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La Banque du Canada marque une pause dans un contexte d’incertitude géopolitique

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La Banque du Canada marque une pause dans un contexte d’incertitude géopolitique

Le 18 mars 2026, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %. Cette décision confirme que le Conseil de direction considère ce niveau comme étant dans la fourchette du taux neutre nominal, soit un équilibre entre un marché du travail canadien en ralentissement et des chocs importants sur les prix mondiaux de l’énergie. En maintenant ce cap, la Banque stabilise le taux préférentiel à 4,45 %, offrant une certaine prévisibilité aux titulaires d’hypothèques à taux variable ou à taux ajustable, pendant que les décideurs évaluent la persistance des perturbations commerciales au Moyen-Orient.

Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques accrues et de fragilité économique au pays. Le Conseil de direction a opté pour une approche prudente afin de mieux mesurer les effets combinés d’un marché de l’emploi en détérioration et d’un choc externe sur les prix de l’énergie. Même si l’inflation globale demeure relativement maîtrisée, les perspectives pour les taux hypothécaires sont devenues plus difficiles à prévoir, ce qui pousse plusieurs ménages canadiens à reporter leurs projets d’achat.

Le Conseil de direction semble actuellement arbitrer entre le ralentissement des pressions inflationnistes et le risque d’une « seconde vague » de hausse des prix. Après une fin d’année 2025 marquée par un essoufflement de l’économie, le maintien du taux directeur indique que la Banque préfère attendre davantage de clarté sur l’ampleur et la durée des perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales. Pour les propriétaires au Canada, cela signifie que le taux préférentiel reste fixé à 4,45 % pour une quatrième annonce consécutive, maintenant le statu quo pour les hypothèques à taux variable ou ajustable.

Renouvellements hypothécaires dans un contexte d’endettement élevé

Le marché hypothécaire canadien traverse une période de pression structurelle importante, avec plus d’un million d’hypothèques qui doivent être renouvelées en 2026. Le passage des taux historiquement bas observés pendant la pandémie à l’environnement actuel met à l’épreuve la capacité financière de nombreux ménages, particulièrement en Ontario, où l’enjeu du renouvellement devient central.

  • Les prix des propriétés évoluent désormais de façon plus stable, dans un contexte où l’effet de richesse lié à l’immobilier s’estompe et freine la consommation. En parallèle, l’écart de richesse entre les générations tend à se resserrer.
  • L’offre et la demande sont actuellement dans une forme d’équilibre tendu. L’accessibilité s’est légèrement améliorée sur le plan théorique, mais une hausse marquée des unités neuves invendues indique que la demande peine à suivre le rythme de l’offre.
  • Les ménages canadiens affichent maintenant un ratio d’endettement d’environ 1,77 $ pour chaque dollar de revenu disponible. Ce niveau élevé augmente de façon significative le risque de choc de paiement au moment du renouvellement hypothécaire, particulièrement pour les emprunteurs qui doivent passer à un nouveau terme dans l’environnement actuel de taux.

Pertes d’emplois et hausse des prix de l’énergie : un choc économique double

L’économie canadienne est actuellement marquée par un contraste marqué entre un ralentissement interne et des pressions externes sur les prix. Statistique Canada a confirmé une détérioration préoccupante du marché du travail, avec une perte de 84 000 emplois en février. Ce recul s’explique principalement par une chute importante des emplois à temps plein, faisant grimper le taux de chômage à 6,7 %. Même si une baisse de la population active peut masquer en partie l’ampleur du ralentissement, le recul du taux de participation à des niveaux rarement observés depuis des décennies reflète une baisse notable de l’activité économique, mesurée notamment par le produit intérieur brut (PIB) du Canada.

En parallèle, le conflit au Moyen-Orient a provoqué une hausse rapide des prix du pétrole, le baril de Brent dépassant les 100 $ US. Ce choc énergétique complique la tâche de la Banque du Canada dans sa gestion de l’inflation. Malgré un ralentissement de l’IPC canadien à 1,8 % en février, attribuable en partie à des effets de base, la hausse soudaine des coûts de l’énergie pourrait rapidement faire remonter l’inflation au-dessus du seuil de 3 %. La Banque se retrouve ainsi face à un dilemme classique de type stagflationniste : soutenir une économie en recul (le PIB ayant diminué de 0,6 % au quatrième trimestre) ou maintenir une politique restrictive pour éviter une nouvelle poussée inflationniste.

