Prévisions relatives aux taux hypothécaires au Canada 2026-2030
Le 10 décembre 2025, la Banque du Canada a annoncé qu’elle a maintenu son taux directeur à 2,25 %. Les effets des augmentations de taux peuvent prendre jusqu’à 4 à 6 trimestres fiscaux (12 à 18 mois) avant de se faire sentir dans l’ensemble de l’économie.
De nombreux emprunteurs au Canada arrivent à leur renouvellement hypothécaire pour la première fois depuis le début de la hausse des taux d’intérêt en 2022, et la majorité d’entre eux feront face à une augmentation marquée de leurs versements hypothécaires.
Les grandes lignes
- Le taux préférentiel est actuellement de 4,45 %.
- L’inflation au Canada est actuellement à 2,4 %.
- Les taux d’intérêt devraient rester relativement stables en 2026.
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Obtenez votre tauxPourquoi les renouvellements hypothécaires en 2026 pourraient entraîner des versements plus élevés pour 33 % des emprunteurs
D’ici la fin de 2026, environ 33 % des titulaires d’un prêt hypothécaire au Canada devraient faire face à une hausse de leurs versements mensuels. Près de 75 % des personnes touchées par une augmentation détiennent une hypothèque à taux fixe sur 5 ans. Pour ceux qui renouvellent une hypothèque à taux fixe en 2026, la hausse moyenne des paiements devrait tourner autour de 20 %. Cette augmentation reflète le passage des taux exceptionnellement bas de la période pandémique aux coûts d’emprunt plus élevés d’aujourd’hui.
La situation est toutefois très différente pour les personnes ayant une hypothèque à taux variable. Celles qui détiennent une hypothèque à taux ajustable (ARM) ont déjà absorbé la majorité des hausses de taux passées et, selon les attentes actuelles pour 2026, plusieurs pourraient commencer à bénéficier d’un certain allègement de leurs paiements.
Cela dit, les titulaires d’hypothèques à taux variable (VRM) pourraient connaître des ajustements importants à leur renouvellement. Environ 10 % des personnes renouvelant une hypothèque à taux variable devraient voir leurs paiements augmenter de plus de 40 %. À l’inverse, près de 25 % pourraient constater une baisse d’au moins 7 % de leurs versements. Cet écart marqué s’explique en grande partie par les stratégies adoptées pour gérer la hausse des taux durant le cycle de resserrement. Les emprunteurs qui ont augmenté leurs versements mensuels afin de couvrir à la fois le capital et les intérêts sont généralement mieux positionnés à la renouvellement. À l’opposé, ceux dont l’hypothèque a connu une amortissement négatif risquent de faire face à des hausses beaucoup plus importantes de leurs versements.
Quelles sont les prévisions en matière de taux hypothécaire pour le Canada en 2026 (mise à jour en janvier 2026)?
Les prévisions actuelles indiquent que les taux devraient demeurer stables autour de 2,25 % pendant une bonne partie de l’année. La majorité des grandes banques canadiennes s’attendent à ce que les taux terminent l’année au même niveau qu’au début. Toutefois, deux grandes banques se démarquent, anticipant plutôt une hausse des taux, qui pourraient atteindre 2,75 %, soit une augmentation de 50 points de base.
| Banque | Janv | Mars | Avr | Juin | Juil | Sept | Oct | Déc |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| BMO | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % |
| CIBC | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % |
| Banque Nationale | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,75 % | 2,75 % |
| RBC | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % |
| Banque Scotia | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,50 % | 2,50 % | 2,75 % | 2,75 % |
| TD | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % |
Les taux d’intérêt vont-ils baisser en 2026?
Le taux directeur de la Banque du Canada a diminué de 100 points de base en 2025 (un point de base équivaut à 0,01 %). La Banque du Canada devrait envisager de nouvelles baisses uniquement si l’économie montre des signes clairs de faiblesse en 2026.
Pour l’instant, les prévisions des six grandes banques canadiennes pointent vers une stagnation des taux au cours de la prochaine année. Les premières projections suggèrent que le taux directeur restera à 2,25 % pour le reste de l’année, seules la Banque Scotia (BNS) et la Banque Nationale du Canada (BNC) anticipant une possible hausse allant jusqu’à 50 points de base d’ici la fin de 2026.
