De combien les prix des propriétés augmenteront-ils en 2026?
Alors que le marché immobilier continue de s’ajuster après plusieurs années de volatilité des taux, les propriétaires et les acheteurs potentiels tentent une fois de plus de deviner vers où se dirigent les prix. Après une longue période de coûts d’emprunt élevés et de budgets serrés, de plus en plus d’acheteurs attendent prudemment de voir la suite des choses. La question demeure : l’abordabilité va-t-elle s’améliorer ou verrons-nous le prix des maisons augmenter en 2026?
Bien qu’aucune prévision ne puisse prédire parfaitement ce qui se passera d’une année à l’autre, nous visons à fournir un aperçu précieux de ce que les experts prévoient pour le marché immobilier canadien au cours de l’année à venir.
Les grandes lignes
- Les prix des propriétés devraient augmenter modestement en 2026, avec des écarts importants selon les régions.
- L’offre restreinte et le nombre limité de nouvelles constructions continuent de soutenir les prix.
- Des marchés plus équilibrés émergent, mais le segment des propriétés d’entrée de gamme demeure très compétitif.
Meilleurs taux hypothécaires
0.00%3 Year Fixe
Obtenez votre taux0.00%5 Year Fixe
Obtenez votre tauxPerspectives des prix du marché immobilier canadien
L’immobilier canadien demeure sensible aux taux d’intérêt, à l’inventaire et à la croissance démographique. Dans de nombreuses régions, les marchés ont basculé de nouveau vers des conditions favorables aux vendeurs, car le nombre d’inscriptions ne parvient pas à suivre la demande sous-jacente. Bien que la croissance des prix se soit modérée, la pression à la hausse n’a pas disparu. La demande s’est avérée plus résiliente que prévu, particulièrement pour les propriétés d’entrée de gamme.
La croissance des prix a ralenti dans certaines régions par rapport aux gains rapides observés au début de la décennie, mais ce ralentissement reflète davantage des contraintes financières qu’un manque d’intérêt. Des prix plus élevés, les coûts d’emprunt et le test de résistance ont limité la capacité d’achat des ménages, réduisant ainsi le volume des ventes, surtout dans les régions les plus chères du pays.
À mesure que les attentes concernant les taux hypothécaires se stabilisent et que la confiance s’améliore, les acheteurs qui avaient reporté leur projet reviennent tranquillement sur le marché, se faisant souvent concurrence pour un bassin limité de propriétés. Cette dynamique continue d’exercer une pression sur les prix, même dans les marchés où le volume de ventes reste inférieur aux moyennes historiques. Le résultat est un marché immobilier qui ne surchauffe plus, mais qui souffre toujours d’un manque structurel d’offre.
Prévisions de prix de l’Association canadienne de l’immobilier (ACI) pour 2026 et 2027
Selon la mise à jour des prévisions du marché de la revente de l’Association canadienne de l’immobilier (ACI) pour 2026 et 2027, l’activité devrait s’intensifier en 2026. Ce regain d’énergie provient de la demande refoulée des acheteurs de première maison, qui ont été tenus à l’écart du marché au cours des quatre dernières années. Avec la baisse des taux d’intérêt, l’ACI s’attend à ce que l’accession à la propriété soit plus réalisable, même si l’abordabilité demeure un défi de taille.
À l’échelle nationale, on prévoit que le prix des propriétés augmentera de 2,8 % en 2026 pour atteindre une moyenne annuelle de 698 881 $. La Colombie-Britannique, l’Alberta, l’Ontario et la Nouvelle-Écosse devraient connaître des hausses de prix plus modestes. En revanche, la Saskatchewan, le Québec ainsi que Terre-Neuve-et-Labrador devraient enregistrer des augmentations plus marquées.
En 2027, les prix devraient grimper de 2,3 % par rapport à 2026, pour atteindre 714 991 $. La Saskatchewan et le Québec devraient connaître des gains légèrement plus importants.
