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Pourquoi un appel à la banque pour un prêt hypothécaire menace votre clientèle

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Dans chaque relation entre un conseiller et un client de longue date, il y a un moment qui n’apparaît jamais à l’ordre du jour des bilans annuels. Le client décide de renouveler, de refinancer ou d’acheter une nouvelle propriété, et il compose le numéro inscrit au dos de sa carte bancaire. Pour lui, c’est une simple conversation de 15 minutes au sujet d’un taux.

Puis vient la vente croisée.

Au moment de raccrocher, il a déjà un rendez-vous avec le conseiller financier en succursale de sa banque. La banque dispose maintenant d’un nom, d’un numéro de téléphone, d’un aperçu du bilan financier du client et d’un prétexte pour amorcer une relation. Votre client ne vous mentionne rien de tout cela. Il ne cherche pas à vous quitter. Il a simplement répondu à une question que sa banque lui a posée pendant qu’il était au téléphone.

C’est ainsi que les conseillers perdent silencieusement leurs clients. Pas par une rupture spectaculaire. Pas par une conversation difficile sur le rendement ou les frais. Mais par un seul appel hypothécaire qui ouvre une porte que le client ne savait même pas franchir.

L’attrition silencieuse est la véritable menace pour votre clientèle

L’erreur que commettent la plupart des conseillers lorsqu’ils réfléchissent au risque concurrentiel, c’est de présumer qu’ils le verront venir. Le modèle mental est dramatique : un client mécontent qui exprime ses préoccupations, puis qui finit par déplacer ses actifs après une conversation difficile. Ce type d’attrition est rare, et quand il survient, vous avez généralement la chance de sauver la relation.

L’attrition silencieuse, c’est tout autre chose. Le client ne vous exprime jamais d’insatisfaction. Il ne pense même pas qu’il s’éloigne de vous. Il prend une série de petites décisions, chacune rationnelle prise isolément, chacune orientée par sa banque. Lorsque l’effet cumulatif apparaît dans votre clientèle sous forme de perte d’actifs sous gestion, la relation a déjà migré.

C’est le mode de défaillance qui n’apparaît dans aucun sondage de satisfaction. Il ne déclenche aucun appel de rétention. Il ne génère aucun signal, jusqu’à ce que les actifs soient déjà partis. Et il commence presque toujours de la même façon : par une conversation hypothécaire à laquelle vous n’avez pas pris part.

Les six grandes banques ont conçu leurs plateformes de gestion de patrimoine précisément pour ce moment

Si la gestion de patrimoine bancaire au Canada représente aujourd’hui une industrie de plusieurs billions de dollars, ce n’est pas par hasard. Les six grandes banques ont délibérément bâti des plateformes intégrées de prêt et de gestion de patrimoine, parce que la vente croisée entre les deux constitue la façon la plus rentable d’acquérir de nouveaux actifs sous gestion. Depuis plus d’une décennie, la couverture médiatique du secteur documente l’agressivité avec laquelle les divisions de gestion de patrimoine des banques poursuivent les clients qui s’y présentent pour un prêt hypothécaire ou un produit de crédit. La stratégie est délibérée, bien financée, et évaluée par des indicateurs de rendement clés sur lesquels la rémunération de l’équipe de gestion de patrimoine est calculée.

Le mécanisme mérite qu’on s’y attarde, parce qu’il explique pourquoi il ne s’agit pas simplement de caissiers bavards. Lorsqu’un client demande un prêt hypothécaire à une banque, cette banque obtient un portrait complet de ses revenus, y compris les revenus de placement externes. Elle a une liste, déclarée par le client, des comptes détenus ailleurs, parce que la demande l’exige. Elle a un motif réglementaire pour poser des questions de suivi. Elle a une relation active et un dossier ouvert. Et elle dispose d’une division de gestion de patrimoine dotée d’employés dont la cible de croissance repose en partie sur la conversion de ces dossiers en actifs.

Ce qui ressemble pour votre client à une simple transaction hypothécaire représente, du côté de la banque, une occasion structurée d’établir une relation sur plusieurs gammes de produits. Le conseiller en succursale qui téléphone quelques semaines plus tard n’a rien d’un hasard. C’est l’étape suivante d’un processus.

