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Une récession rétablira-t-elle l'accessibilité à la propriété? Voici ce que disent les experts

Une récession rétablira-t-elle l'accessibilité à la propriété? Voici ce que disent les experts

Table des matières

    Pour bon nombre d’acheteurs potentiels, devenir propriétaire reste un rêve inaccessible, en particulier dans les grandes villes comme Toronto et Vancouver. Le climat économique actuel amène de nombreux acheteurs potentiels à se poser la question suivante : une récession améliorera-t-elle l’accessibilité à la propriété? Examinons cette question complexe et voyons ce que les experts en pensent.


    Les grandes lignes

    • Il est peu probable qu’une récession sévère rétablisse l’accessibilité à la propriété, même dans le pire des scénarios.
    • La croissance démographique et l’offre limitée de logements pourraient contribuer à maintenir les prix à un niveau élevé.
    • Les conséquences à long terme du manque persistant d’accessibilité à la propriété pourraient menacer l’économie canadienne.

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    Selon Desjardins, une grave récession ne rendrait probablement pas le logement plus abordable à Toronto

    Une étude récente menée par Jimmy Dean, économiste en chef et stratège de Desjardins, et Marc Desormeaux, économiste principal, suggère que même un ralentissement économique majeur comparable à la récession des années 1990 ne rendrait pas le logement beaucoup plus abordable à Toronto. Cette conclusion est basée sur le scénario le plus pessimiste qui verrait la valeur moyenne des propriétés à Toronto diminuer de 16 % ou d’environ 185 000 $ d’ici la fin de 2024 et de 30 % ou d’environ 340 000 $ d’ici la fin de 2025. 

    Toutefois, si le scénario improbable devait se réaliser et que nous assistions à une crise financière comme celle des années 90, le ratio prix/revenu disponible par habitant à Toronto ne ferait que revenir aux niveaux élevés observés à la fin de l’année 2015. Ces données soulignent que même dans le pire des cas, une récession sévère pourrait ne pas soulager les acheteurs potentiels en termes d’accessibilité.

    La croissance démographique et l’offre limitée de logements pourraient maintenir les prix à la hausse

    Une croissance démographique soutenue et une offre limitée de nouveaux logements pourraient faire grimper les prix de l’immobilier bien au-delà de leur niveau le plus élevé, ce qui aggraverait encore le problème de l’accessibilité pour les acheteurs. Plus il y a de gens qui vivent au Canada, plus il faut de logements, et il y a aujourd’hui un déséquilibre évident entre la population et le nombre de logements disponibles. La loi de l’offre et de la demande veut que les prix augmentent lorsque la demande, en l’occurrence de logements, dépasse l’offre disponible. 

    Le logement est une force dominante dans l’économie canadienne et constitue l’une des huit composantes principales, représentant environ 28 % de la part du panier de l’IPC. L’augmentation des taux d’intérêt et des prix des loyers contribue à la hausse de l’IPC et des taux d’inflation au Canada. La croissance économique a été de 0,8 % au premier trimestre et a stagné (0 %) au deuxième trimestre 2023, les investissements dans le logement diminuant en raison des coûts d’emprunt plus élevés et d’une demande plus faible. 

    La croissance du PIB au fil du temps peut être considérée comme une cause d’inflation, ce qui maintient nos chiffres d’inflation au-dessus de l’objectif d’inflation de 2 % fixé par la Banque du Canada (BoC). Lorsque cela se produit, comme nous l’avons vu au cours de l’année écoulée avec les augmentations de taux d’intérêt, la seule ligne de conduite des législateurs est de continuer à augmenter les taux d’intérêt pour réduire l’inflation afin d’atteindre l’objectif, ce qui ne fait qu’aggraver la crise de l’inabordabilité.

    Comment le gouvernement envisage-t-il de s’attaquer au problème de l’accessibilité à la propriété?

    L’accessibilité à la propriété est un problème majeur, c’est pourquoi le gouvernement a mis en place de nombreuses mesures pour s’y attaquer. Ces initiatives introduites dans le cadre du budget 2022 auront pour priorité de rendre le logement plus abordable. Voici quelques-unes de ces mesures : 

    Lancement d’un nouveau fonds pour accélérer la construction de logements

    Le Fonds pour accélérer la construction de logements fournira une incitation financière aux gouvernements locaux pour encourager et accélérer les initiatives visant à augmenter l’offre de logements. Cette initiative de 4 milliards de dollars fournira des fonds aux villes et aux gouvernements autochtones pour accélérer la création de 100 000 nouveaux logements au Canada dans le cadre de la stratégie nationale pour le logement. 

    Construction de nouveaux logements abordables

    Dans le cadre de l’Initiative pour la création rapide de logements, 1,5 milliard de dollars supplémentaires seront investis pour construire rapidement de nouvelles unités de logement abordable, l’objectif étant d’engager tous les fonds d’ici mars 2024. Ce financement supplémentaire vise à créer 4 500 nouveaux logements abordables, dont au moins 25 % seront consacrés à des projets de logement destinés aux femmes.

