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Impact des tarifs douaniers sur les taux hypothécaires canadiens

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Le bras de fer tarifaire entre le Canada et les États-Unis, qui a dominé l’actualité pendant plus d’un an, a dépassé le stade des négociations. Le 20 juillet 2026, l’administration américaine a signé trois proclamations invoquant l’article 338 du Tariff Act de 1930, une disposition jamais utilisée depuis son adoption, pour menacer d’imposer un tarif supplémentaire de 50 % sur les automobiles, l’alcool et les produits laitiers canadiens, ainsi que sur des produits comme l’équipement de hockey et le ciment. Le tarif devait entrer en vigueur le 19 août, mais il a été suspendu pendant trois jours pendant que les deux gouvernements travaillaient à une entente. Les pourparlers ont échoué tard en soirée le 21 août, et le tarif est entré en vigueur le lendemain. Ces mesures n’ont aucune date d’expiration annoncée et demeurent en vigueur à moins que l’administration américaine ne change de cap. L’énergie, la potasse et les minéraux critiques en sont exclus.


Les grandes lignes

  • Les tarifs de l’article 338 sont entrés en vigueur le 22 août 2026, et les tarifs de rétorsion canadiens visant 27,6 milliards $ de produits américains entrent en vigueur le 8 septembre.
  • Les tarifs douaniers touchent votre taux hypothécaire par trois canaux : l’inflation et le taux directeur de la Banque du Canada, le rendement des obligations qui établit les taux fixes, et la prime de risque qu’ajoutent les prêteurs.
  • L’économie canadienne a progressé de 3,3 % en rythme annualisé au deuxième trimestre de 2026, sa cadence la plus rapide depuis le début de 2023, ce qui complique les arguments en faveur d’une baisse de taux.

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Le Canada a riposté avec des tarifs de rétorsion dollar pour dollar visant 27,6 milliards $ de produits américains, en vigueur le 8 septembre 2026, après être passé d’une position générale à une liste plus ciblée, retirant les produits de la mer à la suite des commentaires de l’industrie. Le plus important élément de cette riposte est le relèvement des tarifs existants sur l’acier et l’aluminium, qui passent de 25 % à 50 %. Parallèlement à cette liste, le gouvernement fédéral a annoncé un programme de soutien de 7,5 milliards $ destiné aux entreprises et aux travailleurs touchés. Les économistes de RBC estiment que les tarifs touchent environ 5 % des exportations canadiennes vers les États-Unis, ce qui représente près de 0,4 % du PIB et de l’emploi à l’échelle nationale, concentrés dans une poignée de secteurs fortement exportateurs.

Par ailleurs, et sur un horizon plus long, le Canada, les États-Unis et le Mexique ont complété le 1er juillet 2026 la révision conjointe obligatoire de six ans de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). L’accord demeure en vigueur jusqu’au 1er juillet 2036, avec des révisions annuelles, si bien que le différend tarifaire actuel se situe en dehors de l’ACEUM plutôt que de le remplacer. Compte tenu de la rapidité avec laquelle la situation a évolué au cours du dernier mois, considérez tout montant ou pourcentage précis présenté ici comme un instantané et vérifiez les dernières nouvelles avant de prendre une décision sur cette base.

Comment les tarifs douaniers atteignent réellement votre taux hypothécaire

Les tarifs douaniers n’établissent pas directement les taux hypothécaires. Ils agissent par trois canaux distincts, et la direction de leur effet dépend du canal qui domine à un moment donné.

Le premier canal est l’inflation. Les tarifs douaniers font grimper le coût des produits importés et des biens exposés aux tarifs, et les entreprises refilent souvent une partie de ce coût aux consommateurs. Une hausse de l’inflation donne à la Banque du Canada une raison de maintenir, ou d’augmenter, son taux directeur afin de ramener la croissance des prix près de sa cible de 2 %, ce qui se répercute directement sur les taux hypothécaires variables, les marges de crédit hypothécaires et les marges de crédit par l’entremise du taux préférentiel.