« Les chocs d’offre peuvent pousser l’économie et l’inflation dans des directions opposées : ils peuvent affaiblir l’économie et faire monter l’inflation au-dessus de la cible. Dans ce contexte, il faut évaluer la persistance du choc pour déterminer s’il est préférable d’en faire abstraction ou si la Banque doit intervenir, même si l’économie intérieure est fragile. »Sharon Kozicki, sous-gouverneure de la Banque du Canada, mars 2026

Marchés financiers : une hausse de taux encore possible en 2026?

Même si le taux directeur est actuellement maintenu, les marchés financiers commencent à intégrer le risque d’un virage plus restrictif. Selon les données sur les swaps à un jour en date du 18 mars 2026, les marchés obligataires attribuent désormais une probabilité d’environ 15 % à une hausse de 25 points de base d’ici octobre 2026. Ce repositionnement marque un changement notable depuis le début de l’année, alors que les investisseurs tentent de concilier les pressions inflationnistes liées au pétrole et le ralentissement de l’économie canadienne.

Déclencheur économique (2026)Réaction de la BdCImpact sur les taux hypothécaires
Le pétrole atteint 200 $Hausse de taux (0,25 %)Hausse des taux fixes et variables d’ici la fin de 2026
Le chômage dépasse 7 %Baisse de taux (0,25 %)Baisse des taux variables; les taux fixes pourraient rester élevés
Inflation sous 3 %Maintien du statu quoStabilité des taux en 2026

Choisir entre un taux hypothécaire fixe et un taux hypothécaire variable

Pour les emprunteurs qui évaluent les taux hypothécaires actuels au Canada, le calcul entre taux fixe et taux variable, ainsi que le choix du terme, a profondément changé. Le taux fixe de 5 ans a repris sa place comme option offrant le coût d’emprunt projeté le plus avantageux, en grande partie parce que le marché obligataire intègre désormais le risque d’un environnement de taux élevés pendant plus longtemps afin de contrer l’inflation liée à l’énergie. Avec un écart qui se resserre entre les taux fixes et variables, le coût de la stabilité financière demeure relativement limité comparativement au risque de laisser son hypothèque fluctuer.

À l’inverse, le taux variable représente aujourd’hui un pari plus incertain. Alors que les marchés anticipaient auparavant des baisses de taux, le choc récent sur les prix de l’énergie a amené certains investisseurs à envisager une possible hausse du taux directeur d’ici la fin de 2026 afin de maintenir les anticipations d’inflation sous contrôle. Pour les emprunteurs qui recherchent un équilibre entre stabilité et flexibilité, l’hypothèque hybride, qui combine une portion à taux fixe et une portion à taux variable, peut offrir une protection contre les fluctuations des taux tout en permettant de bénéficier d’une éventuelle baisse.

Devrais-je opter pour un taux fixe ou variable après la pause de mars 2026?

« On ne devrait pas tenter de compenser la perte d’offre via la politique monétaire. Réduire les taux d’intérêt face à la faiblesse de l’activité économique risque d’alimenter l’inflation future si cette faiblesse est due à une baisse de la capacité de production plutôt qu’à un ralentissement cyclique de la demande. »

Tiff Macklem, gouverneur de la Banque du Canada

Option hypothécaireStratégie mars 2026Idéal pourNiveau de risque
Taux fixe de 5 ansSécuriser maintenant. Les rendements obligataires augmentent sous l’effet de l’inflation énergétique.Stabilité budgétaire dans un contexte mondial incertain.Faible
Taux variable de 5 ansAttendre et voir. Les taux sont en pause, mais un scénario de « taux élevés plus longtemps » demeure possible.Approche privilégiée par les emprunteurs qui anticipent un ralentissement vers fin 2026.Élevé
Hypothèque hybride (50/50)Équilibrer le risque. Répartir le prêt entre taux fixe et taux variable.Stratégie adaptée aux ménages qui recherchent un compromis entre stabilité et flexibilitéMoyen

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Comment l’abordabilité a évolué à travers le Canada

Comment les changements de taux de la Banque du Canada ont influencé les prix des propriétés, la qualification hypothécaire et les coûts d’intérêt

L’abordabilité du logement au Canada évolue selon trois leviers étroitement liés : les prix des propriétés, les seuils de qualification hypothécaire et le coût courant du service de la dette hypothécaire. En utilisant les prix de référence composites et les hypothèses de tarification assurable de nesto, les tableaux ci-dessous illustrent l’évolution de l’abordabilité partout au pays depuis l’an dernier. Chaque comparaison met en parallèle les données de Mars 2026 avec celles de Mars 2025, offrant une lecture cohérente de l’effet de la politique monétaire sur les bilans des ménages au fil du temps.