L’anatomie d’un départ silencieux

Voici à quoi ressemble la perte, étape par étape.

Étape 1 : L’appel

Votre client décroche le téléphone ou se rend en succursale pour s’informer d’un prêt hypothécaire. La conversation se déroule bien. La banque propose un taux, l’interroge sur ses objectifs, puis offre de « revoir l’ensemble du portrait » puisqu’elle a déjà son dossier en main. Le client accepte parce que cela semble raisonnable.

Étape 2 : La rencontre

Le planificateur de la banque s’assoit avec votre client et mène ce qui ressemble à une conversation financière réfléchie. Il relève des « lacunes » que votre plan aurait soi-disant ignorées (ce n’est pas le cas, mais l’argument est convaincant). Il propose une démarche modeste et peu risquée, souvent une cotisation au CELI ou un petit compte géré, présentée comme une façon de « tâter le terrain ».

Étape 3 : La dérive

Au cours des 12 à 24 mois suivants, le client commence à diriger ses nouvelles cotisations vers la banque. Ses relevés chez vous cessent de croître. Il se dit qu’il diversifie ses relations-conseils, ce qui paraît prudent. Vous ne voyez rien d’alarmant, parce que les actifs que vous gérez actuellement sont toujours là.

Étape 4 : La conversation de consolidation

Deux ou trois ans plus tard, le planificateur financier de la banque suggère de tout regrouper « pour simplifier la retraite » ou « pour réduire la paperasse pour les enfants ». À ce stade, la banque a bâti suffisamment de confiance pour que la consolidation apparaisse comme la suite logique. Votre client vous l’annonce après que la décision est prise, présentée comme un choix logistique plutôt qu’un choix concurrentiel.

Vous n’avez pas perdu ce client parce qu’il était mécontent. Vous l’avez perdu parce que vous n’étiez pas dans la pièce au moment où la porte s’est ouverte.

Pourquoi défendre la relation est plus difficile que la conserver

Une fois qu’une banque a capté une part importante du bilan d’un client, la récupérer s’avère structurellement difficile. La banque offre désormais des intégrations de produits que le client apprécie : un prêt hypothécaire lié à un compte-chèques, un système de paiement automatique des factures, un gestionnaire de relations qui appelle de façon proactive. Chacune de ces intégrations représente un petit coût de transfert que le client soupèse avant de revenir vers vous. Plus la banque détient la relation longtemps, plus ces coûts s’accumulent.

Voilà pourquoi la manœuvre défensive doit avoir lieu avant l’appel hypothécaire, et non après. Quand vous apprenez que votre client a appelé sa banque, la conversation qui comptait a déjà eu lieu. La fenêtre pour le rediriger, c’était au moment où il a pensé pour la première fois : « Je devrais examiner mon prêt hypothécaire. » Si vous n’étiez pas dans cette pensée, la banque y était.

La conversation préventive

La manœuvre défensive la plus efficace dont disposent les conseillers consiste à s’assurer que les clients n’aient jamais l’impression de devoir appeler leur banque pour un prêt hypothécaire. Cela ne vous demande pas de devenir vous-même un expert hypothécaire. Cela vous demande d’en avoir un.

La conversation avec votre client ressemble à ceci : « Avant même de décrocher pour parler à une banque d’un prêt hypothécaire, d’un renouvellement ou d’un refinancement, appelez-moi d’abord. Je travaille avec des experts hypothécaires qui vous donneront des conseils impartiaux et ne tenteront pas de vous vendre autre chose. Ils s’occupent du prêt hypothécaire. Je m’occupe du reste. Comme ça, rien ne vient perturber votre plan. »

Cette seule consigne, répétée à chaque bilan annuel, protège votre clientèle plus efficacement que n’importe quelle campagne de rétention. Elle indique au client que les décisions hypothécaires font partie de son plan financier, et non un élément distinct. Elle établit que vous avez un partenaire vérifié. Et surtout, elle devance l’appel à la banque en donnant au client un meilleur réflexe par défaut.

Pourquoi un partenaire exclusivement hypothécaire fait toute la différence

C’est l’élément que la plupart des conseillers négligent lorsqu’ils réfléchissent aux recommandations hypothécaires. Tous les partenaires de recommandation hypothécaire ne sont pas structurellement sécuritaires.

