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Taux d’inflation et IPC au Canada aujourd’hui

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Le taux d’inflation correspond au taux d’augmentation du prix des biens et services dans l’économie canadienne au fil du temps. L’inflation est mesurée à l’aide de l’indice des prix à la consommation (IPC), qui mesure l’évolution des prix d’un panier de biens et de services au fil du temps.

La Banque du Canada se base sur les données de l’IPC pour surveiller l’incidence des mesures de politique monétaire sur l’économie et ajuster le taux d’intérêt directeur afin de ramener l’inflation à l’intérieur de la fourchette cible. Le taux d’inflation du Canada est monté à 3,0 % en juillet, après 2,8 % en juin, sous l’effet de la hausse des prix de l’essence et des voyages, tandis que les mesures de l’inflation fondamentale privilégiées par la Banque du Canada sont demeurées près de la cible de 2 %.


Les grandes lignes

  • L’inflation mesure le rythme auquel les coûts des biens et des services augmentent d’une année sur l’autre.
  • L’IPC global du Canada s’est accéléré à 3,0 % en juillet 2026, après 2,8 % en juin, sous l’effet des prix de l’essence et des voyages.
  • Les mesures de l’inflation fondamentale de la Banque du Canada, l’IPC-tronq et l’IPC-méd, se sont établies à 1,9 % et à 2,0 %, maintenant l’inflation sous-jacente près de la cible.

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Taux d’inflation actuel au Canada : 3,0 %

L’inflation a progressé de 3,0 % d’une année à l’autre en juillet, après la hausse de 2,8 % enregistrée en juin, selon Statistique Canada. L’essence a mené cette accélération : ses prix ont augmenté de 25,7 % sur un an en juillet, comparativement à 20,5 % en juin, le blocage du détroit d’Ormuz et la fermeture partielle des routes maritimes de la mer Rouge à la fin de juillet ayant fait grimper les coûts mondiaux du carburant. En excluant l’essence, l’IPC a progressé de 2,2 % pour un troisième mois consécutif. Sur une base mensuelle, l’IPC a augmenté de 0,5 %, ou de 0,3 % en données désaisonnalisées.

Les mesures de l’inflation fondamentale que surveille la Banque du Canada et sur lesquelles elle fonde ses décisions de politique monétaire ont peu bougé en juillet. L’IPC-tronq est demeuré à 1,9 % sur un an, l’IPC-méd a progressé à 2,0 % (contre 1,9 % en juin) et l’IPC-comm est passé à 2,7 % (contre 2,6 %). La moyenne de l’IPC-tronq et de l’IPC-méd s’est donc établie à 2,0 %, ce qui demeure compatible avec des pressions sous-jacentes sur les prix près de la cible de la Banque, même si le taux global s’en est éloigné davantage.

Les voyages ont aussi contribué à l’accélération de juillet. Les prix des voyages organisés ont bondi de 15,2 % sur un an, contre 6,8 % en juin, l’hébergement et les vols vers les villes américaines hôtes de matchs de la Coupe du monde étant devenus plus chers. Le transport aérien a progressé de 12,0 % après une hausse de 9,6 % en juin, en raison du coût plus élevé du carburéacteur. Les prix des aliments achetés en magasin ont augmenté de 3,1 % en juillet, en baisse par rapport à 3,9 % en juin, mais juillet a marqué un 18e mois consécutif où l’inflation alimentaire a dépassé l’IPC d’ensemble.

Les transports (+7,8 %) ont mené les huit grandes composantes à la hausse en juillet, suivis des loisirs, de la formation et de la lecture (+4,4 %) et de l’alimentation (+3,0 %). Le logement (+1,3 %) a progressé à son rythme le plus lent depuis mai 2020, et le fonctionnement, l’ameublement et l’équipement du ménage (+0,4 %) a été la composante la plus faible. Cinq des huit grandes composantes se sont accélérées par rapport à juin.