La Banque du Canada haussera-t-elle son taux directeur en 2026
La plupart des analystes de taux prévoient que les taux se stabiliseront et demeureront inchangés tout au long de 2026. Le Conseil de direction de la Banque du Canada estime que le taux directeur actuel est adéquat pour maintenir l’inflation près de la cible de 2 % tout en soutenant l’économie. Cela dit, le niveau d’incertitude demeure élevé et les perspectives pourraient évoluer en fonction des développements économiques mondiaux.
Prévisions hypothécaires des principaux économistes pour 2026
La plus récente enquête de la Banque du Canada (BdC) auprès des participants au marché, qui recueille et publie les opinions d’économistes et de stratèges du secteur financier canadien, prévoit que les baisses de taux sont terminées et que les taux devraient demeurer stables pour le reste de l’année.
Les résultats du plus récent sondage du troisième trimestre de 2025 suggèrent que le cycle de baisses de taux est désormais terminé. Les taux devraient ainsi se maintenir à 2,25 % en 2026.
| 2026 | Taux d’intérêt directeur (attentes basées sur la réponse médiane) |
|---|---|
| Janvier | 2,25 % |
| Mars | 2,25 % |
| Avril | 2,25 % |
| Juin | 2,25 % |
| Juillet | 2,25 % |
| Septembre | 2,25 % |
| T4 | 2,25 % |
Prévisions de nesto sur les taux d’intérêt pour le Canada 2026
| Taux directeur (%) | |
|---|---|
| T1 | 2,25 % |
| T2 | 2,25 % |
| T3 | 2,25 % |
| T4 | 2,25 % |
Prévisions des taux hypothécaires canadiens pour janvier 2026
Le 10 décembre, la Banque du Canada (BdC) a maintenu son taux directeur à 2,25 %, alors que l’économie montrait un élan étonnamment solide. Le taux préférentiel est lui aussi resté inchangé à 4,45 %. Selon nos prévisions, aucune nouvelle baisse n’est attendue, et les marchés obligataires attribuent maintenant une probabilité plus élevée à une hausse du taux d’ici la fin de 2026. Consultez la déclaration préliminaire à la conférence de presse suivant la décision de politique monétaire ainsi que notre analyse suivant l’annonce.
L’économie canadienne a affiché un dynamisme « surprenant » au troisième trimestre, le PIB ayant augmenté de 2,6 %, même si la demande intérieure finale est demeurée stable et que la volatilité des échanges commerciaux expliquait une bonne partie de la progression. Le marché du travail a « affiché de solides gains », faisant reculer le chômage à 6,5 %, même si les intentions d’embauche restent modestes et que les secteurs sensibles au commerce continuent de s’ajuster. L’inflation évolue « essentiellement comme prévu ». L’IPC est passé à 2,2 % en octobre, et l’inflation sous-jacente demeure autour de 2,5 %, la faiblesse persistante de l’économie devant maintenir la croissance des prix « près de la cible de 2 % ».
« Si l’inflation et l’activité économique évoluent à peu près comme dans les prévisions d’octobre, le Conseil de direction estime que le taux directeur actuel se situe autour du bon niveau pour maintenir l’inflation près de 2 % tout en aidant l’économie à traverser cette période d’ajustement structurel. Si les perspectives changent, nous sommes prêts à intervenir », a déclaré le gouverneur Tiff Macklem. Il a souligné que la priorité de la Banque est de préserver « la confiance des Canadiens envers la stabilité des prix durant cette période de bouleversements mondiaux ». En maintenant son taux directeur à 2,25 %, la Banque indique que sa politique monétaire se trouve désormais « à peu près au bon niveau », renforçant l’idée qu’un nouvel assouplissement est peu probable à moins d’un changement important dans les perspectives économiques.
Les marchés à terme sur obligations prévoient maintenant une probabilité de 88 % pour un maintien du taux et une faible probabilité de 12 % pour une baisse lors de l’annonce de la BdC du 28 janvier. D’ici l’annonce suivante, le 18 mars, les chances d’une réduction de 25 points de base (0,25 %) devraient diminuer à 12 %.