Le deuxième canal est le rendement des obligations. Les taux hypothécaires fixes au Canada sont établis en fonction du rendement des obligations du gouvernement du Canada, et non du taux directeur. L’incertitude commerciale, les données de croissance et la demande mondiale pour les titres de dette gouvernementale font donc bouger les taux fixes, souvent bien avant que la Banque du Canada ne se prononce.

Le troisième canal est la prime de risque des prêteurs. Même lorsque les rendements reculent, les prêteurs ne répercutent pas toujours la totalité du mouvement sur les emprunteurs. En période d’incertitude, ils ont plutôt tendance à élargir leur propre marge, afin de se protéger si la situation se détériore avant le remboursement ou le renouvellement du prêt. Ces trois canaux bougent tous en même temps en ce moment, ce qui explique en partie pourquoi la couverture des taux du dernier mois a semblé plus difficile à suivre qu’à l’habitude.

Où en est la Banque du Canada

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % le 15 juillet 2026, un sixième maintien consécutif, laissant le taux préférentiel à 4,45 %. Sa prochaine décision est prévue le 2 septembre 2026.

Le portrait de la croissance s’est nettement raffermi cette semaine à l’approche de cette décision. Statistique Canada a annoncé le 28 août que le PIB réel a progressé de 3,3 % en rythme annualisé au deuxième trimestre, sa cadence la plus rapide depuis le début de 2023 et un résultat supérieur à la prévision de 2,5 % de la Banque elle-même, porté par un rebond des exportations automobiles et par la plus forte croissance des investissements des entreprises en deux ans. L’agence a aussi révisé à la hausse son chiffre du premier trimestre, à +0,3 % plutôt que le -0,1 % initialement publié, ce qui signifie que la récession technique évoquée par certains économistes plus tôt cette année n’a jamais eu lieu.

Une économie plus vigoureuse militerait normalement en faveur d’une hausse de taux, et les attentes des marchés reflètent cette tension. La probabilité d’un maintien le 2 septembre est demeurée près de 99 % pendant la majeure partie du mois d’août, mais celle d’une hausse d’ici décembre a oscillé entre environ 50 % et 59 % selon la journée et la source. La plupart des économistes bancaires s’attendent toujours à ce que la Banque maintienne son taux pour le reste de 2026 et jusqu’en 2027, estimant qu’elle voudra voir comment le bras de fer tarifaire et la riposte à venir affectent réellement la croissance avant de bouger dans un sens ou dans l’autre.

La Réserve fédérale américaine compose avec une tension semblable. Le président de la Fed, Kevin Warsh, a affirmé lors de son premier discours à Jackson Hole, le 28 août, qu’il demeure préoccupé par le fait que les tendances sous-jacentes de l’inflation ne se sont pas améliorées de façon significative, et il n’a pas écarté une hausse lors de la réunion de la Fed des 15 et 16 septembre. Les probabilités de hausse en septembre implicites dans les marchés ont grimpé sensiblement après le discours. Warsh a aussi refusé de donner aux marchés une fonction de réaction claire, ce qui, selon les économistes, a lui-même ajouté à la volatilité obligataire que suivent de près les taux fixes canadiens.

Pourquoi le rendement des obligations bouge pour plus que les tarifs

Les taux hypothécaires fixes canadiens sont établis en fonction du rendement des obligations du gouvernement du Canada, et ce rendement ne bouge pas de façon isolée. Selon Desjardins, environ 70 % à 80 % des mouvements du rendement des obligations américaines se répercutent habituellement sur le rendement canadien, sauf en présence d’un facteur proprement canadien au cours d’une semaine donnée. Ce seul chiffre explique pourquoi une nouvelle sur le déficit fédéral américain peut faire bouger un taux hypothécaire canadien presque autant qu’une annonce de la Banque du Canada.

Sous les manchettes tarifaires, une histoire plus vaste et plus lente pousse les rendements mondiaux à la hausse. La dette fédérale américaine totale a franchi les 40 000 milliards $, et le rendement des obligations gouvernementales japonaises a récemment atteint son plus haut niveau en environ 30 ans, ce qui les rend plus attrayantes pour les assureurs et les fonds de pension japonais, historiquement des acheteurs importants et peu sensibles au prix des obligations américaines. À mesure que cette demande se rapproche du marché intérieur japonais, les investisseurs mondiaux exigent un rendement plus élevé pour détenir des titres de dette gouvernementale à long terme, y compris américains, qui doivent aussi concurrencer une vague d’emprunts des grandes entreprises technologiques finançant des centres de données en intelligence artificielle.