Inflation par catégorie d’IPC, juillet 2026

Catégorie d’IPCIPC
Transport7,8 %
Loisirs, éducation et lecture4,4 %
Alimentation3,0 %
Vêtements et chaussures2,4 %
Santé et soins personnels2,3 %
Boissons alcoolisées, produits du tabac et cannabis récréatif2,0 %
Logement1,3 %
Fonctionnement, ameublement et équipement du ménage0,4 %
Variation des prix sur 12 mois par grande composante. Données de Statistique Canada, juillet 2026.

Taux d’inflation par province, juillet 2026

ProvinceTaux d’inflation
Nouvelle-Écosse5,0 %
Nouveau-Brunswick4,6 %
Terre-Neuve-et-Labrador4,2 %
Manitoba4,2 %
Alberta4,2 %
Saskatchewan4,1 %
Île-du-Prince-Édouard4,0 %
Québec3,3 %
Colombie-Britannique2,9 %
Ontario2,0 %
Les prix ont augmenté plus rapidement dans toutes les provinces sauf en Ontario. Données de Statistique Canada, juillet 2026.

Les coûts de logement tombent à un creux de cinq ans

La croissance du coût du logement a ralenti à 1,3 % sur un an en juillet, après 1,5 % en juin, son rythme le plus lent depuis mai 2020. L’inflation du logement évolue sous la barre de 2 % depuis le début de 2026, le marché immobilier canadien demeurant peu dynamique. En Ontario, seule province où l’inflation ne s’est pas accélérée en juillet, le coût de remplacement par le propriétaire a reculé de 4,6 % sur un an. La pression allait dans l’autre sens dans les provinces de l’Atlantique, les loyers ayant grimpé de 8,7 % en Nouvelle-Écosse.

Les loyers demandés brossent un portrait plus nuancé que la seule composante du logement. Le loyer demandé moyen pour l’ensemble des types de propriétés s’est établi à 2 037 $ en juillet, en baisse de 4,0 % sur un an et un 22e mois consécutif de recul annuel, selon le Rapport national sur les loyers de Rentals.ca et Urbanation. Il s’agissait du plus faible recul annuel depuis février 2026. Les loyers ont aussi progressé de 0,2 % par rapport à juin, une quatrième hausse mensuelle consécutive depuis le creux de 35 mois atteint en mars, ce qui laisse entrevoir un marché locatif qui touche le fond plutôt qu’un marché qui continue de reculer.

Ce revirement demeure inégal selon les types de propriétés et les marchés. Les logements locatifs construits expressément pour la location ont le mieux résisté, avec un recul de 2,6 % sur un an à 2 041 $, tandis que les loyers de condos ont chuté de 6,3 % à 2 063 $ et ceux des maisons et des maisons en rangée, de 7,5 % à 2 007 $. Toronto s’est démarquée parmi les six plus grands marchés, les loyers d’appartements et de condos y ayant progressé de 1,6 % par rapport à juin et n’ayant reculé que de 0,6 % sur un an, la baisse du nombre de nouveaux condos livrés ayant resserré l’offre. La Nouvelle-Écosse est demeurée la province la plus chère pour les loyers d’appartements et de condos, à 2 377 $, en hausse de 4,5 % sur un an, ce qui va dans le même sens que la pression sur les loyers relevée par Statistique Canada dans cette province.

Le ralentissement de la croissance démographique, attribuable à la réduction des cibles d’immigration et à la diminution du nombre de résidents non permanents, a fait reculer les loyers en 2025 et au début de 2026. Maintenant que ces baisses s’atténuent et que le coût élevé de l’emprunt continue d’inciter certains acheteurs potentiels à demeurer locataires plus longtemps, la trajectoire des loyers compte pour l’inflation globale. Le logement représente la pondération la plus élevée des huit composantes de l’IPC, si bien que son évolution influence l’IPC plus que celle de toute autre catégorie.