Abordabilité du logement : variation annuelle des prix des propriétés

Le premier facteur, qui est aussi le plus visible, demeure le prix des propriétés. Même si les indices nationaux laissent parfois croire à une stabilisation des prix, les variations d’une province à l’autre peuvent être importantes, modifiant le capital initial requis pour accéder à la propriété. Dans certaines provinces, les prix de référence ont reculé d’une année à l’autre, ce qui a mécaniquement amélioré l’abordabilité. Ailleurs, les prix sont demeurés élevés ou ont continué d’augmenter, renforçant les obstacles à l’achat. Cela dit, les ajustements de prix à eux seuls n’ont pas suffi à améliorer l’abordabilité, surtout là où les coûts de financement demeuraient contraignants.

Prix des maisons
Mars 2026
Prix des maisons
Mars 2025
Écart annuel en dollars
Canada661 300 $694 500 $33 200 $
Colombie-Britannique885 900 $938 400 $52 500 $
Alberta504 500 $520 700 $16 200 $
Saskatchewan363 800 $342 400 $-21 400 $
Manitoba379 400 $368 000 $-11 400 $
Ontario746 900 $800 600 $53 700 $
Québec547 800 $512 500 $-35 300 $
Nouveau-Brunswick330 300 $313 900 $-16 400 $
Nouvelle-Écosse423 700 $418 000 $-5 700 $
Île-du-Prince-Édouard369 100 $361 500 $-7 600 $
Terre-Neuve328 100 $304 600 $-23 500 $
Les prix de référence correspondent aux valeurs composites de l’ACI. Les comparaisons portent sur le même mois d’une année à l’autre. Les variations annuelles en dollars représentent des changements nominaux.

Abordabilité hypothécaire : revenu requis pour se qualifier pour la même propriété

Les prix des propriétés ne constituent qu’une partie de l’équation. L’abordabilité hypothécaire dépend aussi du revenu requis pour se qualifier, des taux d’intérêt en vigueur et des critères de souscription des prêteurs. Le tableau ci-dessous montre comment le revenu des ménages nécessaire pour être admissible à la même propriété de référence a évolué d’une année à l’autre, selon un cadre de qualification constant. Dans plusieurs provinces, le revenu requis n’a pas évolué au même rythme que les prix des propriétés, les coûts d’emprunt venant neutraliser les baisses de prix. Cette divergence explique pourquoi l’abordabilité peut sembler s’améliorer en théorie, alors que l’accès au crédit hypothécaire demeure limité en pratique.

Revenu requis pour l’admissibilité
Mars 2026
Revenu requis pour l’admissibilité
Mars 2025
Écart annuel en dollars
Canada123 120 $124 085 $965 $
Colombie-Britannique147 763 $149 056 $1 293 $
Alberta90 905 $91 642 $737 $
Saskatchewan72 195 $72 726 $531 $
Manitoba75 645 $76 198 $554 $
Ontario143 638 $144 728 $1 090 $
Québec98 444 $99 243 $800 $
Nouveau-Brunswick67 947 $68 429 $482 $
Nouvelle-Écosse86 508 $87 127 $618 $
Île-du-Prince-Édouard75 662 $76 201 $539 $
Terre-Neuve63 225 $63 704 $479 $
Les revenus de qualification présentés s’appliquent à l’ensemble des achats de propriétés et des refinancements hypothécaires. Ils sont calculés à partir de paiements soumis au test de résistance, selon le taux admissible minimal (TAM), soit le plus élevé entre 5,25 % (taux de référence) ou le taux contractuel majoré de 2 %. Les revenus requis sont calculés en supposant une mise de fonds de 20 %, un ratio prêt-valeur de 80 %, la tarification assurable de nesto, un amortissement brut de la dette (ABD) de 39 % et une période d’amortissement de 25 ans. Les calculs excluent les primes d’assurance prêt hypothécaire et supposent des critères de souscription constants d’une période à l’autre. Les montants indiqués représentent des seuils de qualification, et non des recommandations en matière d’abordabilité.

