Taux d’inflation et IPC au Canada aujourd’hui
Le taux d’inflation correspond au taux d’augmentation du prix des biens et services dans l’économie canadienne au fil du temps. L’inflation est mesurée à l’aide de l’indice des prix à la consommation (IPC), qui mesure l’évolution des prix d’un panier de biens et de services au fil du temps.
La Banque du Canada se base sur les données de l’IPC pour surveiller l’incidence des mesures de politique monétaire sur l’économie et ajuster le taux d’intérêt directeur afin de ramener l’inflation à l’intérieur de la fourchette cible. Le taux d’inflation du Canada a fléchi à 2,8 % en juin, après 3,2 % en mai, la hausse des prix de l’essence ayant ralenti et les mesures de l’inflation fondamentale de la Banque du Canada étant tombées sous sa cible de 2 % pour la première fois cette année.
Les grandes lignes
- L’inflation mesure le rythme auquel les coûts des biens et des services augmentent d’une année sur l’autre.
- Lorsque la Banque du Canada prend des décisions de politique monétaire, elle surveille l’IPC-tronq, l’IPC-méd et l’IPC-comm plutôt que les mesures de l’inflation fondamentale.
- L’inflation est généralement déterminée par l’offre et la demande dans l’économie.
- L’IPC global du Canada a ralenti à 2,8 % en juin 2026, après 3,2 % en mai, la hausse des prix de l’essence ayant nettement décéléré; l’IPC-tronq (1,8 %) et l’IPC-méd (1,9 %) sont tous deux tombés sous la cible de 2 % de la Banque du Canada.
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Taux d’inflation actuel au Canada : 2,8 %
L’inflation a progressé de 2,8 % d’une année à l’autre en juin, en baisse par rapport à la hausse de 3,2 % enregistrée en mai. Ce ralentissement s’explique par une hausse plus modérée des prix de l’essence, qui ont augmenté de 20,5 % sur un an en juin, comparativement à 33,2 % en mai, les pourparlers diplomatiques et une entente de cessez-le-feu provisoire ayant fait reculer les prix mondiaux du pétrole. L’essence a chuté de 10,2 % sur un mois en juin, son plus fort recul mensuel depuis avril 2025. En excluant l’essence, l’IPC est demeuré stable à 2,2 %, inchangé par rapport à mai.
Les mesures de l’inflation fondamentale que surveille la Banque du Canada et sur lesquelles elle fonde ses décisions de politique monétaire ont fléchi en juin : l’IPC-tronq est passé à 1,8 % (contre 2,0 % en mai) et l’IPC-méd, à 1,9 % (contre 2,1 % en mai), tous deux tombant sous la cible de 2 % de la Banque pour la première fois en 2026. L’IPC-comm est demeuré plus près de la cible, à 2,6 %, peu changé par rapport à 2,7 % en mai.
Les transports (+6,7 %) ont mené la hausse des composantes en juin, suivis des loisirs, de la formation et de la lecture (+3,8 %), de l’alimentation (+3,5 %) et de la santé et des soins personnels (+2,5 %). Le logement (+1,5 %) a progressé à un rythme plus lent qu’en mai, et le fonctionnement, l’ameublement et l’équipement du ménage (-0,2 %) a été la seule composante à reculer.