Certains partenariats de prêt paraissent attrayants sur papier, mais introduisent le même problème sous une forme atténuée. Si vous référez un client à un courtier hypothécaire qui vend aussi des placements, des assurances ou de la planification financière, vous avez réglé le problème de la banque, mais en créant un nouveau. Le partenaire de recommandation a désormais la même incitation à élargir la relation que celle qu’avait la banque.

La version protectrice de cette relation de recommandation, c’est celle où le partenaire hypothécaire ne traite que de prêts hypothécaires. Les experts hypothécaires de nesto sont salariés ; ils ne touchent pas de commission sur la vente de produits, et nesto n’exploite ni division de gestion de patrimoine, ni branche d’assurance, ni cabinet de planification financière. Cette structure est délibérée. Quand votre client travaille avec nesto, la seule chose offerte, c’est le bon prêt hypothécaire. Le reste de la relation vous revient, entièrement intact.

C’est cette conception qui rend la recommandation sûre. L’absence de vente croisée n’est pas un argument marketing ; c’est une fonction du modèle d’affaires.

À quoi cela ressemble en pratique

Concrètement, défendre votre clientèle contre l’attrition silencieuse par vente croisée hypothécaire se résume à trois habitudes.

Premièrement, abordez le sujet avant que le client le fasse. À chaque bilan annuel, demandez si quelque chose change du côté immobilier : un renouvellement, un déménagement potentiel, une propriété d’investissement ou un coup de pouce à un enfant qui achète. Faites émerger la conversation tôt, pour découvrir les décisions hypothécaires avant que la banque ne le fasse.

Deuxièmement, ayez un partenaire par défaut en place. Nommer une relation de recommandation hypothécaire précise rend la mise en relation immédiate. « Appelez nesto » est une phrase complète sur laquelle le client peut agir. « Magasinez peut-être » ne l’est pas, et envoie le client vers le premier qui l’appellera, c’est-à-dire généralement sa banque.

Troisièmement, positionnez le partenariat comme une composante de votre service, et non comme un volet externalisé. La recommandation hypothécaire n’est pas un transfert de client. C’est plutôt votre façon d’amener un expert agréé pour la partie de la vie financière de votre client que vous ne gérez pas directement, exactement comme vous référeriez à un comptable ou à un notaire en planification successorale. Ce cadrage maintient le client ancré dans votre relation pendant que le prêt hypothécaire est traité.

Intégrer nesto à votre pratique

L’argument en faveur d’un partenariat de recommandation hypothécaire ne se limite pas au service ou au partage des revenus. Il porte sur la défense structurelle d’une clientèle que vous avez bâtie pendant des années. Chaque conversation hypothécaire qu’un client tient sans vous représente une occasion, pour un concurrent, d’amorcer une relation que vous n’avez pas autorisée. Chaque conversation qui passe par nesto, c’est une conversation où la relation vous revient une fois le prêt hypothécaire conclu.

Si vous n’avez pas encore de partenaire hypothécaire en place, la banque, elle, en a déjà un. Établir une relation de recommandation avec nesto comble la brèche la moins bien défendue de la majorité des pratiques-conseils, et y parvient en une seule conversation par client lors du prochain bilan annuel. Pour le temps qu’exige sa mise en place, c’est l’une des décisions de gestion de pratique au plus fort effet de levier qui soit.


Pourquoi choisir nesto

Chez nesto, nos experts hypothécaires sans commission et certifiés dans de nombreuses provinces fournissent des conseils et un service exceptionnels qui dépassent les normes du secteur. Nos experts hypothécaires sont des employés salariés non commissionnés qui fournissent des conseils impartiaux sur les options hypothécaires adaptées à vos besoins et sont évalués en fonction de la satisfaction des clients et de la qualité de leurs conseils. nesto vise à transformer le secteur hypothécaire en fournissant des conseils honnêtes et des taux compétitifs à l’aide d’un processus entièrement numérique, transparent et fluide.

nesto a pour mission d’offrir une expérience de financement hypothécaire positive, transparente et simplifiée du début à la fin.

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À propos des contributeurs

Rédigé par

Samson Solomon

Expert en contenu hypothécaire

Samson est expert en contenu hypothécaire chez nesto, fort de plus de 25 ans d’expérience dans les services bancaires aux…