Qu’est-ce que l’inflation et comment la mesure-t-on

L’inflation mesure l’augmentation du coût des biens et des services au fil du temps. L’inflation réduit le pouvoir d’achat au fil du temps; à mesure que l’inflation augmente, votre dollar n’a plus la même valeur qu’auparavant.

L’inflation est mesurée à l’aide de l’indice des prix à la consommation (IPC), qui mesure l’évolution des prix en comparant les prix de détail d’un panier de biens et de services au fil du temps. L’IPC est divisé en huit grandes catégories, chacune étant pondérée et se voyant attribuer une part en fonction de l’importance du bien ou du service selon les habitudes de dépenses des consommateurs. Les pondérations du panier sont généralement mises à jour sur une base annuelle.

Pondérations du panier de l’IPC

CatégoriePoids du panier de l’IPC
Logement28,30 %
Transport18,54 %
Alimentation16,93 %
Fonctionnement, ameublement et équipement du ménage12,80 %
Loisirs, éducation et lecture9,81 %
Santé et soins personnels5,40 %
Vêtements et chaussures4,50 %
Boissons alcoolisées, produits du tabac et cannabis récréatif3,73 %
Pondérations du panier de 2025 aux prix d’avril 2026, en vigueur depuis l’IPC de mai 2026. Données de Statistique Canada

L’IPC est calculé sur la base de la variation en pourcentage sur une période de 12 mois et constitue un indicateur clé des pressions inflationnistes dans l’économie canadienne. Les données de l’IPC sont mesurées dans chaque province et territoire et pondérées en fonction de l’importance de cette province dans les dépenses de consommation au Canada.

Pondérations du panier de l’IPC par province

LieuPoids
Canada100 %
Terre-Neuve-et-Labrador1,32 %
Île-du-Prince-Édouard0,36 %
Nouvelle-Écosse2,50 %
Nouveau-Brunswick1,92 %
Québec20,74 %
Ontario39,76 %
Manitoba3,18 %
Saskatchewan2,85 %
Alberta12,56 %
Colombie-Britannique14,63 %
Whitehorse, Yukon0,08 %
Yellowknife, Territoires du Nord-Ouest0,07 %
Iqaluit, Nunavut0,03 %
Pondérations du panier de 2025. Données de Statistique Canada

Les mesures de l’inflation fondamentale privilégiées par la Banque du Canada

La Banque du Canada suit trois mesures de l’inflation fondamentale et s’en sert pour prendre ses décisions de politique monétaire.

IPC-tronq

Cette mesure exclut les composantes de l’IPC dont les prix ont connu des variations extrêmes au cours d’un mois donné. Elle réduit l’incidence des variations volatiles dues à des conditions qui ne touchent qu’une composante en particulier. Par exemple, une sécheresse extrême affectant les prix des cultures pourrait gonfler artificiellement la composante alimentaire au cours d’un mois donné. L’IPC-tronq retire 40 % du panier total de l’IPC, calculé en supprimant les 20 % les plus élevés et les 20 % les plus bas des variations de prix mensuelles pondérées.

IPC-méd

Cette mesure filtre également les mouvements de prix volatils pour des composantes similaires à l’IPC-tronq. Elle utilise toutefois le point médian, ou la médiane, de la variation de prix de la fourchette d’une composante.

IPC-comm

Cette mesure suit les variations de prix qui sont communes à toutes les catégories du panier. Un modèle statistique appelé modèle factoriel détecte les variations communes, en filtrant les mouvements de prix propres à une composante.

Où s’oriente le taux directeur de la Banque du Canada?