Inflation par catégorie d’IPC, juin 2026
| Catégorie d’IPC | IPC |
|---|---|
| Transport | 6,7 % |
| Loisirs, éducation et lecture | 3,8 % |
| Alimentation | 3,5 % |
| Santé et soins personnels | 2,5 % |
| Boissons alcoolisées, produits du tabac et cannabis récréatif | 1,7 % |
| Logement | 1,5 % |
| Vêtements et chaussures | 1,5 % |
| Fonctionnement, ameublement et équipement du ménage | -0,2 % |
Taux d’inflation par province, juin 2026
| Province | Taux d’inflation |
|---|---|
| Nouvelle-Écosse | 4,7 % |
| Manitoba | 4,0 % |
| Saskatchewan | 4,0 % |
| Alberta | 3,4 % |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 3,8 % |
| Île-du-Prince-Édouard | 3,8 % |
| Nouveau-Brunswick | 3,8 % |
| Québec | 3,2 % |
| Colombie-Britannique | 2,8 % |
| Ontario | 2,0 % |
Les coûts de logement poursuivent leur ralentissement
Les Canadiens continuent de ressentir l’effet de la hausse des prix, mais la croissance du coût du logement a ralenti à 1,5 % sur un an en juin, après 1,7 % en mai. Le loyer demandé moyen pour l’ensemble des types de propriétés s’est établi à 2 033 $ en juin, en baisse de 4,3 % sur un an, un 21e mois consécutif de recul annuel, bien que le rythme du recul se soit atténué par rapport aux baisses de 4,7 % observées en avril et en mai. Sur une base mensuelle, les loyers ont progressé de 0,2 % par rapport à mai, une troisième hausse saisonnière consécutive. La Nouvelle-Écosse (+3,7 %), le Manitoba (+0,8 %) et la Saskatchewan (+0,8 %) ont été les seules provinces à afficher une hausse annuelle des loyers en juin, tandis que la Colombie-Britannique et l’Ontario (-5,3 % chacune) ont enregistré les plus fortes baisses. Le ralentissement de la croissance démographique, attribuable à la réduction des cibles d’immigration et à la diminution du nombre de résidents non permanents, a atténué la demande locative dans plusieurs marchés, même si le coût élevé de l’emprunt continue d’inciter certains acheteurs potentiels à demeurer locataires plus longtemps.
La hausse des taux d’intérêt continue de rendre l’achat immobilier plus cher, obligeant de nombreuses personnes à rester sur le marché de la location et créant une concurrence accrue qui se répercute sur les prix des loyers. Les coûts du logement, qui comprennent les prix des loyers, continuent d’être le principal facteur d’inflation parmi les huit composantes de l’IPC.
Qu’est-ce que l’inflation et comment la mesure-t-on
L’inflation mesure l’augmentation du coût des biens et des services au fil du temps. L’inflation réduit le pouvoir d’achat au fil du temps; à mesure que l’inflation augmente, votre dollar n’a plus la même valeur qu’auparavant.
L’inflation est mesurée à l’aide de l’indice des prix à la consommation (IPC), qui mesure l’évolution des prix en comparant les prix de détail d’un panier de biens et de services au fil du temps. L’IPC est divisé en huit grandes catégories, chacune étant pondérée et se voyant attribuer une part en fonction de l’importance du bien ou du service selon les habitudes de dépenses des consommateurs. Les pondérations du panier sont généralement mises à jour sur une base annuelle.
Pondérations du panier de l’IPC
| Catégorie | Poids du panier de l’IPC |
|---|---|
| Logement | 28,30 % |
| Transport | 18,54 % |
| Alimentation | 16,93 % |
| Fonctionnement, ameublement et équipement du ménage | 12,80 % |
| Loisirs, éducation et lecture | 9,81 % |
| Santé et soins personnels | 5,40 % |
| Vêtements et chaussures | 4,50 % |
| Boissons alcoolisées, produits du tabac et cannabis récréatif | 3,73 % |
L’IPC est calculé sur la base de la variation en pourcentage sur une période de 12 mois et constitue un indicateur clé des pressions inflationnistes dans l’économie canadienne. Les données de l’IPC sont mesurées dans chaque province et territoire et pondérées en fonction de l’importance de cette province dans les dépenses de consommation au Canada.