Perspectives du marché immobilier canadien 2026 de RE/MAX
Selon les perspectives du marché immobilier de RE/MAX, un peu plus du tiers des marchés devraient transiter vers des conditions équilibrées en 2026. Leurs experts prédisent une hausse des ventes de 3,4 % en raison d’un net regain d’intérêt chez les acheteurs à l’automne 2025, comparativement à la première moitié de l’année. Le prix moyen national pourrait toutefois reculer de 3,7 % à mesure que les prix se modèrent grâce à un inventaire plus généreux et des conditions de marché équilibrées.
Selon un sondage Léger, 10 % des Canadiens prévoient d’acheter une propriété au cours des 12 prochains mois, et ce, même si plus de la moitié de la population estime que l’économie s’aggravera en 2026. Entre-temps, de nombreux acheteurs continuent de surveiller le marché en attendant le moment opportun.
RE/MAX s’attend à ce que les marchés régionaux réagissent de manière très différente durant l’année, selon des facteurs comme les niveaux de stocks, les prix et la demande dans chaque région.
Calgary
À Calgary, on ne prévoit aucun changement dans le volume des ventes ou dans les prix d’une année à l’autre. Un inventaire bas, des prix stables et une forte demande pour les maisons unifamiliales maintiennent le marché de cette région dans une position d’équilibre.
Edmonton
Les prévisions pour Edmonton indiquent une hausse des prix de 2 % d’une année à l’autre, alors que les ventes devraient fléchir de 2 %. Une demande soutenue, une croissance des prix et une offre limitée dictent les conditions de marché équilibrées attendues dans la région.
Hamilton-Burlington
À Hamilton, on s’attend à ce que les prix augmentent de 2 % et que les ventes progressent de 3 %. La stabilisation de la valeur des propriétés, une demande un peu plus calme et une offre de logements grandissante favorisent un marché équilibré dans ce secteur.
London
Le marché de London ne devrait voir aucun changement dans le prix des habitations par rapport à l’an dernier, malgré une hausse des ventes de 5 %. La région risque de pencher vers un marché d’acheteurs en raison de la stabilité des valeurs, d’une offre à la hausse et de la prudence des acheteurs.
Ottawa
À Ottawa, on prévoit que les prix grimperont de 3 % et les ventes de 5 %. Le regain d’activité, la croissance stable des prix et une forte demande pour les propriétés d’entrée de gamme devraient maintenir le marché dans une zone équilibrée tout au long de l’année.
Toronto
Le marché de Toronto devrait voir ses prix reculer de 3,5 %, tandis que les ventes augmenteraient de 5 % d’une année à l’autre. Le passage vers un marché d’acheteurs ou équilibré est ici influencé par l’assouplissement des prix, le ralentissement de l’activité et une hausse marquée de l’inventaire.
Vancouver
À Vancouver, on anticipe une baisse des prix de 2 % d’une année à l’autre, alors que l’activité de vente augmenterait de 4 %. Cet horizon s’explique par un inventaire élevé, des prix à la baisse et des acheteurs qui restent sur leurs gardes, créant des conditions favorables aux acheteurs ou un marché équilibré.
Winnipeg
Les perspectives pour Winnipeg prévoient une hausse des prix de 3 % et une modeste augmentation des ventes de 0,5 % d’une année à l’autre. La progression des prix, une demande active et une offre de logements en croissance devraient maintenir le marché en équilibre.
Les facteurs qui influencent le prix des propriétés au Canada
Le prix des propriétés au Canada est influencé par un amalgame de conditions économiques, de décisions politiques et de dynamiques de marché. Les taux d’intérêt, l’emploi, la croissance démographique et les mises en chantier ont tous une incidence sur la capacité d’achat des ménages. Lorsque ces éléments ne sont plus synchronisés, comme on l’a vu ces dernières années, les prix peuvent demeurer élevés, même si l’activité de vente ralentit.