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % le 15 juillet 2026, un sixième maintien consécutif, jugeant que le taux actuel convient pour soutenir la reprise économique et ramener l’inflation à sa cible de 2 %. Le rapport de l’IPC de juillet lui donne peu de raisons de changer de cap avant son annonce de septembre. Le taux global s’est éloigné davantage de la cible, mais l’accélération s’est concentrée dans l’essence et les voyages, et les mesures fondamentales que la Banque surveille réellement sont demeurées près de 2,0 %. Un marché du travail qui se raffermit pointe dans le même sens, le taux de chômage étant retombé à 6,4 % en juillet. La prochaine annonce de taux est prévue le 2 septembre 2026, et le prochain Rapport sur la politique monétaire complet sera publié le 28 octobre 2026.

Pour un résumé complet de la décision de juillet, consultez notre article « À quoi s’attendre de l’annonce des taux de la Banque du Canada » et, pour une perspective à plus long terme, nos Prévisions des taux hypothécaires au Canada.

« Nous ne laisserons pas les prix plus élevés du pétrole se transformer en inflation persistante. »

Historique des taux d’inflation au Canada

Le tableau ci-dessous donne un aperçu historique sur 10 ans des taux d’inflation au Canada, de janvier 2016 à aujourd’hui.

Données de Banque du Canada

AnnéeJanFévMarAvrMaiJuinJuilAoûtSeptOctNovDéc
20162,0 %1,4 %1,3 %1,7 %1,5 %1,5 %1,3 %1,1 %1,3 %1,5 %1,2 %1,5 %
20172,1 %2,0 %1,6 %1,6 %1,3 %1,0 %1,2 %1,4 %1,6 %1,4 %2,1 %1,9 %
20181,7 %2,2 %2,3 %2,2 %2,2 %2,5 %3,0 %2,8 %2,2 %2,4 %1,7 %2,0 %
20191,4 %1,5 %1,9 %2,0 %2,4 %2,0 %2,0 %1,9 %1,9 %1,9 %2,2 %2,2 %
20202,4 %2,2 %0,9 %-0,2 %-0,4 %0,7 %0,1 %0,1 %0,5 %0,7 %1,0 %0,7 %
20211,0 %1,1 %2,2 %3,4 %3,6 %3,1 %3,7 %4,1 %4,4 %4,7 %4,7 %4,8 %
20225,1 %5,7 %6,7 %6,8 %7,7 %8,1 %7,6 %7,0 %6,9 %6,9 %6,8 %6,3 %
20235,9 %5,2 %4,3 %4,4 %3,4 %2,8 %3,3 %4,0 %3,8 %3,1 %3,1 %3,4 %
20242,9 %2,8 %2,9 %2,7 %2,9 %2,7 %2,5 %2,0 %1,6 %2,0 %1,9 %1,8 %
20251,9 %2,6 %2,3 %1,7 %1,7 %1,9 %1,7 %1,9 %2,4 %2,2 %2,2 %2,4 %
20262,3 %1,8 %2,4 %2,8 %3,2 %2,8 %3,0 %

Quels sont les moteurs de l’inflation?

L’offre et la demande dans l’économie sont généralement les principaux moteurs de l’inflation. La demande de produits ou de services peut parfois être supérieure à l’offre disponible. Dans ce cas, les prix augmentent pour combler l’écart. C’est ce que l’on appelle l’inflation par la demande, qui s’est produite récemment dans l’économie lorsque les entreprises ont licencié des employés pendant la pandémie et ont ensuite dû faire face à des pénuries de main-d’œuvre, incapables de répondre à l’augmentation de la demande.

La hausse des coûts de production peut entraîner une augmentation des prix. C’est ce que l’on appelle l’inflation par les coûts, qui s’est produite tout récemment avec les prix du bois d’œuvre. Les entreprises qui dépendent du bois pour fabriquer leurs produits ont été touchées par des pénuries et des coûts plus élevés. Ces coûts supplémentaires sont répercutés sur les consommateurs par des augmentations de prix afin que les entreprises puissent maintenir ou augmenter leurs marges bénéficiaires.