Pondérations du panier de l’IPC par province
| Lieu | Poids |
|---|---|
| Canada | 100 % |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 1,32 % |
| Île-du-Prince-Édouard | 0,36 % |
| Nouvelle-Écosse | 2,50 % |
| Nouveau-Brunswick | 1,92 % |
| Québec | 20,74 % |
| Ontario | 39,76 % |
| Manitoba | 3,18 % |
| Saskatchewan | 2,85 % |
| Alberta | 12,56 % |
| Colombie-Britannique | 14,63 % |
| Whitehorse, Yukon | 0,08 % |
| Yellowknife, Territoires du Nord-Ouest | 0,07 % |
| Iqaluit, Nunavut | 0,03 % |
Les mesures de l’inflation fondamentale privilégiées par la Banque du Canada
La Banque du Canada suit trois mesures de l’inflation fondamentale et s’en sert pour prendre ses décisions de politique monétaire.
IPC-tronq
Cette mesure exclut les composantes de l’IPC dont les prix ont connu des variations extrêmes au cours d’un mois donné. Cette mesure réduit l’impact des variations volatiles dues à des conditions qui n’affectent qu’une composante spécifique. Par exemple, une sécheresse extrême affectant les prix des cultures pourrait gonfler artificiellement la composante alimentaire au cours d’un mois donné. L’IPC-tronq supprime 40 % du panier total de l’IPC, calculé en supprimant les 20 % les plus élevés et les 20 % les plus bas des variations de prix mensuelles pondérées.
IPC-méd
Cette mesure filtre également les mouvements de prix volatils pour des composantes similaires à l’IPC-tronq. Elle utilise toutefois le point médian, ou la médiane, de la variation de prix de la fourchette d’un composant.
IPC-comm
Cette mesure suit les variations de prix qui sont communes à toutes les catégories du panier. Un modèle statistique appelé modèle factoriel détecte les variations communes, en filtrant les mouvements de prix spécifiques à un composant.
Où s’oriente le taux directeur de la Banque du Canada?
La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % le 15 juillet 2026, un sixième maintien consécutif, jugeant que le taux actuel convient pour soutenir la reprise économique et ramener l’inflation à sa cible de 2 %. La Banque a indiqué que la croissance reprend de la vigueur après un début d’année plus faible et que l’inflation devrait s’atténuer progressivement, tout en signalant que l’incertitude liée à la guerre au Moyen-Orient et à la politique commerciale américaine demeure élevée. Les autorités monétaires ont précisé qu’elles étaient « prêtes à ajuster la politique monétaire au besoin ». La prochaine annonce de taux est prévue le 2 septembre 2026, et le prochain Rapport sur la politique monétaire complet sera publié le 28 octobre 2026.
Pour un résumé complet de la décision de juillet, consultez notre article À quoi s’attendre de l’annonce des taux de la Banque du Canada, et pour une perspective à plus long terme, nos Prévisions des taux hypothécaires au Canada.
Le 15 juillet, la Banque du Canada a maintenu son taux cible du financement à un jour à 2,25 % pour une sixième décision consécutive, laissant le taux préférentiel inchangé à 4,45 %. La conjoncture paraît plus stable qu’au printemps : la croissance a rebondi pour s’établir à environ 2,5 % au deuxième trimestre, et le taux de chômage s’est maintenu à 6,5 % en juin, dans la fourchette de 6,5 % à 7 % qu’il occupe depuis la fin de 2024. L’inflation demeure toutefois l’élément à surveiller. Le conflit au Moyen-Orient a continué d’alimenter la volatilité des prix du pétrole, ce qui a porté l’inflation globale à 3,2 % en mai, même si les mesures de l’inflation fondamentale sont demeurées plus près de 2 %. La Banque prévoit que l’inflation ralentira pour s’établir à environ 2,5 % dans la deuxième moitié de 2026, puis reviendra à la cible de 2 % au début de 2027. Le gouverneur Tiff Macklem l’a dit sans détour :
« Nous ne laisserons pas les prix plus élevés du pétrole se transformer en inflation persistante. »
Contrairement aux déclarations précédentes, la Banque a retiré ses mentions explicites d’éventuelles hausses consécutives ou d’une baisse attribuable aux tensions commerciales, un signe qu’elle juge désormais les risques plus équilibrés plutôt qu’orientés dans un sens précis. Les marchés obligataires tablent largement sur un statu quo le 2 septembre, avec une probabilité de 13% d’une hausse de 25 points de base. D’ici le 28 octobre, ils évaluent une probabilité de 45 % d’une hausse. Consultez la déclaration préliminaire ainsi que notre analyse post-annonce sur la stratégie hypothécaire pour comprendre ce que cela signifie pour les prévisions des taux hypothécaires au Canada.