1. Conditions économiques et politiques gouvernementales
Lorsque le taux de chômage est bas et que l’économie est en croissance, les gens sont plus enclins à acheter une maison, ce qui stimule la demande et les prix. Les politiques gouvernementales, comme les incitatifs fiscaux, jouent également un rôle majeur.
Par exemple, les mesures d’aide à l’achat, comme les crédits d’impôt ou le Régime d’accession à la propriété (RAP), encouragent les acheteurs de première maison à faire le saut, ce qui soutient la demande. À l’inverse, la taxe anti-flip, la réduction des seuils d’immigration et l’interdiction d’achat par des non-Canadiens (prolongée jusqu’au 1er janvier 2027) devraient freiner la demande.
2. Taux d’intérêt
Les taux d’intérêt sont au cœur du marché immobilier canadien, car ils influencent directement l’abordabilité, la qualification hypothécaire et le comportement des acheteurs. Lorsque les taux baissent, le pouvoir d’emprunt augmente et davantage de ménages réussissent à passer le test de résistance hypothécaire. Cela entraîne généralement une hausse de la demande et des prix. Des taux plus bas incitent aussi les acheteurs actuels à viser une propriété plus grande et ramènent les investisseurs sur le marché, accentuant la pression dans les régions où l’offre est limitée.
À l’inverse, des taux plus élevés réduisent le pouvoir d’achat. Cela peut diminuer considérablement le montant du prêt auquel les emprunteurs sont admissibles, écartant ainsi de nombreux ménages ou forçant d’autres à revoir leurs attentes. Des taux élevés peuvent calmer l’activité de vente et refroidir les prix, surtout dans les secteurs les plus chers. Plusieurs acheteurs préfèrent alors attendre que l’abordabilité s’améliore avant de revenir dans le marché.
3. Inventaire
La dynamique de l’offre et de la demande a un impact direct sur les prix. Si le nombre de maisons à vendre est limité, les prix risquent de grimper en raison d’une concurrence accrue, même si le volume de ventes ralentit. Quand l’offre dépasse la demande, les acheteurs ont plus de pouvoir de négociation, et les prix doivent souvent être ajustés pour répondre à leurs attentes. Cela peut freiner la croissance des prix ou entraîner de légères baisses, les vendeurs devant s’adapter à la réalité du marché.
Au Canada, l’offre de logements n’a pas augmenté assez rapidement pour réduire la pression sur les prix. L’inventaire reste serré dans plusieurs régions, ce qui aggrave les problèmes d’abordabilité. Certains propriétaires hésitent à mettre leur maison en vente, craignant que le prix de vente actuel ne dégage pas assez d’équité pour financer leur prochain achat. Cette réticence limite l’offre sur le marché de la revente et maintient des conditions de marché serrées.
4. Construction neuve
La construction neuve influence aussi les prix, mais sa capacité à améliorer l’abordabilité reste limitée. Bien que la construction se soit intensifiée, le rythme des achèvements n’est pas suffisant pour transformer l’offre de façon marquée. Ainsi, même si les mises en chantier semblent vigoureuses, le nombre de maisons terminées qui arrivent sur le marché accuse souvent un retard sur la demande. Les coûts de construction élevés, la pénurie de main-d’œuvre et le manque d’acheteurs compliquent la tâche des promoteurs, particulièrement dans les grands centres urbains.
Selon le plus récent Rapport sur l’offre de logements de la SCHL, les mises en chantier ont égalé les niveaux quasi records de la même période en 2024. Calgary, Edmonton, Montréal et Ottawa ont mené le bal grâce à la construction d’appartements locatifs. Pendant ce temps, Halifax, Toronto et Vancouver ont connu des déclins. Toronto a enregistré la baisse la plus marquée pour tous les types de logements, l’affaiblissement de la demande des investisseurs et des acheteurs ayant entraîné un ralentissement général de la construction.
