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Qu'est-ce que l'inflation persistante? Comment nuit-elle à l'achat d'une propriété?

Qu'est-ce que l'inflation persistante? Comment nuit-elle à l'achat d'une propriété?
Écrit par
  • Ashley Howard
| Août 21, 2023
Révisé, Sep 26, 2023
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On parle d’inflation persistante lorsque les prix ne s’adaptent pas aussi rapidement aux variations de l’offre et de la demande, ce qui peut entraîner une inflation prolongée. Contrairement à d’autres formes d’inflation qui peuvent être facilement corrigées par l’ajustement des taux d’intérêt ou de l’offre monétaire, l’inflation persistante est un défi pour les banques centrales et les législateurs. 

Lorsque l’inflation devient persistante, ses effets économiques peuvent être plus longs, difficiles à contrôler et à maîtriser sans provoquer de récession. Une inflation persistante peut durer des années plutôt que des mois. Dans cet article, nous allons explorer le concept d’inflation persistante, son impact sur le marché immobilier et ses implications sur l’économie canadienne.


Les grandes lignes

  • L’inflation persistante est un type d’inflation qui se maintient à un niveau élevé ou supérieur à l’objectif d’inflation.
  • La Banque du Canada définit et ajuste sa politique monétaire pour atteindre son objectif d’inflation en suivant de près les données économiques et en ajustant les taux d’intérêt. 
  • L’inflation persistante représente un défi pour la Banque du Canada, qui doit trouver un juste milieu entre hausser les taux d’intérêt pour contrôler l’inflation et éviter de provoquer une récession.

Qu’est-ce que l’inflation persistante?

On parle d’inflation persistante lorsque les prix à la consommation et les salaires ne réagissent pas immédiatement ou pleinement aux variations de l’offre et de la demande dans l’économie. Au Canada, la Banque du Canada (BDC) se préoccupe principalement de l’inflation de base persistante. L’inflation de base est une lecture de l’indice des prix à la consommation (IPC) excluant les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie. Le risque est que l’inflation de base se maintienne au-dessus de l’objectif de 2 %, en raison de la supériorité de la demande sur l’offre dans l’économie. 

Le défi auquel la Banque du Canada est actuellement confrontée est qu’un relèvement trop rapide des taux d’intérêt peut entraîner l’économie dans une récession. Si les taux d’intérêt ne sont pas suffisamment relevés, les prix continueront d’augmenter et resteront élevés, ce qui conduira à une inflation persistante. Des taux d’intérêt plus élevés seront nécessaires pour rétablir la stabilité si l’inflation reste élevée.

Comment l’inflation persistante affecte-t-elle le marché immobilier canadien?

La persistance de l’inflation a un impact sur la politique monétaire. Lorsque l’inflation reste élevée, la Banque du Canada prend des mesures de politique monétaire en augmentant les taux d’intérêt. L’augmentation des taux hypothécaires aggrave la crise de l’accessibilité financière, puisque les coûts d’emprunt augmentent. Cela rend les hypothèques plus chères et diminue le pouvoir d’achat des acheteurs.

L’offre limitée de logements ne fait qu’aggraver la crise. Avec une pénurie de logements sur le marché, la demande dépasse l’offre, ce qui entraîne des guerres d’enchères et fait grimper les prix de l’immobilier. 

L’impact de l’inflation affecte également la capacité des ménages à obtenir un prêt hypothécaire. Avec l’augmentation des coûts et des taux d’intérêt, les prêteurs deviennent plus prudents. Il est donc plus difficile pour les particuliers de remplir les conditions d’obtention d’un prêt hypothécaire et d’acheter une propriété.

Causes de la persistance de l’inflation

There are several causes of sticky inflation in Canada, from the housing market’s status to how tight the labour market is in Canada– though not all are included in the core inflation data that the BoC uses to make interest rate decisions. The main driver of sticky core inflation is the imbalance between supply and demand in the economy. 

Marché immobilier

Jusqu’à présent, le marché immobilier n’a pas réagi comme le prévoyait la Banque du Canada lorsqu’elle a commencé à augmenter les taux d’intérêt. La vigueur du marché immobilier est actuellement attribuée au fait que les nouvelles constructions et les inscriptions sont inférieures à la demande, ce qui accentue la pression sur les prix. Avec un marché immobilier aussi tendu, la forte croissance de la population due à l’immigration alimente encore plus la pénurie du marché immobilier. 

La pénurie chronique de logements et les problèmes d’accessibilité se répercutent sur le marché de la location, ce qui stimule la demande et, par conséquent, les prix des loyers. Comme moins de personnes sont en mesure d’entrer sur le marché immobilier et que l’immigration reste forte, la demande de location augmente, dépassant l’offre et faisant grimper les prix à des niveaux inabordables.

Marché de l’emploi et croissance des salaires

Le marché de l’emploi au Canada reste tendu en raison de la forte croissance démographique due à l’immigration et de la vigueur de l’activité économique. Cette situation contribue à la fois à l’offre et à la demande dans l’économie, les nouveaux arrivants contribuant à atténuer les pénuries de main-d’œuvre. 