Lorsque l’inflation reste élevée et que l’on s’attend à ce qu’elle le reste, les travailleurs peuvent demander des augmentations de salaire pour faire face à la hausse du coût de la vie. C’est ce que l’on appelle l’inflation intégrée, qui se produit lorsque les entreprises augmentent les prix de leurs produits ou services pour compenser les augmentations de salaires et maintenir leurs marges bénéficiaires. Cela crée une boucle, ou une spirale salaires-prix. À mesure que les prix augmentent, les travailleurs exigent des salaires plus élevés pour suivre l’inflation et le coût élevé de la vie, ce qui contribue encore davantage à l’inflation.

Comment calculer le taux d’inflation

Pour calculer le taux d’inflation, vous devez connaître le prix actuel du bien ou du service et le coût de ce bien ou de ce service au cours de l’année où vous souhaitez calculer le taux.

Taux d’inflation = (IPC actuel – IPC précédent) / IPC précédent x 100

Cette méthode peut être appliquée au monde réel pour n’importe quel prix de biens ou de services, à condition de connaître le prix précédent. Par exemple, si vous souhaitez calculer le taux d’inflation d’une livre de cerises par rapport à l’année dernière, vous pouvez utiliser la formule ci-dessus. Si les cerises coûtaient 6,99 $ la livre en mai 2024 et 8,99 $ la livre en mai 2025, vous pouvez calculer le taux d’inflation comme suit :

Taux d’inflation = (8,99 $ – 6,99 $) / 6,99 $ x 100

Taux d’inflation = 28,61 %

Qui profite de l’inflation?

Les entreprises qui peuvent augmenter leurs prix et tirer profit de ces prix gonflés sont celles qui bénéficient le plus de l’inflation. Plus précisément, les secteurs tels que l’immobilier et les supermarchés sont les plus avantagés lorsque l’inflation est élevée. Une fois que les prix sont augmentés en raison de l’inflation, ils ne retombent pas à leur niveau antérieur, étant donné que les augmentations sont généralisées et ne se limitent pas à un pic ponctuel, comme lorsque la sécheresse affecte les récoltes de laitues. Au contraire, ils stagnent ou augmentent beaucoup plus lentement une fois l’inflation maîtrisée.

Qui souffre de l’inflation?

L’inflation nuit aux consommateurs, en particulier à ceux qui ont des revenus faibles ou fixes, car elle érode le pouvoir d’achat. Lorsque les revenus restent inchangés alors que le coût de tout augmente, vous en avez moins qu’avant pour votre argent. Les personnes à faible revenu ou disposant d’un budget fixe consacrent généralement une part importante de leur revenu à des dépenses comme le loyer et la nourriture, dont il est difficile de se passer lorsque les prix augmentent. Pour s’adapter, elles doivent sacrifier d’autres dépenses, ce qui affecte leur niveau de vie.

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Foire aux questions (FAQ) sur l’inflation et l’IPC au Canada

Qu’est-ce que le taux d’inflation?

Le taux d’inflation est une mesure du rythme auquel les prix des biens et des services augmentent et, par conséquent, le pouvoir d’achat diminue. Les banques centrales tentent de limiter l’inflation afin de maintenir le bon fonctionnement de l’économie.

Quel est le taux d’inflation actuel au Canada?

Le taux d’inflation du Canada s’est établi à 3,0 % sur un an en juillet 2026, en hausse par rapport à 2,8 % en juin, selon Statistique Canada. La prochaine publication de l’IPC, qui portera sur les données d’août, est prévue le 14 septembre 2026.

Pourquoi le taux d’inflation est-il important?

Le taux d’inflation est un indicateur économique important, car il affecte la valeur de la monnaie et indique la santé d’une économie. Un taux d’inflation modéré est généralement considéré comme normal dans une économie en croissance. Toutefois, une inflation élevée peut éroder le pouvoir d’achat et créer une incertitude économique.

Quel est l’impact de l’inflation sur les consommateurs?