Le 19 août 2026, le Trésor américain a doublé son programme de rachat d’obligations à long terme, le portant à au moins 4 milliards $ par opération, ciblant des obligations de 10 à 30 ans jusqu’au début novembre. Les rendements ont reculé immédiatement, puis sont revenus à peu près à leur niveau initial en moins de 24 heures, une bonne illustration du caractère structurel, plutôt que temporaire, de la pression sur les rendements à long terme. Le rendement des obligations américaines de 30 ans se situe maintenant près de son plus haut niveau depuis 2007. Le rendement des obligations canadiennes de 5 ans, la référence derrière la plupart des taux fixes, a évolué de façon irrégulière tout au long du mois d’août, reculant une semaine sous l’effet des craintes de croissance liées au choc commercial, puis remontant la semaine suivante. Ces chiffres changent quotidiennement et devraient toujours être vérifiés auprès d’une source à jour avant de servir à une décision de financement hypothécaire.

Pourquoi les prêteurs ne suivent pas toujours la référence

Une baisse du rendement des obligations ne garantit pas une baisse du taux fixe, et une baisse de taux de la Banque du Canada ne garantit pas que les prêteurs n’augmenteront pas leurs primes sur les taux variables. Les prêteurs intègrent leur propre prime de risque par-dessus le rendement ou le taux directeur sous-jacent, et cette prime s’élargit ou se resserre selon leur degré de confiance envers la période à venir.

Il existe déjà un exemple concret ce mois-ci. À la suite d’une lecture de l’inflation plus élevée que prévu à la mi-août, une douzaine de prêteurs nationaux ont haussé leurs taux fixes de 5 à 20 points de base sur les termes de 3, 4 et 5 ans dans les jours qui ont suivi, même si tous les prêteurs n’ont pas emboîté le pas et que quelques-uns ont réduit leurs taux sur certains termes. C’est une véritable illustration du fait que la tarification des prêteurs réagit aux données d’inflation et aux mouvements du marché obligataire presque en temps réel, et pas uniquement aux manchettes commerciales.

Cette dynamique n’a rien de nouveau. Lorsque le prix du pétrole s’est effondré en 2014, le rendement des obligations du gouvernement du Canada a chuté fortement, mais les taux hypothécaires n’ont pas baissé dans la même mesure. Les prêteurs avaient alors élargi leur prime de risque devant l’incertitude entourant le choc. Le même scénario s’est répété en 2015, quand la Banque du Canada a réduit son taux directeur à deux reprises pour soutenir l’économie, mais les prêteurs n’ont répercuté qu’une partie de cette baisse aux détenteurs de prêts à taux variable et à taux ajustable. Si vous détenez une hypothèque à taux variable, surveillez l’écart entre le taux préférentiel et le rabais que votre prêteur offre réellement, et pas seulement le taux directeur.

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Quelles provinces et quels secteurs portent le plus de risque

L’article 338 ne s’applique pas comme un taux uniforme à l’échelle du pays. Des travaux de la New North America Initiative de l’Université de Calgary ont établi que le mécanisme peut cibler des provinces individuellement plutôt que de s’appliquer à tout le pays. Jusqu’à maintenant, l’Ontario et le Québec, avec leur concentration dans la fabrication automobile et les produits laitiers, ont subi l’exposition la plus directe, tandis que l’Alberta et la Saskatchewan sont demeurées largement épargnées puisque l’énergie se situe entièrement en dehors de la liste tarifaire.

Le secteur automobile illustre bien les enjeux. RBC estime qu’environ 120 000 emplois canadiens, soit près de 0,7 % de l’emploi et du PIB à l’échelle nationale, sont liés à la production de véhicules et de pièces, et souligne que des tarifs automobiles plus larges frapperaient en fait plus durement les exportateurs américains que les canadiens, tant les chaînes d’approvisionnement de pièces des deux pays sont intégrées. Trump a par ailleurs menacé de doubler le tarif automobile actuel de 25 % pour le porter à 50 % à compter du 1er janvier 2027, une menace rapportée qui n’a pas encore été confirmée par un avis officiel.