La vigueur du marché de l’emploi et le faible taux de chômage contribuent au maintien de la croissance des salaires, ce qui pourrait indiquer que l’économie est toujours en surchauffe, alimentant ainsi l’inflation. Les salaires ont récemment dépassé l’inflation, ce qui est une bonne nouvelle pour les travailleurs qui doivent faire face au coût élevé de la vie. Il s’agit toutefois d’une mauvaise nouvelle pour la Banque du Canada, dans la mesure où la croissance des salaires doit ralentir et le chômage augmenter pour contrôler l’inflation.

Dépenses de consommation et acceptation de l’inflation par le public 

Avec l’augmentation des taux d’intérêt, la Banque du Canada s’attendait à ce que les dépenses de consommation ralentissent; cependant, l’économie semble toujours avoir une demande accumulée excédentaire. Cela peut être attribué à la demande excédentaire pendant la pandémie, où les dépenses discrétionnaires comme les voyages et les repas au restaurant étaient interdits. Un autre facteur contribuant au niveau élevé des dépenses de consommation est que, pendant la pandémie, de nombreux ménages ont pu épargner et qu’ils puisent maintenant dans leurs économies pour effectuer des dépenses discrétionnaires, alors que l’économie s’est pleinement rouverte. 

À cela s’ajoute le fait que l’on s’attend à ce que l’inflation reste élevée. Comme la population accepte que l’inflation est là pour durer ou que les prix peuvent continuer à augmenter, elle est susceptible d’ajuster ses habitudes de consommation en dépensant son argent maintenant plutôt que plus tard, car elle pense que son pouvoir d’achat diminuera au fil du temps. Ce changement peut entraîner une augmentation de la consommation et de la croissance économique, car les gens achètent maintenant pour éviter de payer plus cher à l’avenir.

Dynamique du marché immobilier et de l’inflation combinés

La dynamique du marché immobilier, combinée à l’inflation, joue un rôle dans l’évolution du paysage économique dans son ensemble. Si l’inflation a un impact sur le comportement et le pouvoir d’achat des consommateurs, elle affecte également les prix des logements et des loyers, car de nombreux candidats à l’achat d’un logement sont exclus du marché. Cela peut avoir des conséquences économiques considérables, notamment des risques de bulles spéculatives et d’instabilité du marché.

Demande excessive sur le marché immobilier

Une demande excessive sur le marché immobilier signifie que le nombre d’acheteurs potentiels à la recherche d’une propriété est supérieur à l’offre existante. Ce déséquilibre entre l’offre et la demande peut entraîner une hausse des prix et une baisse du pouvoir d’achat.  

L’une des principales raisons de la demande excessive sur le marché immobilier est la pénurie de logements à vendre. Avec moins de propriétés sur le marché, les acheteurs potentiels sont obligés de se faire concurrence, ce qui fait grimper les prix. Cette concurrence accrue entre les acheteurs contribue à maintenir les prix élevés.

La croissance démographique due à l’augmentation de l’immigration ajoute actuellement à cette importante demande de logements. De plus, les investisseurs immobiliers et les propriétaires qui cherchent à se constituer un patrimoine par le biais d’un investissement immobilier et qui ont les moyens de faire face à l’augmentation des prix et des taux d’intérêt contribuent à cette demande.

Impact de l’inflation sur les coûts du logement

L’augmentation des taux d’inflation a une incidence directe sur le coût du logement. Les matériaux de construction, la main-d’œuvre et les autres coûts de construction augmentent avec l’inflation. Ces coûts plus élevés sont relayés aux acheteurs et locataires potentiels.

La hausse des taux hypothécaires, due aux augmentations de taux pour lutter contre l’inflation, rend les coûts d’emprunt plus élevés, ce qui les rend inabordables pour de nombreuses personnes. De plus, la rareté des stocks et les guerres d’enchères sur le marché immobilier alimentent l’excès de demande, ce qui fait encore grimper les prix. 

Comme des acheteurs potentiels sont exclus du marché, la demande excessive se répercute sur le marché locatif, ce qui accroît la concurrence et les prix. Lorsque les hypothèques arrivent à échéance, les propriétaires passent ces coûts accrus aux locataires par le biais d’augmentations de loyer.

L’influence des marchés boursiers sur l’économie canadienne

La fluctuation des cours boursiers a un impact direct sur les dépenses de consommation, la confiance des investisseurs et les coûts d’emprunt, ce qui se répercute sur le paysage économique dans son ensemble. Lorsque les cours boursiers se portent bien, la confiance des investisseurs a tendance à augmenter. Cela peut entraîner une augmentation des dépenses de consommation, car les individus se sentent plus à l’aise financièrement et sont prêts à faire des achats plus importants. En revanche, lorsque les cours boursiers baissent, la confiance des investisseurs peut diminuer, ce qui incite les consommateurs à se serrer la ceinture et à réduire leurs dépenses. 

