Les chiffres du PIB au Canada : Ce que les emprunteurs devraient savoir
Le produit intérieur brut (PIB) du Canada a progressé de 0,3 % en mai 2026, un deuxième gain mensuel consécutif, après une hausse de 0,5 % en avril. Les industries productrices de biens et de services ont toutes deux progressé au cours du mois, et l’estimation anticipée de Statistique Canada laisse entrevoir une nouvelle hausse de 0,2 % en juin. Voici ce que les dernières données signifient pour les emprunteurs.
Les grandes lignes
- L’économie canadienne a progressé de 0,3 % en mai 2026, un deuxième gain mensuel consécutif, 13 des 20 secteurs industriels étant en expansion.
- L’extraction minière, l’exploitation en carrière, et l’extraction de pétrole et de gaz a mené la croissance pour un deuxième mois consécutif, en hausse de 1,0 %, tandis que les services immobiliers et de location ont progressé pour un quatrième mois consécutif.
- L’estimation anticipée de Statistique Canada laisse entrevoir une nouvelle hausse de 0,2 % en juin, ce qui placerait la croissance du deuxième trimestre à environ 0,8 %, bien au-delà de la propre estimation annualisée de 2,5 % de la Banque du Canada.
- Le Canada a créé 75 000 emplois en juillet, un troisième recul mensuel consécutif du taux de chômage à 6,4 %, ce qui renforce le portrait d’une économie qui se raffermit plutôt que de simplement se stabiliser.
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Les derniers chiffres du PIB au Canada
Le produit intérieur brut (PIB) est la mesure de l’activité économique du Canada basée sur la valeur totale de tous les biens et services produits au pays au cours d’une période donnée. En divisant le PIB total par la population, on obtient le niveau moyen d’activité économique par personne, ce que l’on appelle le PIB par habitant.
Suivi dans le temps, le PIB indique si l’économie du Canada est en croissance ou en contraction. Un PIB en hausse est un signe de bonne santé économique, tandis qu’un PIB en baisse indique que l’économie ne fonctionne pas à pleine capacité et pourrait ralentir.
Selon Statistique Canada, l’économie canadienne a progressé de 0,3 % en mai, après une hausse de 0,5 % en avril. Les industries productrices de biens ont augmenté de 0,6 % et les industries productrices de services, de 0,2 %, 13 des 20 secteurs industriels étant en expansion au cours du mois.
Les secteurs ayant enregistré des gains sont les suivants :
- L’extraction minière, l’exploitation en carrière, et l’extraction de pétrole et de gaz a progressé de 1,0 %, un deuxième gain mensuel consécutif, porté par un bond de 7,3 % des activités de soutien à l’extraction.
- La construction a crû de 0,8 %, sa deuxième hausse mensuelle consécutive, menée par le génie civil et la construction résidentielle.
- Les services immobiliers et de location ont augmenté de 0,4 %, une quatrième hausse mensuelle consécutive, à mesure que l’activité de revente de logements s’est raffermie en Ontario et en Colombie-Britannique.
- La fabrication a progressé de 0,3 %, sa deuxième hausse mensuelle consécutive, portée par un rebond de la fabrication de produits chimiques.
Les secteurs ayant enregistré des reculs sont les suivants :
- La fabrication de biens durables a fléchi de 0,2 %, plombée par des reculs dans la fabrication de machines et la fabrication de matériel électrique.
- L’extraction minière et l’exploitation en carrière (sauf le pétrole et le gaz) a reculé de 0,7 %, sous l’effet d’une baisse de l’extraction de charbon et de minéraux non métalliques.
Perspectives du deuxième trimestre pour l’économie canadienne
La hausse de mai confirme l’assise plus solide que l’économie a trouvée au deuxième trimestre, après un ralentissement de la croissance pendant l’hiver. Avec la hausse de 0,5 % en avril, le gain de 0,3 % en mai et l’estimation anticipée de Statistique Canada d’une nouvelle hausse de 0,2 % en juin, les données pointent désormais vers une croissance du deuxième trimestre d’environ 0,8 % pour le trimestre, un rythme annualisé d’environ 3,2 % à 3,4 % selon la conversion de RBC, nettement supérieur à la propre estimation de 2,5 % de la Banque du Canada et à la prévision antérieure de RBC, de 2,2 %. De l’avis de nesto, cela reflète une véritable accélération de la dynamique sous-jacente, bien que la Banque du Canada ait maintenu sa prévision de croissance pour l’ensemble de 2026 à 0,7 %, ce qui reflète le début d’année plus faible; ces données trimestrielles plus solides n’ont donc pas encore modifié la prévision officielle de la Banque.
