Immobilier

À quel point le prix des propriétés augmentera-t-il d'ici à 2024?

À quel point le prix des propriétés augmentera-t-il d'ici à 2024?

Table des matières

    Face à un marché immobilier en constante évolution, les propriétaires et les acheteurs potentiels restent attentifs aux tendances en matière de prix.  Si vous êtes sur le marché, vous avez sans doute constaté la rareté de l’offre. Quand est-ce que le nombre d’inscriptions augmentera, et quelle sera l’ampleur de l’augmentation du prix des propriétés dans les années à venir? S’il est difficile de répondre avec précision à ces questions, une chose est sûre : le paysage immobilier a radicalement changé au cours de la dernière année.

    Avec des taux d’intérêt qui atteignent des sommets inégalés depuis 2008, de plus en plus de gens attendent que les taux se stabilisent ou redescendent à des valeurs équivalentes à celles observées durant la pandémie. Bien qu’il soit impossible de prédire ce qui se passera d’une année à l’autre, cet article vous donnera de précieuses informations sur ce que les experts anticipent pour le marché de l’immobilier au cours des années à venir.


    Les grandes lignes

    • L’ACI prévoit une baisse des ventes et des prix des propriétés en 2023, suivie d’une reprise en 2024.
    • La SCHL prévoit également une baisse des prix des propriétés et une pénurie de l’offre tout au long de l’année 2023, avec une reprise en 2024 et 2025.
    • L’interdiction actuelle visant les acheteurs étrangers prendra fin en 2025, ce qui pourrait stimuler la concurrence sur le marché et alimenter la croissance des prix si la pénurie persiste.

    Est-ce la première fois que vous achetez une maison?

    L’Association canadienne de l’immeuble (ACI) prédit les prix pour 2023 et 2024

    L’Association canadienne de l’immeuble (ACI) a mis à jour ses prévisions trimestrielles concernant le volume des ventes et les prix des propriétés, prévoyant une baisse de 1,1 % des ventes en 2023 par rapport à 2022. Par ailleurs, les prix des propriétés en 2023 devraient diminuer de 4,8 % sur une base annuelle. Après presque un an sans baisse majeure, les effets de la hausse des taux d’intérêt sur les ventes semblent être derrière nous. Les acheteurs devraient revenir lentement sur le marché immobilier après avoir attendu que les taux hypothécaires et les prix se stabilisent. 

    On prévoit une augmentation de 13,9 % des ventes en 2024. Les prix devraient également augmenter d’environ 4,7 %. Ces prévisions pourraient toutefois changer radicalement si la pénurie de logements augmente au Canada – les mises en vente de nouvelles propriétés sont actuellement à leur niveau le plus bas en 20 ans. Par ailleurs, si une récession plus grave que prévu devait survenir en 2023, le marché de l’immobilier pourrait connaître des bouleversements de plus longue durée.

    En quoi des prix plus bas en 2023 pourraient-ils conduire à des prix plus élevés en 2024?

    Alors que le marché immobilier canadien continue de changer et d’évoluer, les prix plus bas que l’on observe aujourd’hui pourraient conduire à des prix plus élevés en 2024. Bien que cela puisse sembler contre-intuitif, ce raisonnement s’appuie sur plusieurs facteurs. Tout d’abord, de nombreux jeunes Canadiens ont du mal à accéder à la propriété dans le contexte actuel du marché, ce qui entraîne une augmentation de la demande pour des logements abordables. Si ces acheteurs ne peuvent pas entrer sur le marché maintenant, ils pourraient être tentés de le faire plus tard, lorsque les taux seront plus bas, ce qui ferait grimper les prix à mesure que la concurrence s’intensifie. 

    De plus, la diminution de l’offre sur le marché immobilier pourrait faire grimper les prix en 2024, dans la mesure où la construction de nouveaux logements est stagnante et où les propriétaires actuels préfèrent conserver leur logement en attendant une plus grande stabilité sur le marché. Seul le temps nous dira ce que l’avenir réserve au marché immobilier canadien, mais il est clair que les acheteurs et les vendeurs potentiels devraient suivre la situation de près afin de déterminer le meilleur moment pour acheter.

    Facteurs qui influencent le prix des propriétés au Canada

    Il existe quelques facteurs économiques importants qui ont un impact sur le prix des propriétés. En comprenant ces facteurs, les acheteurs et les vendeurs peuvent mieux naviguer sur le marché complexe de l’immobilier canadien.

    1. Inflation et politique de la Banque du Canada

    Lorsque le taux de chômage est bas et que l’économie est en croissance, les gens sont plus enclins à acheter des propriétés, ce qui fait grimper la demande et les prix. Les politiques gouvernementales, comme les mesures incitatives fiscales et les ajustements de taux d’intérêt, peuvent également avoir un impact sur les prix des habitations. Des mesures incitatives comme le régime d’accession à la propriété (RAP) peuvent encourager les gens à entrer sur le marché immobilier, ce qui accroît la demande. En revanche, la taxe anti-flip et l’interdiction imposée aux acheteurs étrangers contribuent à réduire la demande. 

    Les taux d’intérêt sont un autre facteur qui influence fortement le marché du logement. Quand les taux d’intérêt étaient bas, les emprunts étaient plus abordables et un plus grand nombre de personnes avaient les moyens d’accéder à la propriété. Maintenant que les taux d’intérêt sont plus élevés, c’est le contraire qui se produit. La demande diminue, car de nombreuses personnes se trouvent dans l’incapacité de remplir les conditions requises, ce qui entraîne une diminution des ventes et une baisse des prix.