Prévisions des taux d’intérêt de la Banque du Canada pour 2026
Les attentes pour 2026 indiquent que la Banque du Canada devrait adopter une approche prudente dans ses décisions en matière de taux d’intérêt. Avec une inflation appelée à rester autour de la cible de 2 % et une croissance économique plus résiliente que prévu en 2025, la Banque devrait maintenir un taux directeur relativement stable pendant une grande partie de l’année.
Par conséquent, toute modification des taux en 2026 devrait être graduelle et mesurée, visant davantage des ajustements fins que des mesures de relance ou de resserrement d’envergure. Pour les emprunteurs hypothécaires, cela signifie que, même si les coûts d’emprunt pourraient légèrement diminuer pour certaines personnes au fil du temps, un retour aux taux d’avant la pandémie demeure peu probable.
Calendrier des changements de taux de la Banque du Canada en 2026
| Date | Annonce du taux de la BoC (%) | Taux cible |
|---|---|---|
| 28 janvier | À déterminer | À déterminer |
| 18 mars | À déterminer | À déterminer |
| 29 avril | À déterminer | À déterminer |
| 10 juin | À déterminer | À déterminer |
| 15 juillet | À déterminer | À déterminer |
| 2 septembre | À déterminer | À déterminer |
| 28 octobre | À déterminer | À déterminer |
| 9 décembre | À déterminer | À déterminer |
Calendrier des changements de taux de la Banque du Canada en 2025
| Date | Annonce du taux de la BoC (%) | Taux cible |
|---|---|---|
| 29 janvier | -0,25 | 3,00 % |
| 12 mars | -0,25 | 2,75 % |
| 16 avril | Aucun changement | 2,75 % |
| 4 juin | Aucun changement | 2,75 % |
| 30 juillet | Aucun changement | 2,75 % |
| 17 septembre | -0,25 | 2,50 % |
| 29 octobre | -0,25 | 2,25 % |
| 10 décembre | Aucun changement | 2,25 % |
Quels facteurs influencent les décisions de la Banque du Canada en matière de taux d’intérêt?
Inflation
L’inflation a augmenté de 2,4 % sur un an, en hausse par rapport à 2,2 % en novembre. Cette progression s’explique en grande partie par la pause temporaire de la taxe sur les produits et services (TPS) et de la taxe de vente harmonisée (TVH), entrée en vigueur le 14 décembre 2024, qui a entraîné des baisses mensuelles de prix pour les biens et services exonérés. Cet effet a exercé une pression à la hausse sur la croissance de l’IPC global. À l’inverse, la baisse des prix de l’essence par rapport à l’an dernier en décembre est venue tempérer la hausse.
L’inflation est le facteur le plus important qui motive les décisions de la Banque du Canada en matière de taux d’intérêt. Pour que la Banque du Canada atteigne son objectif d’inflation de 2 %, elle doit ajuster les taux d’intérêt directeurs afin de contrôler l’inflation.
Lorsque l’inflation dépasse cet objectif, la Banque du Canada augmente le taux directeur. À leur tour, les banques commerciales et les prêteurs augmentent leurs taux préférentiels, ce qui a une incidence directe sur les prêts et les hypothèques afin de décourager l’emprunt et les dépenses et de contribuer aux efforts de la BoC pour ramener l’inflation à son objectif de 2 %.
Si l’inflation était inférieure à l’objectif de 2 %, la Banque du Canada pourrait abaisser le taux directeur pour stimuler l’économie. Les prêteurs, à leur tour, diminuent leurs taux préférentiels pour encourager l’emprunt et la dépense.
Dates de publication de l’indice des prix à la consommation (IPC) en 2026
| Date | Indice des prix à la consommation (variation d’une année sur l’autre) |
|---|---|
| 19 janvier | +2,4 % |
| 26 février | À déterminer |
| 16 mars | À déterminer |
| 19 avril | À déterminer |
| 19 mai | À déterminer |
| 22 juin | À déterminer |
| 20 juillet | À déterminer |
| 17 août | À déterminer |
| 14 septembre | À déterminer |
| 19 octobre | À déterminer |
| 16 novembre | À déterminer |
| 14 décembre | À déterminer |
Emploi
Les données de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada montrent que l’emploi a peu évolué en décembre (+8 200). Le taux d’emploi, soit la proportion des personnes âgées de 15 ans et plus qui occupent un emploi, est demeuré stable à 60,9 %. Le taux de chômage a augmenté, passant de 6,5 % à 6,8 %. L’emploi a progressé de 0,3 % au Québec (+16 000), tandis qu’il a reculé de 0,5 % en Alberta (-14 000) et de 0,6 % en Saskatchewan (-4 000). Il est demeuré relativement stable dans les autres provinces.