Pour donner une idée de ce à quoi ressemblerait une rupture beaucoup plus large de la relation commerciale, Oxford Economics a comparé, dans une modélisation commandée par le Canadian American Business Council, un effondrement complet de l’ACEUM à une renégociation réussie. Dans le scénario d’effondrement, la firme estime environ 102 000 emplois canadiens de moins d’ici 2027; dans un scénario de renégociation réussie, environ 98 000 emplois canadiens de plus sur la même période. L’écart entre ces deux trajectoires équivaut à environ 846 $ par année par ménage canadien, et à un écart de PIB d’environ 523 milliards $ pour le Canada de 2026 à 2035. Les provinces les plus touchées dans ce scénario sont l’Ontario, le Québec, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick, avec des répercussions concentrées dans l’automobile, les métaux, la machinerie, l’électronique ainsi que le bois et le papier. Il s’agit d’un scénario hypothétique et plus sévère que le différend actuel de l’article 338, et non d’une prévision de ce qui s’est déjà produit; les deux ne doivent pas être confondus.

Ce que cela pourrait coûter aux ménages canadiens

Lorsqu’un tarif douanier fait grimper le coût d’un produit importé, une entreprise dispose généralement de trois options. Elle absorbe le coût, ce qui réduit sa propre marge. Elle renégocie avec ses fournisseurs pour ramener le coût rendu à un niveau plus bas. Ou elle refile une partie ou la totalité de la hausse au consommateur, à la caisse. La plupart des entreprises combinent les trois, et l’option qui domine dépend de leur pouvoir de fixation des prix et de la facilité avec laquelle un client peut se tourner vers autre chose.

Il existe déjà un exemple clair et précis de cette répercussion. Statistique Canada a rapporté une hausse du prix des tomates de 45 % sur un an en mai 2026, attribuable en partie à la réduction des superficies plantées au Mexique à la suite de tarifs américains antérieurs. Voilà une illustration concrète de la façon dont un tarif visant les produits d’un pays peut tout de même faire bouger les prix pour un consommateur canadien.

Les prix à la consommation et les taux hypothécaires sont liés, mais ils ne racontent pas la même histoire. Une inflation plus élevée attribuable aux tarifs peut pousser la Banque du Canada à maintenir ou à augmenter son taux directeur, ce qui touche directement les taux variables et ajustables. Les taux fixes répondent à un tout autre ensemble de pressions du marché obligataire, qui n’ont pas grand-chose à voir avec le prix de l’épicerie ou du bois d’œuvre. Une variation des prix à la consommation ne signifie pas automatiquement une variation de votre taux hypothécaire, et les deux méritent d’être suivis séparément.

Ce que les propriétaires et les acheteurs devraient faire maintenant

Plutôt que d’essayer de synchroniser vos décisions avec la prochaine manchette tarifaire ou la prochaine annonce commerciale, il est plus utile de bâtir une stratégie hypothécaire qui tient la route peu importe la suite des choses. Si vous habitez ou travaillez dans une région ou un secteur plus exposé, il vaut la peine de surveiller l’emploi local en parallèle de votre taux hypothécaire au moment de planifier un achat ou un renouvellement.

Un taux fixe vous procure une certitude pour tout votre terme, peu importe l’évolution du différend commercial ou du marché obligataire par la suite, ce qui convient à quiconque souhaite un versement mensuel stable pendant que la situation se règle. Un taux variable suit directement le taux directeur de la Banque du Canada, exceptionnellement stable depuis six décisions consécutives, mais il demeure exposé à ce que la Banque décidera le 2 septembre et par la suite. Une préqualification vous donne un portrait actuel des deux options, en fonction du niveau réel des taux aujourd’hui plutôt que d’un chiffre tiré d’un article ou d’un reportage plus ancien, ce qui vous permet de comparer une structure fixe et une structure variable selon votre tolérance aux variations de versement et votre échéancier de renouvellement.