    Une incitation plus souple pour l’achat d’une première propriété

    Conscient des obstacles auxquels se heurtent les nouveaux acheteurs, le gouvernement a prolongé l’Incitatif à l’achat d’une première propriété jusqu’au 21 mars 2024. Cette initiative vise à réduire les coûts d’emprunt pour les acheteurs d’une première propriété admissibles grâce à un prêt hypothécaire à capital partagé avec le gouvernement du Canada.

    Compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété

    Annoncé l’année dernière par le gouvernement et lancé au début de cette année, le compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété combine les avantages d’un REER et d’un CELI. Ce compte permet aux candidats à l’accession à la propriété d’épargner 8 000 $ par an jusqu’à un plafond de 40 000 $ à vie, les cotisations étant déductibles d’impôt et les retraits et tout revenu généré par les investissements n’étant pas imposables tant que les fonds sont utilisés pour l’achat d’une propriété.

    Interdiction des investissements étrangers dans l’immobilier canadien

    Afin de s’assurer que les logements appartiennent à des Canadiens plutôt qu’à des investisseurs étrangers, le gouvernement a imposé une interdiction sur les investissements étrangers dans l’immobilier canadien. L’interdiction est entrée en vigueur le 1er janvier 2023 et empêche les personnes qui ne sont pas des citoyens canadiens ou des résidents permanents, ainsi que les entreprises commerciales situées à l’extérieur du Canada, d’acheter des propriétés résidentielles pendant une période de deux ans dans les régions métropolitaines de recensement (RMR) ou les agglomérations de recensement (AR).

    Importance du maintien d’un marché immobilier abordable

    Le maintien d’un marché immobilier abordable est vital pour la santé de l’économie et le bien-être de la population. En disposant d’un logement stable, les gens peuvent participer davantage à la vie de la société. Le manque de logements abordables peut entraîner une augmentation du nombre d’itinérants et de l’inégalité sociale. 

    Le manque de logements abordables peut également dissuader des professionnels de s’installer dans des villes où leurs compétences sont requises et d’occuper des emplois qui maximiseront leur contribution à la société, simplement parce qu’ils n’ont pas les moyens de vivre dans ces villes. Les entreprises en subiraient les conséquences, car elles ne pourraient plus retenir les candidats potentiels, ce qui entraînerait une pénurie de main-d’œuvre. De plus, lorsque les Canadiens consacrent une si grande partie de leurs revenus au logement, il ne leur reste plus grand-chose à dépenser, ce qui affecte tous les aspects de notre vie et de l’économie.

    Foire aux questions

    Bienvenue dans notre section foire aux questions (FAQ), où nous répondons aux questions les plus courantes, élaborées par nos experts hypothécaires afin de vous aider à prendre les meilleures décisions en matière de financement hypothécaire.

    Une récession est-elle prévue pour 2023 ou 2024?

    Les prévisions économiques ne sont jamais exactes à 100 %, mais certains économistes continuent de prédire une récession dans les années à venir. Toutefois, le moment exact et la gravité de cette récession potentielle restent incertains. Certains économistes s’attendaient à une légère récession au milieu de l’année 2023, qui ne s’est pas concrétisée. De nouvelles prévisions indiquent qu’une légère récession pourrait se produire au cours de l’année prochaine, si elle n’est pas déjà en cours.

    Une récession entraînera-t-elle une baisse des prix de l’immobilier?

    Bien qu’une récession puisse potentiellement entraîner une baisse des prix de l’immobilier, cela n’est pas garanti. De nombreux facteurs peuvent influencer l’impact d’une récession sur les prix de l’immobilier. Les principaux facteurs qui entraîneraient une baisse des prix de l’immobilier sont une forte augmentation du taux de chômage et une baisse de la confiance des consommateurs. Toutefois, ces facteurs peuvent être rapidement contrebalancés par des facteurs qui entraînent une augmentation des prix de l’immobilier, comme une croissance démographique soutenue et une offre limitée de logements, ce qui pourrait maintenir les prix de l’immobilier à un niveau plus élevé.

    Devrais-je acheter une propriété en période de récession?

    Il n’y a pas de réponse définitive à cette question, car elle dépend de votre situation personnelle. Si votre carrière et vos finances sont saines et que vous disposez d’un capital et de liquidités vous permettant de prétendre à un prêt hypothécaire, une récession pourrait être le moment idéal pour acheter si les prix de l’immobilier sont en baisse.

    En conclusion

    Si une récession peut entraîner une baisse des prix de l’immobilier, d’autres facteurs, comme la croissance démographique soutenue et l’offre limitée de logements, pourraient maintenir les prix à un niveau plus élevé. Rien ne garantit que si une récession devait se produire, elle rendrait le logement plus abordable, en particulier dans les grandes villes comme Toronto et Vancouver. Il est peu probable que les mesures gouvernementales visant à améliorer l’accessibilité à la propriété apportent une solution miracle à la crise de l’accessibilité. 

    Malgré cela, il est important de se rappeler que tout ralentissement économique est suivi d’une période de reprise qui pourrait faire grimper les prix encore plus haut. Les acheteurs potentiels doivent examiner attentivement leur situation financière personnelle et les risques éventuels liés à l’attente d’une récession pour acheter une propriété. 
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