En décembre, 1,6 million de personnes étaient au chômage. Il s’agit d’une hausse mensuelle de 4,9 %, soit 73 000 personnes. Cette augmentation du chômage vient partiellement compenser la baisse cumulative de 0,6 % observée au cours des deux mois précédents.
Les décisions de la Banque du Canada en matière de taux d’intérêt visent à soutenir des niveaux d’emploi maximaux durables tout en maintenant la croissance de la production, en gardant l’inflation prévisible et stable tout en stimulant l’économie. Pour que l’économie maintienne l’inflation à l’objectif de 2 %, elle doit conserver son niveau d’emploi maximal durable. Cela signifie que l’économie fonctionne à sa capacité de production maximale et peut se maintenir sans déclencher d’inflation.
Lorsque l’emploi tombe en dessous du niveau maximum soutenable, les gens ne trouvent pas de travail et leurs revenus et leur épargne diminuent. Ce phénomène affecte les habitudes de consommation et pousse l’inflation à la baisse, éventuellement en deçà de l’objectif de 2 %. Lorsque l’emploi est supérieur à ce niveau, les employeurs ne trouvent pas suffisamment de travailleurs pour répondre à la demande, ce qui entraîne une hausse des prix et des salaires et une augmentation de l’inflation. Il est difficile de trouver l’équilibre parfait entre l’inflation et le taux d’emploi, car tous deux sont mesurés à partir de données recueillies sur leurs performances du mois précédent, et non en temps réel.
L’économie américaine
Selon les dernières données du Bureau of Labor Statistics, l’IPC américain a augmenté de 0,3 % en décembre. L’indice du logement a augmenté de 0,4 %, tandis que l’indice de tous les articles a augmenté de 2,7 %.
Les tarifs douaniers et leur influence sur les taux d’intérêt au Canada
Les tensions commerciales et les annonces de tarifs douaniers peuvent sembler éloignées du marché hypothécaire, mais elles exercent en réalité une influence directe sur le coût de l’emprunt. Depuis le début de 2025, les États-Unis ont imposé des tarifs plus élevés sur plusieurs produits canadiens. Ces frictions commerciales entre le Canada et les États-Unis ajoutent une couche de complexité supplémentaire aux décisions monétaires et à la lutte contre l’inflation. La Banque du Canada (BdC) réagit souvent à ces pressions en maintenant son taux directeur plus élevé plus longtemps, ou en retardant les baisses prévues, afin de prévenir une nouvelle poussée des prix à la consommation.
Pourquoi les tarifs douaniers ont une incidence sur les taux hypothécaires canadiens :
- Ces tarifs font grimper les coûts des matériaux importés et des biens intermédiaires (comme les métaux, les pièces automobiles ou les machines) utilisés dans la production canadienne. Ces coûts plus élevés accentuent les pressions inflationnistes, ce qui peut rendre la Banque du Canada plus réticente à réduire son taux directeur.
- Les tarifs sur les exportations canadiennes vers les États-Unis, comme l’acier, le bois d’œuvre ou les produits manufacturés, augmentent les coûts et ralentissent la demande pour les producteurs canadiens. Cette baisse de la demande peut entraîner une diminution des investissements, une baisse des exportations et un ralentissement de la croissance économique, ce qui atténue partiellement l’effet inflationniste des tarifs à l’importation.
- L’incertitude entourant les menaces commerciales et les tarifs peut aussi accroître la prime de risque exigée par les investisseurs pour les actifs libellés en dollars canadiens. Cela a pour effet d’élargir l’écart entre les taux d’intérêt mondiaux ou américains et les rendements canadiens, menant à des taux hypothécaires à long terme plus élevés au Canada.
- Si les négociations commerciales progressent et que les tarifs sont allégés, les pressions inflationnistes pourraient diminuer, donnant ainsi à la Banque du Canada plus de marge de manœuvre pour réduire les coûts d’emprunt.