La fluctuation des marchés boursiers peut également avoir une incidence sur les coûts d’emprunt. Lorsque les cours boursiers sont élevés, les taux d’intérêt ont tendance à augmenter en raison de la demande accrue d’obligations de la part des investisseurs, ce qui entraîne une hausse des coûts d’emprunt. Cela peut rendre un prêt hypothécaire plus coûteux pour les particuliers, ce qui risque de refroidir le marché immobilier. À l’inverse, en période de turbulences boursières, les taux d’intérêt sont susceptibles de baisser, les investisseurs recherchant des actifs plus sûrs comme les obligations, ce qui rend l’emprunt plus abordable et stimule le marché de l’immobilier. Dans le marché actuel, nous observons les deux, ce qui crée davantage de fluctuations et de volatilité sur les marchés des actions, de l’argent et de l’immobilier.

La lutte contre l’inflation persistante

Une inflation persistante peut avoir des conséquences économiques importantes, notamment sur le marché de l’immobilier. La Banque du Canada surveille de près l’inflation par le biais de l’IPC et de l’IPC de base. Les augmentations des taux d’intérêt sont utilisées comme un outil d’intervention visant à contrôler les pressions sur les prix, à maintenir la stabilité économique et à soutenir une croissance durable. 

Le défi consiste maintenant à équilibrer les hausses, car une augmentation trop forte peut entraîner une récession. Cependant, une augmentation insuffisante des taux d’intérêt permettrait à l’inflation de perdurer ou de continuer à augmenter.

Le rôle de la Banque du Canada dans la maîtrise du taux d’inflation

La Banque du Canada définit et met en œuvre la politique monétaire afin de maintenir la stabilité des prix et de promouvoir la croissance économique. L’un des principaux outils utilisés par la Banque du Canada pour contrôler l’inflation est l’ajustement de son taux directeur. En augmentant son taux directeur, la Banque du Canada vise à réduire la demande économique excessive. Une baisse des taux d’intérêt encourage les emprunts et les dépenses, ce qui stimule l’activité économique et risque d’accroître l’inflation.

La Banque du Canada surveille également de près divers indicateurs économiques, comme les prix à la consommation et le taux de chômage, afin d’évaluer le niveau des pressions inflationnistes dans l’économie. Sur la base de ces données, la Banque du Canada formule et ajuste sa politique monétaire afin d’atteindre son objectif en matière d’inflation. La capacité de la Banque du Canada à maîtriser l’inflation et les attentes du public à cet égard sont cruciales pour le maintien de la stabilité économique.

Données de Statistique Canada sur l’inflation persistante et les tendances du marché immobilier

Selon des données récentes de Statistique Canada, l’inflation persistante a eu un impact significatif sur le marché immobilier au pays. Les taux d’inflation ont augmenté, ce qui s’est traduit par une hausse des prix sur le marché immobilier.

Le dernier rapport de Statistique Canada montre que l’inflation a augmenté de 2,8 % en juin, en grande partie en raison d’une baisse des prix de l’essence, tandis que les coûts élevés de l’épicerie et les coûts d’intérêt hypothécaire ont contribué le plus à l’augmentation. Ces pressions sur les prix ont entraîné une augmentation des frais de logement, notamment des loyers et des dépenses liées à l’accession à la propriété.

L’inflation persistante érode le pouvoir d’achat des consommateurs et exerce une pression sur l’accessibilité au logement. Les législateurs doivent donc s’adapter à la dynamique d’une croissance soutenue des prix tout en maintenant la stabilité économique.

Foire aux questions

Bienvenue dans notre section foire aux questions (FAQ), où nous répondons aux questions les plus courantes, élaborées par nos experts hypothécaires afin de vous aider à prendre les meilleures décisions en matière de financement hypothécaire.

Qu’est-ce que l’inflation persistante?

On parle d’inflation persistante lorsque l’inflation stagne en raison du décalage des prix par rapport à l’offre et à la demande.

Comment l’inflation persistante affecte-t-elle le marché immobilier canadien en 2023?

L’inflation persistante affecte le marché immobilier, car la Banque du Canada doit continuer à augmenter les taux d’intérêt pour faire baisser l’inflation si celle-ci reste au-dessus de l’objectif de 2 %. Cela entraînera une hausse des taux hypothécaires, une augmentation de l’inabordabilité et une baisse du pouvoir d’achat.

Quand l’inflation persistante se résorbera-t-elle au Canada?

L’inflation persistante est plus difficile à contrôler et peut perdurer pendant des années. La Banque du Canada doit trouver un équilibre qui permette de continuer à réduire l’inflation sans provoquer de récession.

En conclusion

La Banque du Canada s’est engagée à gérer et à atteindre son objectif d’inflation afin d’équilibrer l’économie. Étant donné que l’inflation reste élevée, la BDC doit surveiller attentivement et ajuster son approche des augmentations de taux d’intérêt afin d’éviter de faire entrer l’économie en récession. 

Alors que le marché immobilier continue de ressentir les effets d’une inflation élevée et des hausses de taux d’intérêt, l’accessibilité financière reste le plus grand défi pour les acheteurs potentiels. Pour éviter d’être piégé par les effets d’une inflation galopante, contactez dès aujourd’hui les experts hypothécaires de nesto.

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