Historique des taux d’inflation au Canada
Le tableau ci-dessous donne un aperçu historique sur 10 ans des taux d’inflation au Canada, de janvier 2015 à aujourd’hui.
Données de Banque du Canada
| Année | Jan | Fév | Mar | Avr | Mai | Juin | Juil | Août | Sept | Oct | Nov | Déc |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2016 | 2,0 % | 1,4 % | 1,3 % | 1,7 % | 1,5 % | 1,5 % | 1,3 % | 1,1 % | 1,3 % | 1,5 % | 1,2 % | 1,5 % |
| 2017 | 2,1 % | 2,0 % | 1,6 % | 1,6 % | 1,3 % | 1,0 % | 1,2 % | 1,4 % | 1,6 % | 1,4 % | 2,1 % | 1,9 % |
| 2018 | 1,7 % | 2,2 % | 2,3 % | 2,2 % | 2,2 % | 2,5 % | 3,0 % | 2,8 % | 2,2 % | 2,4 % | 1,7 % | 2,0 % |
| 2019 | 1,4 % | 1,5 % | 1,9 % | 2,0 % | 2,4 % | 2,0 % | 2,0 % | 1,9 % | 1,9 % | 1,9 % | 2,2 % | 2,2 % |
| 2020 | 2,4 % | 2,2 % | 0,9 % | -0,2 % | -0,4 % | 0,7 % | 0,1 % | 0,1 % | 0,5 % | 0,7 % | 1,0 % | 0,7 % |
| 2021 | 1,0 % | 1,1 % | 2,2 % | 3,4 % | 3,6 % | 3,1 % | 3,7 % | 4,1 % | 4,4 % | 4,7 % | 4,7 % | 4,8 % |
| 2022 | 5,1 % | 5,7 % | 6,7 % | 6,8 % | 7,7 % | 8,1 % | 7,6 % | 7,0 % | 6,9 % | 6,9 % | 6,8 % | 6,3 % |
| 2023 | 5,9 % | 5,2 % | 4,3 % | 4,4 % | 3,4 % | 2,8 % | 3,3 % | 4,0 % | 3,8 % | 3,1 % | 3,1 % | 3,4 % |
| 2024 | 2,9 % | 2,8 % | 2,9 % | 2,7 % | 2,9 % | 2,7 % | 2,5 % | 2,0 % | 1,6 % | 2,0 % | 1,9 % | 1,8 % |
| 2025 | 1,9 % | 2,6 % | 2,3 % | 1,7 % | 1,7 % | 1,9 % | 1,7 % | 1,9 % | 2,4 % | 2,2 % | 2,2 % | 2,4 % |
| 2026 | 2,3 % | 1,8 % | 2,4 % | 2,8 % | 3,2 % | 2,8 % |
Quels sont les moteurs de l’inflation?
L’offre et la demande dans l’économie sont généralement les principaux moteurs de l’inflation. La demande de produits ou de services peut parfois être supérieure à l’offre disponible. Dans ce cas, les prix augmentent pour combler l’écart. C’est ce que l’on appelle l’inflation par la demande, qui s’est produite récemment dans l’économie lorsque les entreprises ont licencié des employés pendant la pandémie et ont ensuite dû faire face à des pénuries de main-d’œuvre, incapables de répondre à l’augmentation de la demande.