L’impact sur les hypothèques au Canada
Les pressions sur les prix liées aux tarifs douaniers peuvent se répercuter sur l’ensemble de l’économie et toucher tous les types d’emprunteurs. Lorsque les tarifs augmentent le coût des biens et des matériaux importés, ils alimentent souvent l’inflation, ce qui peut pousser la Banque du Canada à maintenir des taux d’intérêt élevés plus longtemps.
Acheteurs d’une première propriété : une inflation plus élevée peut rendre l’admissibilité à un prêt hypothécaire plus difficile, augmenter le coût total de l’emprunt et faire grimper les paiements mensuels. Les prêteurs pourraient aussi resserrer leurs critères d’admissibilité, limitant ainsi la capacité d’emprunt.
Renouvellements hypothécaires : des taux toujours élevés signifient peu de marge de manœuvre pour obtenir un allègement de taux au renouvellement. De nombreux emprunteurs quittant des taux historiquement bas risquent de voir leurs paiements mensuels augmenter sensiblement, que ce soit pour des hypothèques à taux fixe ou variable.
Refinancements : des coûts d’emprunt plus élevés peuvent réduire, voire éliminer l’avantage de consolider des dettes à taux d’intérêt plus élevé ou de puiser dans la valeur nette de leur propriété. Tant que les pressions inflationnistes liées aux tarifs douaniers ne s’atténueront pas, les propriétaires risquent de faire face à moins d’options avantageuses pour réorganiser leur hypothèque.
Prévisions des taux hypothécaires pour les acheteurs et vendeurs en 2026 (mise à jour janvier 2026)
La hausse des coûts d’emprunt a déjà pesé sur la demande des consommateurs, et les taux hypothécaires devraient demeurer relativement stables tout au long de 2026. Les rendements obligataires pourraient toutefois connaître des hausses ponctuelles, surtout si les données économiques continuent de surprendre à la hausse. Cela pourrait ralentir la vitesse à laquelle les prêteurs ajustent leurs taux hypothécaires fixes.
Les renouvellements hypothécaires continueront d’exercer une pression importante en 2026. Une part élevée des emprunteurs renouvelleront des hypothèques contractées à une époque où le taux directeur de la Banque du Canada se situait à 1 % ou moins. Pour ces ménages, les taux de renouvellement seront nettement plus élevés que ceux auxquels ils étaient habitués, ce qui augmente le risque de choc de paiement.
Cet ajustement devrait maintenir une pression soutenue sur les budgets des ménages et continuer de freiner la demande sur le marché immobilier, en particulier chez les titulaires d’hypothèques à taux fixe confrontés à des hausses marquées de leurs versements. En contrepartie, ces coûts plus élevés pourraient contribuer à modérer les perspectives d’inflation, puisque les coûts liés au logement et aux intérêts hypothécaires se reflètent dans l’IPC canadien.
Conseils pour bien choisir et économiser sur son hypothèque en 2026
En 2026, économiser sur son hypothèque ne consiste plus à tenter de deviner le moment idéal pour obtenir le taux le plus bas. Il s’agit plutôt de choisir une structure qui correspond à votre stabilité de trésorerie, à votre tolérance au risque et à vos objectifs à long terme. La durée du terme, le type de taux et la flexibilité des options de remboursement anticipé comptent autant que le taux affiché, surtout dans un contexte où l’allègement des taux devrait se faire graduellement plutôt que d’un seul coup.
1. Miser sur votre stabilité financière
En 2026, l’incertitude entourant les taux d’intérêt devrait être moins marquée que ces dernières années, sans toutefois disparaître complètement. Les décisions hypothécaires devraient donc reposer d’abord sur votre situation financière personnelle, plutôt que sur des prévisions à court terme. La stabilité des revenus, le niveau d’endettement global et l’épargne disponible demeurent des éléments clés à considérer.
Les emprunteurs disposant de revenus stables et de liquidités suffisantes peuvent être mieux placés pour envisager une hypothèque à taux variable ou ajustable, surtout si un allègement graduel des taux se matérialise avec le temps. À l’inverse, pour les personnes qui privilégient la prévisibilité ou qui disposent d’une marge budgétaire plus serrée, une hypothèque à taux fixe peut offrir une tranquillité d’esprit en stabilisant les versements et en réduisant l’exposition aux hausses imprévues.