L’inflation érode le pouvoir d’achat, ce qui signifie que les consommateurs doivent dépenser plus pour s’offrir la même quantité d’un bien ou d’un service pour lequel ils dépensaient moins auparavant. Cette situation affecte les personnes à faible revenu ou disposant d’un budget fixe, car elles doivent dépenser une plus grande partie de leur revenu à mesure que les prix augmentent, ce qui réduit leur niveau de vie.

Qu’est-ce que la désinflation?

La désinflation se produit lorsque le rythme de la hausse des prix ralentit, alors que les prix continuent malgré tout d’augmenter. Le Canada a traversé une longue période de désinflation en 2023 : l’IPC global est passé d’un sommet de 8,1 % en juin 2022 à 3,4 % en décembre 2023, sans que les prix reculent pour autant.

Qu’est-ce que la déflation?

La déflation est le contraire de l’inflation et se produit lorsque les prix baissent rapidement. Bien que cela puisse sembler une bonne chose pour ceux qui luttent pour supporter des prix trop élevés, une baisse rapide des prix peut entraîner une diminution des bénéfices des entreprises, car les consommateurs hésitent à dépenser en attendant que les prix baissent davantage. Si la baisse des prix se prolonge, elle peut entraîner des pertes d’emplois et des réductions de salaires qui affectent l’ensemble de l’économie.

La déflation peut être un signal d’alarme indiquant qu’une récession est imminente ou en cours. Un exemple de déflation prolongée s’est produit au Canada pendant la Grande Dépression, lorsque les prix ont chuté de manière significative, entraînant une montée en flèche du taux de chômage.

Qu’est-ce qu’un taux d’intérêt réel négatif?

Les taux d’intérêt réels ont été corrigés de l’inflation. Ils peuvent être calculés comme le taux d’intérêt moins le taux d’inflation global. Ce calcul reflète plus précisément le coût réel des fonds pour les emprunteurs et le rendement réel pour les prêteurs ou les investisseurs.

Par exemple, si vous détenez une obligation canadienne avec un rendement de 4 % et que l’inflation est actuellement de 2,9 %, votre taux de rendement réel est de 1,1 %. Un taux d’intérêt réel négatif résulte d’une inflation supérieure au taux d’intérêt. Par exemple, votre obligation canadienne avec un rendement de 4 % alors que l’inflation est actuellement de 5 % se traduirait par un taux de rendement réel négatif de 1 %.

Un taux d’intérêt réel négatif se produit dans l’économie canadienne lorsque le taux directeur est inférieur à l’inflation. En mars 2022, le taux directeur était de 0,5 % et l’inflation de 6,7 %, soit un taux d’intérêt réel négatif de 6,2 %.

En conclusion

Le taux d’inflation au Canada, mesuré par l’indice des prix à la consommation (IPC), s’est accéléré à 3,0 % en juillet 2026, après 2,8 % en juin, sous l’effet de la hausse des prix de l’essence et des voyages, tandis que les mesures de l’inflation fondamentale de la Banque du Canada sont demeurées près de la cible de 2 %. La Banque du Canada surveille différentes mesures de l’IPC pour guider ses décisions de politique monétaire et s’efforce de maintenir l’inflation à l’intérieur d’une fourchette cible, ce qui a des répercussions sur l’économie globale et les taux d’intérêt.

Que vous soyez propriétaire avec un prêt hypothécaire, locataire, propriétaire d’une entreprise ou consommateur, il est essentiel de surveiller le taux d’inflation et de comprendre ses implications sur votre stratégie financière, vos projets d’achat immobilier et de prêt hypothécaire.

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À propos des contributeurs

Rédigé par

Ashley Howard

Révisé par

Samson Solomon

Expert en contenu hypothécaire

Samson est expert en contenu hypothécaire chez nesto, fort de plus de 25 ans d’expérience dans les services bancaires aux…