La hausse des prix due à l’augmentation des coûts de production peut entraîner une augmentation des prix. C’est ce que l’on appelle l’inflation par les coûts, qui s’est produite très récemment avec les prix du bois d’œuvre. Les entreprises qui dépendent du bois pour fabriquer leurs produits ont été touchées par des pénuries et des coûts plus élevés, ce qui a entraîné une augmentation de leurs coûts d’exploitation. Ces coûts supplémentaires sont répercutés sur les consommateurs par le biais d’augmentations de prix afin que les entreprises puissent maintenir ou augmenter leurs marges bénéficiaires.
Lorsque l’inflation reste élevée et que l’on s’attend à ce qu’elle le reste, les travailleurs peuvent demander des augmentations de salaire pour faire face à la hausse du coût de la vie. C’est ce que l’on appelle l’inflation intégrée, qui se produit lorsque les entreprises augmentent les prix de leurs produits ou services pour compenser les augmentations de salaires et maintenir leurs marges bénéficiaires. Cela crée une boucle ou une spirale salaires-prix. À mesure que les prix augmentent, les travailleurs exigent des salaires plus élevés pour suivre l’inflation et le coût élevé de la vie, ce qui contribue encore davantage à l’inflation.
Comment calculer le taux d’inflation
Pour calculer le taux d’inflation, vous devez connaître le prix actuel du bien ou du service et le coût de ce bien ou de ce service au cours de l’année où vous souhaitez calculer le taux.
Taux d’inflation = (IPC actuel – IPC précédent) / IPC précédent x 100
Cette méthode peut être appliquée au monde réel pour n’importe quel prix de biens ou de services, à condition de connaître le prix précédent. Par exemple, si vous souhaitez calculer le taux d’inflation d’une livre de cerises par rapport à l’année dernière, vous pouvez utiliser la formule ci-dessus pour déterminer le taux d’inflation. Si les cerises coûtaient 6,99 $ la livre en mai 2024 et 8,99 $ la livre en mai 2025, vous pouvez calculer le taux d’inflation comme suit :
Taux d’inflation = (8,99 $ – 6,99 $) / 6,99 $ x 100
Taux d’inflation = 28,61 %
Qui profite de l’inflation?
Les entreprises qui peuvent augmenter leurs prix et tirer profit de ces prix gonflés sont celles qui bénéficient le plus de l’inflation. Plus précisément, les secteurs tels que l’immobilier et les supermarchés sont les plus avantagés lorsque l’inflation est élevée. Une fois que les prix sont augmentés en raison de l’inflation, ils ne retombent pas à leur niveau antérieur, étant donné que les augmentations sont généralisées et ne se limitent pas à un pic ponctuel, comme lorsque la sécheresse affecte les récoltes de laitues. Au contraire, ils stagnent et restent inchangés ou augmentent beaucoup plus lentement une fois l’inflation maîtrisée.
Qui souffre de l’inflation?
L’inflation nuit aux consommateurs, en particulier à ceux qui ont des revenus faibles ou fixes, car elle érode le pouvoir d’achat. Lorsque les revenus restent inchangés alors que le coût de tout augmente, vous en avez moins qu’avant pour votre argent. Les personnes à faible revenu ou disposant d’un budget fixe consacrent généralement une part importante de leur revenu à des dépenses comme le loyer et la nourriture, dont il est difficile de se passer lorsque les prix augmentent. Pour s’adapter, elles doivent sacrifier d’autres dépenses, ce qui affecte leur niveau de vie.
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Foire aux questions (FAQ) sur taux d’inflation et IPC au Canada
Qu’est-ce que le taux d’inflation?
Le taux d’inflation est une mesure du rythme auquel les prix des biens et des services augmentent et, par conséquent, le pouvoir d’achat diminue. Les banques centrales tentent de limiter l’inflation afin de maintenir le bon fonctionnement de l’économie.
Quel est le taux d’inflation actuel au Canada?
Le taux d’inflation du Canada s’est établi à 2,8 % sur un an en juin 2026, en baisse par rapport à 3,2 % en mai, selon Statistique Canada. La prochaine publication de l’IPC, qui portera sur les données de juillet, est prévue le 17 août 2026.