Ces données plus solides aident aussi à replacer les récentes craintes de récession dans leur contexte. Une lecture antérieure fondée sur les dépenses avait révélé deux contractions trimestrielles consécutives, une condition technique souvent associée à une récession. La Banque du Canada et la plupart des économistes n’ont toutefois pas qualifié cette période de récession. La banque centrale s’attend à ce que l’économie demeure en situation d’offre excédentaire pendant la majeure partie de 2026, l’incertitude commerciale avec les États-Unis et le ralentissement de l’immigration des résidents non permanents continuant de produire une croissance en dents de scie.
L’économie canadienne a progressé de 0,3 % en mai, une hausse de 0,2 % étant estimée pour juin
Le PIB réel a augmenté de 0,3 % en mai, un deuxième gain mensuel consécutif selon Statistique Canada, après une hausse d’avril révisée à la hausse à 0,6 %, toujours la plus forte progression mensuelle depuis juillet 2025. Les industries productrices de biens (+0,6 %) et de services (+0,2 %) ont toutes deux progressé en mai, 13 des 20 secteurs industriels contribuant à la croissance.
L’estimation anticipée de Statistique Canada indique que le PIB réel a progressé de 0,2 % supplémentaire en juin, les gains dans le commerce de gros, la finance et les assurances, ainsi que le commerce de détail étant en partie contrebalancés par des reculs dans les services publics et l’agriculture, la foresterie, la pêche et la chasse. Ce chiffre est provisoire et sujet à révision, et l’organisme le mettra à jour le 28 août 2026, en même temps que l’estimation officielle du PIB du deuxième trimestre selon l’approche des dépenses.
Ensemble, les données d’avril, de mai et l’estimation anticipée de juin pointent vers une croissance du deuxième trimestre d’environ 0,8 % pour le trimestre, un rythme annualisé que RBC convertit à environ 3,2 % à 3,4 %, nettement supérieur à la propre estimation de 2,5 % de la Banque du Canada et à la prévision antérieure de RBC, de 2,2 %, pour le trimestre. L’aperçu de RBC sur les données de la semaine suivante en matière de fabrication et de commerce de gros, publié le 7 août, a qualifié les chiffres à venir de compatibles avec la poursuite de la vigueur du deuxième trimestre : les ventes anticipées de fabrication excluant le pétrole ont augmenté de 2,2 % en juin, et les ventes en gros auraient progressé de 2,7 %, ce qui renforce l’idée d’un trimestre plus solide que ce que prévoit actuellement la Banque.
L’extraction minière et pétrolière mène la croissance pour un deuxième mois consécutif
Le secteur de l’extraction minière, de l’exploitation en carrière, et de l’extraction de pétrole et de gaz a progressé de 1,0 % en mai, un deuxième gain mensuel consécutif. Les activités de soutien à l’extraction minière et à l’extraction de pétrole et de gaz ont bondi de 7,3 %, une septième hausse mensuelle consécutive et la plus importante depuis mars 2024, portée par une augmentation de 9,8 % des activités de soutien à l’extraction de pétrole et de gaz plus précisément.
L’extraction de pétrole et de gaz elle-même a progressé de 0,7 %, menée par une hausse de 1,6 % de l’extraction de sables bitumineux, un deuxième gain mensuel consécutif, la production de bitume brut en Alberta continuant d’augmenter. Une partie des travaux d’entretien qui ralentissent habituellement la production printanière a été effectuée plus tôt dans l’année ou reportée, ce qui a maintenu l’activité d’extraction relativement élevée pour le mois. En contrepartie, le sous-secteur plus large de l’extraction minière et de l’exploitation en carrière (sauf le pétrole et le gaz) s’est contracté de 0,7 % sous l’effet d’une baisse de la production de charbon et de minéraux non métalliques.
L’activité immobilière et de l’habitation reprend
Les services immobiliers et de location ont progressé de 0,4 % en mai, une quatrième hausse mensuelle consécutive. Les bureaux d’agents et de courtiers immobiliers ont mené la croissance pour un deuxième mois consécutif, en hausse de 5,1 %, la plus forte progression mensuelle du sous-secteur depuis octobre 2024, reflétant une activité de revente de logements plus soutenue en Ontario et en Colombie-Britannique.