5. Prix par quartier et fluctuations du marché
L’emplacement est un facteur déterminant : les maisons situées dans des quartiers prisés ou à proximité de services (écoles, commerces, transports en commun) se vendent plus cher. Ce phénomène s’explique par la théorie de la rente foncière, qui veut que les prix soient plus élevés au centre-ville et diminuent à mesure qu’on s’en éloigne.
Toutefois, ce modèle a changé durant la pandémie, alors que le télétravail a poussé plusieurs personnes à rechercher plus d’espace. Ces acheteurs ont délaissé la proximité pour des maisons plus grandes avec de vastes terrains en banlieue ou dans de petites municipalités. Ce virage a provoqué une chute relative des prix dans les grands centres urbains, tandis que les prix en banlieue et en région ont grimpé, réduisant l’écart de prix entre les secteurs.
Foire aux questions
Est-ce que le prix des maisons augmentera en 2026?
On s’attend à ce que le prix des propriétés au Canada suive une tendance à la hausse en 2026, bien que les gains risquent d’être modestes et de varier selon les régions. La demande reste soutenue par la croissance démographique et une offre de logements limitée dans certains marchés. Par conséquent, les prix devraient grimper graduellement, avec une croissance plus forte dans les marchés abordables et des gains plus lents (voire de légers déclins) dans les régions où les prix sont plus élevés.
Quels facteurs influencent le prix des propriétés au Canada?
Le prix des propriétés au Canada est influencé par une combinaison de facteurs : les taux d’intérêt, l’offre de logements, la croissance de la population et les conditions économiques globales. L’inventaire limité et l’insuffisance de nouvelles constructions continuent de soutenir les prix. Les règles de qualification hypothécaire jouent aussi un rôle majeur dans la formation de la demande et de la croissance des prix à l’échelle régionale.
Pourquoi la construction neuve influence-t-elle le prix des propriétés?
La construction neuve a un impact sur les prix, puisqu’elle détermine la rapidité avec laquelle l’offre de logements peut répondre à la demande. Au Canada, bien que l’activité de construction se soit améliorée, elle ne suffit toujours pas à suivre la croissance démographique, ce qui maintient un inventaire serré. Les coûts de construction élevés, la pénurie de main-d’œuvre et les délais de livraison des projets font en sorte que moins de maisons terminées arrivent sur le marché, limitant ainsi le choix des acheteurs et maintenant une pression à la hausse sur les prix.
En conclusion
Le marché immobilier peut être complexe et difficile à naviguer, surtout avec les nombreux hauts et bas des dernières années. Les propriétaires actuels et les futurs acheteurs devraient suivre de près les tendances du marché et les facteurs qui influencent la demande et les prix au moment d’évaluer leurs options. Les prix des habitations continueront probablement de grimper graduellement, poussés cette fois par la pénurie d’offre plutôt que par la spéculation.
Si vous êtes prêt à devenir propriétaire et que vous souhaitez éviter la cohue printanière, contactez les experts hypothécaires de nesto dès aujourd’hui pour concrétiser vos projets d’achat.
Pourquoi choisir nesto
Chez nesto, nos experts hypothécaires sans commission et certifiés dans de nombreuses provinces fournissent des conseils et un service exceptionnels qui dépassent les normes du secteur. Nos experts hypothécaires sont des employés salariés non commissionnés qui fournissent des conseils impartiaux sur les options hypothécaires adaptées à vos besoins et sont évalués en fonction de la satisfaction des clients et de la qualité de leurs conseils. nesto vise à transformer le secteur hypothécaire en fournissant des conseils honnêtes et des taux compétitifs à l’aide d’un processus entièrement numérique, transparent et fluide.
nesto a pour mission d’offrir une expérience de financement hypothécaire positive, transparente et simplifiée du début à la fin.
Contactez nos experts hypothécaires agréés et qualifiés pour trouver votre meilleur taux hypothécaire au Canada.
Prêt à vous lancer?
En quelques clics vous aurez accès à nos meilleurs taux. Ensuite, vous pourrez appliquer en ligne pour votre hypothèque en quelques minutes!