Abordabilité de l’accession à la propriété : évolution des coûts d’intérêt

Les pressions sur l’abordabilité ne s’arrêtent pas à l’approbation du prêt. Les ménages doivent ensuite assumer le coût courant du service de la dette hypothécaire. La dernière comparaison isole la portion des intérêts des versements afin de montrer comment le coût de détention d’une propriété a évolué d’une année à l’autre. Dans la majorité des provinces, les coûts d’intérêt ont évolué en fonction des taux d’intérêt. Malgré certains ajustements, les coûts de financement demeurent nettement plus élevés qu’avant le cycle de resserrement, ce qui influence les options de renouvellement ou de refinancement et limite l’allègement des paiements à court terme pour plusieurs propriétaires.

Coûts d’intérêt
Mars 2026
Coûts d’intérêt
Mars 2025
Écart annuel en dollars
Canada96 968 $103 161 $-5 525 $
Colombie-Britannique129 902 $139 389 $-6 708 $
Alberta73 976 $77 345 $-4 567 $
Saskatchewan53 345 $50 860 $-3 370 $
Manitoba55 632 $54 663 $-3 669 $
Ontario109 520 $118 921 $-6 024 $
Québec80 325 $76 126 $-5 953 $
Nouveau-Brunswick48 433 $46 627 $-2 642 $
Nouvelle-Écosse62 128 $62 090 $-4 062 $
Île-du-Prince-Édouard54 122 $53 697 $-2 451 $
Terre-Neuve48 110 $45 245 $-1 680 $
Les coûts d’intérêt représentent la portion annualisée des intérêts des versements hypothécaires pour un ratio prêt-valeur de 80 %, selon un prêt assurable basé sur les prix de référence composites. Les calculs excluent le remboursement du capital, les taxes foncières, les services publics, les assurances et l’entretien. Les données illustrent la pression liée au financement, et non le coût total de la propriété.

Pourquoi ces mesures d’abordabilité sont importantes pour la politique monétaire

Pris ensemble, ces trois indicateurs expliquent pourquoi l’abordabilité a évolué de façon inégale au cours des 12 derniers mois. Les prix des propriétés ont fluctué différemment selon les régions, la qualification hypothécaire est demeurée très sensible aux taux d’intérêt et les coûts de détention sont restés élevés dans une grande partie du pays. Ces dynamiques confirment que la politique monétaire influence l’abordabilité principalement par les conditions de financement, plutôt que par une simple correction des prix. Elles appuient également une approche prudente et fondée sur les données dans l’orientation de la politique monétaire au fil du temps.


*À des fins illustratives seulement. Comparaisons effectuées à partir du taux fixe assurable le plus bas sur 5 ans de nesto, avec une mise de fonds de 20 % et une période d’amortissement de 25 ans, en utilisant les prix composites moyens au Canada publiés par l’ACI. D’autres modalités s’appliquent. Les taux peuvent changer sans préavis.

Accessibilité immobilière et pression hypothécaire

Le marché immobilier canadien connaît actuellement sa plus longue période d’amélioration de l’accessibilité jamais observée. La croissance des revenus, la stabilisation des taux hypothécaires et le ralentissement des prix des propriétés ont permis de ramener les paiements hypothécaires, en proportion du revenu, à leur niveau le plus favorable depuis quatre ans. Cette amélioration demeure toutefois fragile, notamment en raison du ratio d’endettement des ménages, qui atteint 1,77 $ pour chaque dollar de revenu disponible, ce qui limite la capacité d’emprunt et freine la demande.

Le test de résistance hypothécaire (règles du BSIF) et les limites de ratio prêt-revenu ont contribué à contenir les risques pour les prêteurs, mais ils rendent aussi la préapprobation hypothécaire essentielle pour les acheteurs qui souhaitent bien se positionner sur le marché. Devenir propriétaire continue d’offrir une valeur à long terme, mais la hausse du coût de la vie, notamment les paiements automobiles et les dépenses courantes, réduit la marge disponible pour le service de la dette. Dans ce contexte, les acheteurs doivent adopter une approche stratégique. Le ralentissement actuel des ventes pourrait représenter une fenêtre d’opportunité, avant qu’un retour de la certitude commerciale liée à l’ACEUM ou une stabilisation des prix de l’énergie ne relance la concurrence sur le marché, possiblement dès la fin du printemps.

En conclusion

Le maintien du taux directeur par la Banque du Canada offre un certain répit, mais confirme aussi que l’économie traverse une période d’incertitude marquée. Entre un marché du travail en ralentissement et des coûts de l’énergie en hausse, la trajectoire des taux d’intérêt devient plus difficile à anticiper. Dans ce contexte, prendre une décision hypothécaire demande une approche réfléchie, qui équilibre l’accessibilité à court terme et les objectifs financiers à long terme.

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