2. Choisir un terme adapté à vos projets futurs
Le choix d’une hypothèque en 2026 devrait refléter vos projets de vie et votre trajectoire financière au cours des prochaines années, et non seulement l’évolution anticipée des taux. Les personnes qui prévoient un déménagement, un agrandissement de la famille ou l’utilisation de la valeur nette de leur propriété pourraient bénéficier d’un terme fixe plus court, qui offre une stabilité immédiate tout en préservant une certaine flexibilité au renouvellement.
D’autres, à l’aise avec une certaine variabilité des paiements et disposant d’une marge de manœuvre financière suffisante, pourraient trouver de la valeur dans des options à taux variable à mesure que les coûts d’emprunt se normalisent graduellement. L’objectif n’est pas de prédire parfaitement le marché, mais de choisir un terme et une structure qui soutiennent à la fois votre résilience financière et votre flexibilité future.
Recourir à l’hypothèque à taux fixe pour réduire le risque
Dans le contexte actuel, une stratégie à taux fixe ne se résume plus à verrouiller un taux dès les premiers signes de volatilité. Les pressions inflationnistes se sont atténuées, mais l’incertitude entourant la croissance économique demeure, et les risques mondiaux continuent de rendre les rendements obligataires imprévisibles. Comme les taux hypothécaires fixes sont étroitement liés aux rendements des obligations du gouvernement du Canada de durée équivalente, ils ont tendance à évoluer en fonction des anticipations d’inflation et de politique monétaire, plutôt que de réagir après coup.
Pour les emprunteurs qui priorisent la stabilité, les hypothèques à taux fixe offrent toujours des versements prévisibles et une protection contre les fluctuations à court terme. Cela dit, dans le contexte actuel, le choix du terme est devenu tout aussi important que le taux lui-même. Les termes fixes plus courts se sont imposés comme un outil efficace pour gérer le risque de taux tout en conservant de la flexibilité. Ils permettent d’obtenir une certitude immédiate sans s’engager trop longtemps à des conditions qui pourraient devenir moins avantageuses si les coûts d’emprunt diminuent graduellement.
Recourir à l’hypothèque à taux variable pour réduire le risque
Les hypothèques à taux variable (VRM) et à taux ajustable (ARM) peuvent représenter des options avantageuses pour les emprunteurs à l’aise avec une certaine variabilité des versements. Comme les taux variables sont liés au taux directeur de la Banque du Canada, ils évoluent en parallèle avec le taux préférentiel des prêteurs. Dans un contexte de baisse des taux, les ARM peuvent offrir des économies plus rapides, puisque les versements s’ajustent immédiatement lorsque les taux changent.
Pour les emprunteurs bien qualifiés, cet ajustement peut se traduire par un soulagement plus rapide des flux de trésorerie mensuels. Cette flexibilité est devenue particulièrement précieuse alors que plusieurs ménages continuent de composer avec des budgets plus serrés. Pour ceux qui disposent de revenus stables, d’une épargne suffisante et de la capacité d’absorber des fluctuations à court terme, une hypothèque à taux ajustable peut être un moyen efficace de profiter de futures baisses de taux tout en maintenant une stabilité financière globale.
Prévisions des taux hypothécaires pour 2027 à 2030
Même s’il est presque impossible de prédire avec précision l’évolution des taux d’intérêt, la majorité des économistes s’entendent pour dire que les taux devraient se stabiliser à mesure que l’inflation demeure sous contrôle et à l’intérieur de la fourchette cible. Les coûts d’emprunt plus élevés toucheront un nombre croissant de ménages, notamment à mesure que les emprunteurs ayant verrouillé des taux historiquement bas arrivent à échéance et renouvellent à des niveaux beaucoup plus élevés. Cette vague de renouvellements devrait continuer de peser sur les budgets des ménages et de tempérer à la fois la demande immobilière et l’inflation, puisque les coûts liés au logement et aux intérêts hypothécaires se répercutent sur l’indice des prix à la consommation (IPC).
Au-delà de 2026, le scénario le plus probable demeure celui de baisses de taux plus lentes et d’une normalisation graduelle, avec des ajustements modestes dictés par les conditions économiques, plutôt que par des mesures d’urgence comme celles observées par le passé. Cela prépare le terrain pour un environnement pluriannuel où les taux hypothécaires se rapprochent davantage de leurs moyennes historiques, rendant la planification à long terme plus importante que le moment choisi pour obtenir un taux.