La construction de bâtiments résidentiels a aussi contribué à cet élan, portée par la construction d’immeubles à logements multiples. Cela dit, l’activité de revente à l’échelle nationale s’est refroidie depuis : les données de juillet des chambres immobilières de Vancouver, Calgary, Toronto et Montréal ont toutes montré des baisses des ventes sur un an, et l’ACI a révisé à la baisse ses prévisions de ventes nationales pour 2026 pour une troisième fois cette année, à 463 336 unités (-1,4 % sur un an). Pour les acheteurs et les propriétaires, la vigueur des services immobiliers au niveau du PIB et le ralentissement des volumes de revente indiquent un marché qui demeure inégal selon les régions plutôt qu’uniformément chaud ou froid.
Ce que les dernières données signifient pour les emprunteurs
La croissance du PIB est l’un des principaux indicateurs que la Banque du Canada prend en compte pour fixer son taux directeur, lequel influence à son tour les taux d’intérêt que les prêteurs offrent sur les prêts hypothécaires. Une économie plus ferme, combinée au solide rapport sur l’emploi de juillet, réduit la pression sur la banque centrale pour abaisser rapidement les taux, tandis qu’une inflation contenue et l’incertitude commerciale persistante lui laissent la marge de manœuvre nécessaire pour rester patiente plutôt que de bouger rapidement dans un sens ou dans l’autre. Pour l’instant, cela laisse entrevoir un maintien du taux lors de la prochaine décision de la Banque, le 2 septembre.
Pour les emprunteurs, une économie plus stable constitue un contexte raisonnable pour faire le point sur vos finances, que vous prévoyiez acheter, renouveler ou refinancer. Obtenir une préqualification et comprendre votre capacité d’emprunt à l’avance peut vous aider à agir avec confiance lorsque les taux et les prix des propriétés évolueront.
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Foire aux questions (FAQ) sur le produit intérieur brut (PIB) du Canada
Qu’est-ce que le PIB?
Le produit intérieur brut (PIB) mesure la production économique totale du Canada sur une période donnée. Il représente la valeur monétaire de tous les biens et services finis produits sur le territoire national par les entreprises canadiennes.
Comment le PIB du Canada s’est-il comporté en mai 2026?
Le PIB du Canada a progressé de 0,3 % en mai 2026, un deuxième gain mensuel consécutif, 13 des 20 secteurs industriels étant en expansion. La progression a été menée par l’extraction minière, l’exploitation en carrière, et l’extraction de pétrole et de gaz, avec une force soutenue dans l’immobilier et la construction.
Le Canada est-il en récession?
Le Canada n’est pas considéré comme étant en récession par la Banque du Canada ni par la plupart des économistes, malgré une lecture antérieure ayant montré deux baisses trimestrielles consécutives du PIB fondé sur les dépenses. Le rebond d’avril et la progression soutenue de mai laissent entrevoir un retour à la croissance au deuxième trimestre.
Comment le PIB influence-t-il les taux hypothécaires?
Le PIB influence les taux hypothécaires de façon indirecte, par l’entremise du taux directeur de la Banque du Canada. Une croissance économique plus forte peut réduire l’urgence pour la banque centrale d’abaisser les taux, tandis qu’une croissance plus faible peut favoriser des baisses, et ces décisions influencent les taux d’intérêt que les prêteurs offrent aux emprunteurs.
Quand aura lieu la prochaine publication du PIB canadien?
La prochaine publication du PIB canadien est prévue le 28 août 2026, lorsque Statistique Canada diffusera les données du PIB réel par industrie pour juin, l’estimation officielle du PIB du deuxième trimestre selon l’approche des dépenses, ainsi qu’une estimation anticipée pour le mois de référence de juillet.
En conclusion
Les derniers chiffres du PIB confirment un deuxième trimestre plus ferme, l’énergie, l’immobilier et la construction ayant tous contribué au gain de mai, et le solide rapport sur l’emploi de juillet venant renforcer ce portrait. Alors que l’économie réagit aux décisions de taux d’intérêt et à l’incertitude commerciale persistante, le moment est peut-être bien choisi pour préparer vos finances si vous cherchez à acheter une propriété ou à renouveler ou refinancer votre hypothèque.
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