    2. Nouvelles inscriptions et nouvelles constructions

    Le rapport entre l’offre et la demande sur le marché de l’immobilier joue un rôle important. Si le nombre de logements à vendre est limité, les prix seront probablement plus élevés. Cela entraîne une certaine hésitation de la part des propriétaires à mettre leur maison en vente parce qu’ils ont du mal à trouver une nouvelle propriété qui leur convienne ou à obtenir le prix voulu pour leur habitation actuelle. Ces propriétaires préfèrent alors attendre que les conditions du marché s’améliorent. 

    Les nouvelles constructions influencent également le prix des propriétés. Les projets de construction neuve sont moins nombreux actuellement, en raison de l’augmentation du coût des matériaux et de la pénurie de main-d’œuvre. Cette pénurie de logements neufs alimente le faible niveau des stocks, ce qui signifie qu’il y a moins de logements neufs à la disposition des acheteurs. Avec moins d’habitations parmi lesquelles choisir, les acheteurs sont plus susceptibles de se retrouver dans des guerres d’enchères, ce qui fait grimper les prix.

    3. Prix des logements dans les quartiers et fluctuations du marché

    Un autre facteur important est l’emplacement : les résidences situées dans des quartiers recherchés ou à proximité de commodités prisées (comme les écoles, les centres commerciaux et les transports en commun) se vendent à des prix plus élevés. Ce phénomène peut être attribué à la théorie de l’offre de loyers, selon laquelle les prix ont tendance à être plus élevés dans les centres-villes et beaucoup plus bas à mesure que l’on s’éloigne de ceux-ci. 

    Cette tendance s’est récemment inversée lorsque, pendant la pandémie, de nombreuses personnes ont pu travailler à distance et ont souhaité disposer d’un plus grand espace de vie, car elles passaient plus de temps à la maison. Ces acheteurs ont échangé la proximité contre de plus grandes maisons, de plus grands jardins et un mode de vie de banlieue ou de petite ville. Cette évolution des prix de l’immobilier dans les grands centres urbains a entraîné une chute spectaculaire des prix, tandis que les prix dans les banlieues et les petites villes entourant ces zones urbaines ont augmenté, réduisant ainsi l’écart de prix.

    Comment prédire les prix des logements et quels sont les indicateurs de marché à surveiller?

    Prédire les prix immobiliers peut s’avérer difficile, mais la compréhension des tendances actuelles du marché et l’analyse des changements économiques peuvent fournir des informations et des conseils précieux. Parmi ces tendances, on peut citer le taux de chômage, l’inflation et même la croissance démographique. Un autre facteur à ne pas négliger est l’emplacement, puisque les prix varient considérablement selon la région où l’on se trouve. Voici ce que quelques experts prévoient pour le marché immobilier au cours des années à venir.

    Prévisions des prix du marché immobilier pour 2023

    Selon les Perspectives du marché de l’habitation pour le printemps 2023 de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), on observera une baisse des prix des propriétés et une pénurie de l’offre tout au long de l’année 2023. La hausse des taux d’intérêt rend l’accession à la propriété plus difficile, tandis que le manque d’offre s’aggrave, ce qui laisse moins d’options aux acheteurs potentiels. La baisse des prix observée jusqu’à présent devrait s’achever à la fin du quatrième trimestre 2023. 

    Prévisions des prix du marché immobilier pour 2024

    Gustavo Durango, économiste principal à la SCHL, prévoit dans le scénario de base qu’une récession potentiellement modérée en 2023 sera suivie d’une période de reprise en 2024. Associée à une hausse de l’immigration, cette reprise économique contribuera à accroître la demande de logements, mais des problèmes subsisteront en ce qui concerne l’accessibilité financière et le manque d’offre. 

    Dans un autre scénario, on a tenu compte de ce qui pourrait se produire si l’inflation et les taux d’intérêt restaient élevés pendant une période plus longue. Dans ce cas, les ménages pourraient être confrontés à de nouvelles hausses des taux d’intérêt et à des niveaux d’endettement accrus. Cela pourrait conduire à une croissance plus faible en 2024 que celle prévue dans le scénario de base.

    Prévisions des prix du marché immobilier pour 2025

    Comme dans le cas des prévisions pour 2024, l’augmentation de l’immigration et la poursuite de la reprise économique alimenteront la demande jusqu’en 2025, même si l’accessibilité et le manque d’offre suscitent encore des inquiétudes.

    Il est important de noter que l’interdiction visant les acheteurs étrangers, qui interdit actuellement l’achat de biens immobiliers résidentiels par des personnes qui ne sont pas citoyens canadiens ou résidents permanents, devrait prendre fin en 2025. Cela pourrait stimuler la concurrence sur le marché et entraîner une hausse des prix de l’immobilier si la pénurie de logements persiste jusqu’en 2025.

    En conclusion

    Les propriétaires et les acheteurs potentiels doivent suivre de près les tendances de l’immobilier et les éléments qui influencent la demande et les prix, tout en évaluant les options qui s’offrent à eux. Dans l’ensemble, il ne fait aucun doute que l’immobilier traverse actuellement une période intéressante, et seul le temps nous dira ce qu’il en est.

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