Prévisions des taux d’intérêt pour 2027
| Banque | Taux directeur T1 2027 | Taux directeur T2 2027 | Taux directeur T3 2027 | Taux directeur T4 2027 |
|---|---|---|---|---|
| BMO | – | – | – | – |
| CIBC | 2,25 % | 2,50 % | 2,75 % | 2,75 % |
| Banque Nationale | – | – | – | 2,75 % |
| RBC | 2,50 % | 2,75 % | 3,00 % | 3,25 % |
| Banque Scotia | 3,00 % | 3,00 % | 3,00 % | 3,00 % |
| TD | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % | 2,25 % |
Enquête trimestrielle de la Banque du Canada auprès des participants au marché – Prévisions trimestrielles 2027
Les prévisions de la Banque du Canada s’étendent jusqu’en 2027 et donnent un aperçu de ce que nous pouvons attendre en matière de taux d’intérêt à l’avenir.
| 2027 | Taux d’intérêt directeur (attentes basées sur la réponse médiane) |
|---|---|
| T1 | 2,25 % |
| T2 | 2,25 % |
| T3 | 2,50 % |
| T4 | 2,50 % |
Prévisions de nesto sur les taux d’intérêt pour le Canada 2027-2030
| Taux directeur | |
|---|---|
| T1 2027 | 2,50 % |
| T2 2027 | 2,50 % |
| T3 2027 | 2,50 % |
| T4 2027 | 2,50 % |
| T1 2028 | 2,75 % |
| T2 2028 | 2,75 % |
| T3 2028 | 2,75 % |
| T4 2028 | 2,75 % |
| T1 2029 | 3,00 % |
| T2 2029 | 3,00 % |
| T3 2029 | 3,00 % |
| T4 2029 | 3,25 % |
| T1 2030 | 3,25 % |
| T2 2030 | 3,25 % |
| T3 2030 | 3,25 % |
| T4 2030 | 3,50 % |
Foire aux questions (FAQ) sur les prévisions des taux hypothécaires au Canada
Est-ce que les taux d’intérêt hypothécaires baisseront en 2026?
Les premières prévisions indiquent que les taux hypothécaires devraient demeurer relativement stables tout au long de 2026.
De combien les taux d’intérêt augmenteront-ils au cours des 5 prochaines années au Canada?
La majorité des prévisions suggèrent que les taux d’intérêt évolueront dans une fourchette plus normalisée, sans hausse ni baisse marquée. Cela dit, il demeure difficile d’anticiper avec précision l’évolution des taux sur un horizon de cinq ans, puisque les décisions de la Banque du Canada sont influencées par des pressions inflationnistes tant nationales qu’internationales. L’un des facteurs clés dans la lutte à long terme contre l’inflation demeure le coût de la vie, qui continuera d’augmenter à mesure que la population croît et vieillit, exerçant une pression structurelle sur l’économie.
Comment mes versements hypothécaires seront-ils touchés si je renouvelle en 2026?
Pour la majorité des emprunteurs qui renouvelleront leur hypothèque en 2026, les versements mensuels devraient être plus élevés qu’au moment de l’octroi initial. Les personnes ayant verrouillé un taux fixe en 2021 doivent s’attendre à des hausses notables. Pour les hypothèques à taux fixe, les augmentations pourraient atteindre en moyenne environ 20 %. Du côté des taux variables, les variations pourraient aller d’environ 7 % à plus de 40 %, selon qu’il s’agisse d’une hypothèque à taux ajustable (ARM) ou d’une hypothèque à taux variable à paiement fixe (VRM), et selon la façon dont le prêt a été géré durant la période de hausses de taux.
En conclusion
Les taux hypothécaires fluctueront toujours, comme ils l’ont fait depuis l’apparition des hypothèques. En fin de compte, ce n’est pas tant le taux qui compte, mais la part de votre revenu disponible consacrée au remboursement de cette dette. L’objectif devrait être de maintenir des versements prévisibles, compatibles avec votre budget et viables à long terme, en cohérence avec votre situation personnelle et vos objectifs financiers. Dans le contexte actuel, les taux devraient se stabiliser sans revenir aux creux historiques. La flexibilité, la prévisibilité et la planification à long terme importent désormais davantage que le moment choisi pour obtenir un taux.
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