Canada maintient son taux à 2,25 %
Un versement forfaitaire est une somme importante exigible à la fin d’un prêt, après une série de versements périodiques plus modestes qui n’ont pas permis d’amortir la totalité du capital. Bien qu’il soit courant pour certains prêts aux entreprises et crédits automobiles, ce type de versement est rare pour les prêts hypothécaires résidentiels au Canada, sauf dans les cas d’amortissement négatif sur les prêts à taux variable à versements fixes, lorsqu’un versement forfaitaire est requis pour éviter le refinancement, la vente ou le défaut de paiement.
Meilleurs taux hypothécaires
Un versement forfaitaire est un paiement unique qui rembourse le solde restant d’un prêt à l’échéance du terme. Durant la vie du prêt, l’emprunteur effectue des versements plus bas, parfois composés uniquement d’intérêts dans les cas d’amortissement négatif. Par conséquent, le capital n’est pas entièrement remboursé au fil du temps, laissant un solde important à régler à l’échéance. Cette structure maintient les coûts courants bas, ce qui convient à certains financements commerciaux, d’équipements ou automobiles.
Dans le secteur hypothécaire résidentiel canadien, les versements forfaitaires sont inhabituels. Les prêts utilisent généralement des versements constants (intérêts et capital) qui réduisent progressivement le solde sur la période d’amortissement, évitant ainsi un montant massif à régler avant le renouvellement. Toutefois, lorsque le taux préférentiel augmente rapidement, les emprunteurs détenant un prêt à taux variable à versements fixes peuvent faire face à un amortissement négatif s’ils atteignent leur taux déclencheur ou leur seuil déclencheur, ce qui doit être corrigé à l’échéance du terme par un versement forfaitaire.
L’attrait d’un prêt comportant un versement forfaitaire réside dans la faiblesse des versements périodiques. Toutefois, le risque lié aux taux d’intérêt se rattrape à l’échéance. Un emprunteur confronté à un versement forfaitaire doit être prêt à le régler comptant, à refinancer l’hypothèque ou à vendre la propriété. Si le marché du crédit s’est resserré ou si les taux ont fortement augmenté, refinancer peut s’avérer plus difficile ou coûteux que prévu.
Pour les propriétaires canadiens, le parallèle le plus proche au quotidien est le solde restant à la fin d’un terme hypothécaire. Une hypothèque traditionnelle ne requiert pas de versement forfaitaire à proprement parler, car les versements réguliers remboursent le capital de façon prévisible, mais le montant restant au moment du renouvellement représente le solde réel de l’obligation. Il est donc essentiel de bien comprendre son amortissement, les risques liés au taux déclencheur et les options lors du renouvellement.
Cette structure s’applique davantage à certains types de financements :
Prêts commerciaux, automobiles, de location ou d’équipement : Les prêteurs maintiennent des versements bas durant le terme et laissent un solde important à l’échéance, comptant sur un refinancement ou la revente de l’actif.
Prêts hypothécaires à taux variable et versements fixes : Un prêt à taux variable dont la mensualité est fixe peut ne plus couvrir la totalité des intérêts si les taux augmentent trop vite, nécessitant un versement forfaitaire pour ramener l’amortissement sur les rails à l’échéance du contrat.
Prêts privés ou d’intérêts seulement : Une hypothèque privée peut être structurée en intérêts seulement, le capital total étant exigible à la fin. Cela constitue essentiellement un versement forfaitaire qui doit être refinancé ou remboursé.
Exemple concret : Un prêt privé d’intérêts seulement de 200 000 $ est contracté pour une durée de deux ans. Pendant le terme, l’emprunteur ne paie que les intérêts mensuels. À l’échéance, le capital complet de 200 000 $ doit être remboursé sous forme de versement forfaitaire. L’emprunteur doit alors refinancer la dette, vendre la propriété ou régler la somme comptant.
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C’est une somme importante due à la fin d’un prêt, après une période de versements réguliers plus faibles qui n’ont pas permis d’amortir l’intégralité du capital.
En général, non. Les prêts hypothécaires au Canada utilisent des versements constants qui réduisent progressivement le solde. Toutefois, un prêt à taux variable subissant un amortissement négatif peut exiger un versement forfaitaire ou un refinancement à l’échéance du terme pour rétablir le calendrier d’amortissement.
Un versement hypothécaire régulier couvre à la fois le capital et les intérêts, réduisant le solde au fil du temps. Un versement forfaitaire laisse la totalité ou la majorité du capital à rembourser en un seul paiement à l’échéance du terme.
Vous devez généralement le rembourser comptant, refinancer le solde impayé au sein d’un nouveau prêt ou vendre la propriété. Il est fortement recommandé de planifier, car le refinancement n’est jamais garanti.
Bien que des versements bas durant le terme soient attrayants, devoir régler une somme importante à l’échéance comporte un risque financier réel si vous ne pouvez pas refinancer ou rembourser le solde en totalité.