Pourquoi le taux d’inflation est-il important?
Le taux d’inflation est un indicateur économique important, car il affecte la valeur de la monnaie et indique la santé d’une économie. Un taux d’inflation modéré est généralement considéré comme normal dans une économie en croissance. Toutefois, une inflation élevée peut éroder le pouvoir d’achat et créer une incertitude économique.
Quel est l’impact de l’inflation sur les consommateurs?
L’inflation érode le pouvoir d’achat, ce qui signifie que les consommateurs doivent dépenser plus pour s’offrir la même quantité d’un bien ou d’un service pour lequel ils dépensaient moins auparavant. Cette situation affecte les personnes à faible revenu ou disposant d’un budget fixe, car elles doivent dépenser une plus grande partie de leur revenu à mesure que les prix augmentent, ce qui réduit leur niveau de vie.
Qu’est-ce que la désinflation?
La désinflation se produit lorsque le rythme de la hausse des prix ralentit. Cela signifie que les prix continuent d’augmenter, mais beaucoup plus lentement qu’auparavant. Le rapport de l’IPC de juin 2026 au Canada illustre bien la désinflation : l’inflation globale a ralenti à 2,8 %, après 3,2 % en mai, et les mesures de l’inflation fondamentale de la Banque du Canada ont fléchi elles aussi.
Qu’est-ce que la déflation?
La déflation est le contraire de l’inflation et se produit lorsque les prix baissent rapidement. Bien que cela puisse sembler une bonne chose pour ceux qui luttent pour supporter des prix trop élevés, une baisse rapide des prix peut entraîner une diminution des bénéfices des entreprises, car les consommateurs hésitent à dépenser de l’argent en attendant que les prix baissent davantage. Si la baisse des prix se prolonge, elle peut entraîner des pertes d’emplois et des réductions de salaires qui affectent l’ensemble de l’économie.
La déflation peut être un signal d’alarme indiquant qu’une récession est imminente ou en cours. Un exemple de déflation prolongée s’est produit au Canada pendant la Grande Dépression, lorsque les prix ont chuté de manière significative, entraînant une montée en flèche du taux de chômage.
Qu’est-ce qu’un taux d’intérêt réel négatif?
Les taux d’intérêt réels ont été corrigés de l’inflation. Ils peuvent être calculés comme le taux d’intérêt moins le taux d’inflation global. Ce calcul reflète plus précisément le coût réel des fonds pour les emprunteurs et le rendement réel pour les prêteurs ou les investisseurs.
Par exemple, si vous détenez une obligation canadienne avec un rendement de 4 % et que l’inflation est actuellement de 2,9 %, votre taux de rendement réel est de 1,1 %. Un taux d’intérêt réel négatif résulte d’une inflation supérieure au taux d’intérêt. Par exemple, votre obligation canadienne avec un rendement de 4 % alors que l’inflation est actuellement de 5 % se traduirait par un taux de rendement réel négatif de 1 %.
Un taux d’intérêt réel négatif se produit dans l’économie canadienne lorsque le taux directeur est inférieur à l’inflation. En mars 2022, le taux directeur était de 0,5 % et l’inflation de 6,7 %, soit un taux d’intérêt réel négatif de 6,2 %.
En conclusion
Le taux d’inflation au Canada, mesuré par l’indice des prix à la consommation (IPC), est un indicateur économique important qui a ralenti à 2,8 % en juin 2026, après 3,2 % en mai, la hausse des prix de l’essence ayant été plus modérée et l’inflation fondamentale étant tombée sous la cible de 2 % de la Banque du Canada. La Banque du Canada surveille différentes mesures de l’IPC pour guider ses décisions de politique monétaire et s’efforce de maintenir l’inflation à l’intérieur d’une fourchette cible, ce qui a des répercussions sur l’économie globale et les taux d’intérêt.
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