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Foire aux questions (FAQ) sur l’impact des tarifs douaniers sur votre taux hypothécaire

Les tarifs douaniers entre le Canada et les États-Unis sont-ils vraiment entrés en vigueur?

Oui, le tarif de 50 % prévu par l’article 338 sur les automobiles, l’alcool, les produits laitiers et plusieurs autres produits canadiens est entré en vigueur le 22 août 2026, après l’échec des pourparlers entre les deux pays, et aucune date d’expiration n’a été annoncée.

Quand la riposte du Canada contre les États-Unis commence-t-elle?

Les tarifs de rétorsion canadiens visant 27,6 milliards $ de produits américains entrent en vigueur le 8 septembre 2026. La liste a été resserrée par rapport à la position initiale dollar pour dollar, et les produits de la mer en ont été retirés à la suite des commentaires de l’industrie.

La Banque du Canada baissera-t-elle ses taux à cause des tarifs douaniers?

La Banque du Canada ne baissera pas nécessairement ses taux en raison des tarifs douaniers. La Banque a maintenu son taux directeur à 2,25 % pendant six décisions consécutives et met en balance un solide rapport sur le PIB du deuxième trimestre et le risque que les tarifs ralentissent la croissance plus tard dans l’année. La plupart des économistes bancaires prévoient un maintien lors de la décision du 2 septembre et pour le reste de 2026.

Pourquoi mon taux hypothécaire a-t-il augmenté alors que le rendement des obligations a baissé?

Les prêteurs ajoutent leur propre prime de risque par-dessus le rendement obligataire ou le taux directeur sous-jacent, et cette prime peut s’élargir en période d’incertitude même lorsque la référence elle-même recule. Plusieurs prêteurs ont haussé leurs taux fixes de 5 à 20 points de base à la mi-août après une lecture de l’inflation plus élevée que prévu, même si les rendements avaient reculé plus tôt dans le mois.

Quelles provinces sont les plus touchées par les tarifs douaniers?

L’Ontario et le Québec ont subi l’exposition la plus directe jusqu’à maintenant, compte tenu de leur concentration dans la fabrication automobile et les produits laitiers. L’Alberta et la Saskatchewan sont demeurées largement épargnées puisque les exportations d’énergie se situent en dehors de la liste tarifaire de l’article 338.

Combien les tarifs douaniers pourraient-ils coûter au ménage canadien moyen?

Les estimations varient beaucoup selon la portée retenue. Oxford Economics, en modélisant un effondrement complet et hypothétique de la relation ACEUM par rapport à une renégociation réussie, situe l’écart à environ 846 $ par année par ménage canadien. Ce chiffre est nettement plus précis et plus modéré que les données sur les pertes d’emplois parfois citées seules.

Devrais-je choisir une hypothèque à taux fixe ou à taux variable en ce moment?

Votre choix entre une hypothèque à taux fixe et une hypothèque à taux variable dépend de votre tolérance aux variations de vos versements mensuels. Un taux fixe vous protège de la volatilité obligataire pour tout votre terme, tandis qu’un taux variable suit le taux directeur de la Banque du Canada, stable depuis six décisions consécutives, mais exposé à ce que la Banque décidera en septembre et par la suite. Un expert hypothécaire peut vous aider à évaluer les deux scénarios en fonction de votre échéancier de renouvellement ou d’achat.

En conclusion

Le bras de fer tarifaire entre le Canada et les États-Unis est passé d’une hypothèse à un différend commercial bien réel, chiffré dollar pour dollar, et il continuera d’évoluer au cours des prochains mois. Aucune manchette à elle seule, qu’elle porte sur un tarif douanier, une décision de la Banque du Canada ou un mouvement du marché obligataire, ne devrait dicter votre stratégie hypothécaire. Un expert hypothécaire de nesto peut passer en revue vos options à taux fixe et à taux variable et vous aider à bâtir un plan qui tient la route peu importe la suite des choses.


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À propos des contributeurs

Rédigé par

Samson Solomon

Expert en contenu hypothécaire

Samson est expert en contenu hypothécaire chez nesto, fort de plus de 25 ans d’expérience dans les services bancaires aux…